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    Trop tard, vous êtes le     

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Le Directeur des Ressources Humaines nous fait la liste des points que nous devons aborder aujourd’hui : la position sur les circuits ; l’organisation d’un tour 3X8 ; la grille de rémunération de l’agent routier de surveillance (ARS) ; le projet de FO. Pour une bonne organisation, le DRH propose de commencer par la présentation de FO.

  1. Proposition d’organisation des patrouilles sur le réseau

FO parle de rondes de sécurité plutôt que de rondes de patrouilles dans la mesure où il s’agit d’effectuer des passages sur le réseau pour se mettre en conformité avec la jurisprudence. Le DRH y voit une question de sens et demande une définition claire de la notion de sécurité. En effet, nous sommes là pour définir des missions, les rémunérer correctement et donner un statut à la catégorie de personnel qui les effectue.

Le projet de FO prévoit un lien entre les patrouilles et les astreintes. Le DRH veut savoir pourquoi. C’est pour qu’il n’y ait pas de perte de salaire pour les gens qui sont d’astreinte aujourd’hui.

Pour la Direction il y a un point qui est clair : pas de patrouilles quand le mode dégradé est déclanché. La CFTC souligne que ça pose un problème en cas de dégradé partiel. Le Directeur Technique et Viabilité répond qu’il entend « pas de patrouille » au sens de « patrouille normale », c’est-à-dire qu’on supprime le patrouilleur au sens de la patrouille… [C’est clair, non ?].

Il précise par ailleurs, que du point de vue de la jurisprudence, les passages doivent être effectués dans un intervalle de 4 à 5 heures (plutôt que 10 heures).

Le DRH rappelle qu’il souhaite qu’on soit précis dans la définition du statut.

  1. Circuits et organisation d’un tour

Le DTV explique que les circuits de patrouilles correspondront à ceux des centres sauf en ce qui concerne le Crozet (la Direction retient sur ce point la proposition des OS).

Il expose ensuite la réalisation du projet à partir des hypothèses de travail :

  • 12 agents routiers volontaires sur 30 ;

  • Deux cycles de patrouilles : 1) 8 ARS effectuant un week-end en journée (un par mois) et deux nuits en semaine (une semaine par mois) ; 2) 4 ARS effectuant un week-end (vendredi, samedi, dimanche) de nuit (un week-end par mois).

Le DTV nous présente alors un tableau rempli de carrés en couleur (qui peut rappeler l’univers de Mondrian, dans la couleur du moins). Ça en met plein la vue, mais dès qu’il explique le code couleur, ça coince. En effet, le carré vert correspond à un P1 suivi d’une patrouille de nuit !

eek souligne le non respect du temps de repos entre deux postes qui doit être de 11 heures. Le DRH joue sur la notion de sécurité : dans notre corps de règles, le temps de repos entre deux vacations pour les missions de sécurité peut être ramené à 9 heures ! Les OS soulignent qu’il ne s’agit pas là de situation exceptionnelle mais d’un travail programmé. Pour le DRH, ça se discute.

eek rappelle l’existence d’un tour patrouilleur sur APRR qui respecte les temps de repos entre deux postes.

Le DTV affirme qu’il y a bien une différence entre son premier projet et celui-ci. Il nous présente aujourd’hui une version améliorée à partir du critère de volontariat [il s’agit surtout d’une amélioration sur la forme, haute en couleurs. Par contre au niveau du contenu…]. La question du rythme biologique ne semble pas un problème pour lui.

 


Le DRH retient l’idée qu’il faut deux jours de repos après trois nuits [comme s’il n’avait pu en prendre conscience lui-même : les agents routiers sont des surhommes qui peuvent récupérer sans jour de repos !].

Le système prévoit que des gens susceptibles de monter des astreintes puissent être amenés à faire des patrouilles la nuit en semaine (pour arrondir les fins de mois) [traduction : le salaire de base des agents routiers est insuffisant].

Pour la Direction, le tour est complètement régulier, tout va bien [exemple : trois nuits un repos et trois matins, mais ce n’est pas toutes les semaines alors tout va bien !].

Une question se pose toutefois : que reste-t-il de la proposition du tour 3X8 présenté par la FAT, lors de la dernière réunion ? Pour le DTV, il est hors de question de créer un métier à part et donc hors de question de mettre en place un tour 3X8. Les patrouilles ne constituent pas un poste spécialisé, il s’agit d’une mission de surveillance ajoutée aux agents routiers. Pour le DRH, la Direction est restée fidèle à sa position [et la dernière réunion a été une séance de bavardage, un lieu d’expression sans enjeu : « expliquez-nous vos propositions, nous ferons semblant d’en tenir compte »]. Cerise sur le gâteau : on ose nous affirmer que les contraintes d’un tour à 5 sont supérieures à celles du projet de la Direction ! [pour qui ?]

Le DRH explique l’idée des 3X8 à retenir : celle d’un tour avec des contraintes qui n’aillent pas au-delà des contraintes de l’astreinte. L’ARS reste d’abord et avant tout un agent routier, avec des missions particulières, avec une grille spéciale, mais basée sur la grille des agents routiers. La solution des OS conduit à une autre logique qui n’est pas celle de la Direction. En effet, la logique de la Direction s’appuie sur une majorité de postes d’agent routier avec quelques postes de patrouilles et n’envisage quasiment pas d’embauche.

eek demande ce qu’on fait des péagers qui font des demandes ? Le DTV répond sèchement que ce n’est pas le sujet. Le DRH répond quand même : sur les postes d’ARS, la priorité est donnée aux agents routiers. Quand il y a des vacances de postes, les péagers sont prioritaires. Selon lui, on a régulièrement besoin de trouver des agents routiers. Il ne faut pas parler des choses de manière trop générale. Le DTV ajoute que les péagers venant en viabilité seront d’abord formés en tant qu’agents routiers avant d’être formés en tant qu’ARS.

  1. Positionnement du poste et rémunération

Le DRH exclut toute forfaitisation. Il propose :

  • +7,5 % par rapport à la grille de base agent routier (avec conservation du pas)

  • Heures de nuit, week-end et jours fériés à 200 %

En ce qui concerne le volontariat : s’il s’avérait qu’il y ait trop de volontaires, une règle de départage serait instaurée : ancienneté (dans le métier d’agent routier) ; âge.

A l’inverse, s’il n’y avait pas assez ou pas du tout de volontaires, ce que le DRH ne veut pas imaginer, la Direction recourrait à la sous-traitante. Cela peut s’envisager par centre au cas où, mais le DRH fait remarquer que l’éventualité de la sous-traitance n’est pas d’actualité et souhaite ne pas voir évoquée « la menace de la sous-traitance ».

 eek demande à qui serait sous-traité les patrouilles au cas où. Le DTV lâche un cinglant « qu’est-ce que ça peut te faire ? C’est mon problème ». Le DRH précise que ça regarde la Direction. eek intervient pour dire que ce n’est pas une raison pour répondre aussi durement.

La CFDT souligne le problème d’organisation par rapport à l’effectif en cas de travaux de nuit. Le DRH se veut rassurant : le secteur de la viabilité n’est pas amené à diminuer. Au contraire, la Direction tient compte du dimensionnement des renforts d’emploi. Les affectations sont à étudier centre par centre.

Le DRH a conscience que la complexité des choses [comment faire accepter un projet imbuvable] justifiera d’aller expliquer le système sur le terrain, en liaison avec les OS, dans le but de susciter des vocations de volontaires.

FO demande si la perte des agents routiers d’astreinte sera compensée. Le DTV répond que les agents routiers pourront compenser leurs pertes en effectuant des patrouilles en semaine la nuit [traduction : les 12 volontaires sur 30 agents routiers ne suffisent pas à l’organisation des patrouilles]. Le DRH ajoute qu’on ne dérogera pas à la règle sacro-sainte de paiement des sujettions effectuées.

eek rappelle les contraintes dues à la VH et aux travaux d’enrobée. Le DRH estime qu’il n’y aura pas plus de contraintes : « vous ne serez pas rattrapés par la patrouille ». Bref, selon lui, il n’y a pas de modifications en profondeur des servitudes pour les agents routiers. Le DTV évoque toutefois un problème d’organisation par rapport au préventif.

FO demande si le volontariat est à durée déterminée ou indéterminée. Si le DTV parle de l’avenant au contrat de travail, le DRH maintient que tout peut être fait, c’est-à-dire qu’il est possible d’envisager un retour à l’ancienne grille dans la mesure où le salarié a trouvé quelqu’un pour le remplacer.

Dans le cas où un agent routier remplacerait un ARS au pied levé, il aurait la rémunération ARS.

Le DTV doit envoyer aux OS la version projet en PDF des « missions de patrouille de l’ARS » avant la fin de la semaine prochaine, c’est-à-dire avant le 21 décembre. Le DRH propose aux OS de soumettre leurs problématiques à la Direction. Quant à la prochaine date de réunion de la commission (initialement prévue le 17 janvier) elle est à confirmer. En effet, le DRH juge qu’elle ne sera peut-être pas utile.

 

 


Bilan des courses : il a été beaucoup question de sens au cours de cette deuxième réunion (s’entendre sur les mots pour s’entendre sur l’accord…). La négociation est affaire de subtilités lexicales.

On a évoqué la rémunération sans parler des missions. Comment rémunérer correctement des missions quand on ne les a pas encore abordées ?

Réfléchissons un peu au rôle réel de cette commission. D’abord on demande aux OS de participer en faisant des propositions dont on prend note, poliment et de manière, en apparence, intéressée. Puis on revient avec un « nouveau projet » jumeau du précédent mais présenté différemment. Car, en fait, le DTV n’a fait que proposer le planning que les OS lui avait demandé lors de la première réunion de négociation, les cycles de patrouilles représentés en carrés colorés ne faisant que reprendre (à deux, trois détails près) les illustrations des différentes patrouilles du 13 septembre dernier.

Bref, tout ça n’est qu’une grande mascarade. La Direction balade les OS et ces dernières, pour la plupart, s’en accommodent très bien.

Synthèse d’une réunion CHSCT d'AREA de la semaine dernière marquée notamment par l'intervention du médecin du travail sur les problèmes de plus en plus fréquent lié au stress pour le personnel d'AREA. ce qui a jeté un froid côté Direction de par cette intervention du Médecin du travail...

Extrait…

Point 6/ Stress

 

Le médecin du travail sur le site de Bron présente un rapport alarmant :

-         demande spontanée de visites médicales pour des problèmes liés aux conditions de travail, à la charge de travail, et aux problèmes relationnels,

-         Forte augmentation de la durée moyenne des consultations (entre 1h et 1h15, au lieu de 15 minutes traditionnellement),

-         Orientation vers des spécialistes,

-         Accroissement de prescription d'examens complémentaires,

-         Arrêts de travail en rapport à des souffrances psychiques,

-         Forte augmentation de prise de médicaments.

 

Les pathologies psychiques sont variées :

-         Epuisement professionnel, plus de goût à aller au travail, surcharge,

-         Troubles du sommeil, du comportement alimentaire et de l'humeur (tristesse, déception)

"Patraqueries" de l'anxiété,

-         Troubles digestifs,

-         Troubles neuromusculaires,

-         Troubles dermatologiques (eczéma …),

-         Troubles hormonaux et cardiovasculaires.

 

Pour remédier rapidement à ce sérieux problème, Le Docteur préconise les actions suivantes :

1/ Faire un état des lieux,

2/ Analyse psycho dynamique,

3/ Prise en charge individuelle et collective,

4/ Prévention.

 

Ce rapport jette un froid dans la salle. La Direction baisse la tête et ne sais que répondre.

Les salariés démontrent une crainte et un mal-être en sein d'Area. Elle remarque que ce sentiment date depuis la privatisation et l'arrivée d'Eiffage.

 

Pour sa défense, la Direction prend la parole :

 

"Les salariés ne sont pas forcément mal ou stressés au travail. En effet, chaque individu ne passe que 8h environ sur 24h à son poste de travail. Il faudrait donc prendre en compte la vie privée du salarié dans ce rapport. Il est possible que le salarié soit mal chez lui. D'après lui, il est aussi très probable que les salariés soient malheureux dans leur vie privée, mais épanouis au travail.

Pour résumé, la Direction cherche à nous faire comprendre que l’on n'est pas stressé au travail. Ce stress vient sûrement d'ailleurs, à la maison par exemple !!!

 

Chacun bien sur appréciera la pertinence, le bon goût, la beauté des remarques venimeuses de la Direction…
Cette même Direction (la notre) annoncait 5 jours plus tard en pleine commission GPEC : On est en période de mutation,  je vais peut-être vous choquer, mais si les salariés veulent s’en aller, ça peut être une bonne chose pour eux : ».

Mieux vaut être le propriétaire d’AREA que son salarié !

 
Les conclusions du rapport de l’expert comptable de CE ne laissent aucun doute : AREA est une société d’autoroute performante qui a engrangé cette année encore un résultat net exceptionnel.  Le groupe EIFFAGE peut se frotter les mains et Jean-François Roverato remercier les salariés d’AREA : la rentabilité augmente pendant que l’emploi diminue. Que demander de plus ? Il faut se lever de bonne heure pour trouver ailleurs un travail aussi efficace !

Évidemment, quand on interroge la Direction sur la répartition des richesses, elle nous ressert le couplet sur l’intéressement : AREA appartient à un groupe qui mène une politique d’intéressement plutôt qu’une politique salariale et au vu des sommes distribuées cette années, les salariés n’ont pas à s’en plaindre. C’est oublier que la clé du pouvoir d’achat n’est pas dans l’intéressement mais bien dans une politique des salaires comme a pu le rappeler Bernard Maris dans une de ses chroniques de Charlie Hebdo.

Comment se satisfaire du bénéfice d’un soi-disant salaire différé variable quand les pieds de grilles sont rattrapés par le SMIC ? (Et l’on ne peut pas soutenir que le SMIC est trop élevé au vu de l’augmentation générale des prix.) Cette politique qui consiste à intéresser les salariés au résultat de l’entreprise est dangereuse car elle conduit à accepter de travailler plus dans des conditions plus difficiles et par conséquent de vivre moins. On est loin du progrès social !

Ajoutez à cela, la dernière gestion dite à la mode qui consiste à externaliser le travail par le développement de l’emploi intérimaire, et vous voilà baignant dans un climat anxiogène, dénié par une Direction qui soutient que tout va bien dans l’entreprise.


 
Si tout va si bien, comment expliquer la mobilisation lors des dernières grèves ? 29 % le 22 mai (plus de 2 salariés sur 5 chez les employés d’exécution, péagers + agents routiers) et 10,7 % le 17 juin.

Le dialogue social est un leurre… Vous pourrez le constater en pages intérieures.

Malgré tout, SUD vous souhaite, à toutes et à tous, de passer un très bon été !
 
 

Monologue social
 
Le dialogue social consiste, dans le monde moderne qui est le nôtre, à consulter beaucoup, mais seulement pour la forme. En effet, il y a, en règle générale, très peu d’écoute des arguments contraires à l’idéologie dominante.

Vous avez la parole…
Mais vous ne serez pas entendus

Le Pimprenelle de l’environnement en est un exemple flagrant parmi d’autres : pipeau et au lit les petits. Laissez les gouvernants gouverner à leur façon.

Au niveau de l’entreprise, le principe est le même. Les organisations syndicales sont conviées à des groupes de travail pour un échange de propositions, mais ne seront retenues que celles qui rentrent dans le cadre prévu par la Direction. Les autres passent vite à la trappe sans discussion. Le projet final qui ne diffère de l’initial que par l’habillage se transforme pourtant, en un projet établi en association avec les partenaires sociaux !
Ainsi, en est-il du projet de mise en place des patrouilles que SUD dénonce depuis le début.

Entourloupe linguistique

En effet, au nom d’une revalorisation de métier, il s’agit de bafouer le temps de repos légal et de rogner sur la qualité de vie. Par un abus de langage éhonté, la Direction se permet de dire aux agents routiers — pour mieux influencer leur choix, sans doute — que le projet qu’elle est venue leur présenter a été conjointement défini avec les organisations syndicales, ce qui est totalement faux, puisque ces dernières se sont prononcées pour un tour 3X8 avec des embauches.

On peut se poser des questions sur la négociation à suivre… Car à ce niveau, on voit bien que le dialogue social consiste uniquement à suivre la route tracée par la Direction.
 
 

A quoi distingue-t-on un péager d’AREA d’un péager d’APRR ?
Certainement plus à son uniforme…



Participation : petit poisson deviendra gros ou pas…
 
SUD s’est une nouvelle fois refusé à signer un accord qui implique une répartition à 100 % hiérarchisée et qui impose un placement sans garantie. Malgré le contexte boursier critique que nous connaissons, les autres organisations syndicales ont jugé qu’un accord sur la participation valait mieux que rien. Et pourtant…

Avec un accord, la participation est bloqué 5 ans sur SICAVAS EIFFAGE 2000. On y a gagné l’année dernière la perte de la moitié de la valeur des sommes placées.

Sans accord, la participation est placée sur un compte bloqué 8 ans au taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées (qui s’élevait à 4,47 % au premier semestre 2007) majoré de 1,33 %, soit un taux de 5,95 % (Source : Huissier.Fiducial.Biz). Effectivement, cela ne représente rien.

On nous répète que l’actionnariat salarié fait partie du système EIFFAGE, mais chacun devrait avoir la liberté de décider s’il veut participer ou non au jeu de la Bourse.

 

Après 2010 ?
 
L’évolution de l’effectif au péage est clairement affichée, mais sera effectuée de manière modérée puisqu’elle doit rester « socialement compatible ». Le discours du Directeur Général ne fait ici que camoufler le flou sur l’avenir du personnel toujours en place au péage.

Ou bien la Direction entretient sciemment le doute pour endiguer une réaction des salariés (inquiets, ils courbent l’échine ou finissent par quitter l’entreprise d’eux-mêmes), ou bien elle ne maîtrise pas l’évolution de l’automatisation et dans les deux cas, c’est inquiétant.

Pour l’heure, pour faire comme ailleurs, l’entreprise teste un TIS voie rapide sans arrêt…

Demain, quel péage ?

Une négociation sur l’après accord 51 devrait débuter à l’automne. Est-il possible d’espérer que ce soit l’occasion d’une réflexion autour d’une véritable politique de reconversion du personnel péage (dans l’entreprise ou ailleurs) ?

La baisse de l’effectif péage ne doit pas être synonyme d’une diminution de l’emploi !

Ce pourrait être fait, si l’entreprise s’en donne les moyens. En effet, plus d’automates c’est plus de personnel à la maintenance, et moins de personnel au péage, c’est plus de personnel anti-fraude (sans parler de la télé exploitation, ni du service commercial).

Nous vous tiendrons au courant de la tournure de la négociation, mais sachez déjà que SUD, fidèle à ses convictions, n’accompagnera jamais un projet purement comptable et dénoncera toujours la baisse de l’emploi.

logo-moyenHORIZON

Automatisation à très grande vitesse des péages

Le Directeur Général avait dit de la négociation « péage » — une négociation essentielle — lors de la première réunion du 6 novembre 2008, qu’elle devait être menée de manière positive et constructive, c’est-à-dire dans un esprit gagnant – gagnant. Au bout de six réunions, il y a de quoi être sceptique sur cette expression. Que l’entreprise soit gagnante, cela ne fait aucun doute, mais que les salariés de la filière péage le soient aussi… On a du mal à voir en quoi au vu de ce qui a été proposé et qui peut se résumer à deux concepts : mobilité et polyvalence, deux couleuvres que la Direction tente de nous faire avaler en les saupoudrant de primes ridicules. Car dans la logique pragmatique, tout se paye au coup par coup sans aucune considération globale des conditions de travail.

Dans une entreprise privée,

les salariés sont privés de tout

Une chose est sûre. Depuis la privatisation, l’automatisation progresse plus vite que jamais. Jean-François Roverato, devenu Président du groupe APRR, l’avait comparé à un paquebot qu’il n’allait pas faire virer de bord. Il semble, par contre, qu’il ait installé le turbot.

Quel horizon pour les péagers ?

Ces six réunions, dont nous vous présentons la synthèse en pages intérieures, nous auront montré, s’il était encore nécessaire de le faire, qu’il ne suffit pas de prêcher la confiance pour convaincre, car ce que nous a dévoilé la Direction n’a rien de bénéfique pour l’avenir des salariés du péage. On cherche les garanties et les améliorations des conditions de travail, on ne trouve qu’un asservissement de l’humain à la machine et à la productivité. Ça s’appelle le progrès… Mais il est drôlement bancal. Il lui manque un pied social.

Cela étant, ne voyons pas tout en noir. Les hiérarchies locales ont beau se tenir prêtes à lancer la machine infernale, rien n’est encore signé. Si l’on s’en réfère à ce qui s’est passé sur APRR (un accord péage enterré après 15 mois de « négociations »), le Directeur Général n’obtiendra peut-être pas son accord majoritaire. Car si la Direction nous a dit travailler pour ses salariés, on en attend toujours la preuve.

Automatisation des péages : que faire des salariés ?
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Des polyvalents mobiles renforts de BTP


 

Des vendeurs de pizzas

 

Des créateurs d’entreprise

Les maîtres mots de la Direction : mobilité et polyvalence

L’échéance de la négociation avait été fixée au premier semestre 2009. A ce jour deux nouvelles réunions sont prévues le 15 juillet et le 21 septembre. Présentation des éléments du légo que constitue cette négociation, capitale pour l’entreprise.

D’entrée de jeu, la Direction a signifié que le sujet était important et complexe. L’évolution du péage à l’horizon 2013 consiste en effet pour l’entreprise en un facteur d’amélioration du service péage par le biais du télépéage ; en un développement économique ; et constitue un sujet sensible sur le plan social (c’est le moins que l’on puisse dire…). A ce jour, les péagers représentent la première population de l’entreprise, mais en 2013 ? La Direction prévoit une baisse de l’effectif d’une centaine d’équivalents temps plein (ce qui correspond, en tenant compte de la population TPA, à un nombre supérieur de personnes).

La transparence a ses limites

Si la Direction nous a présenté sa politique d’automatisation en toute transparence et n’a pas caché sa volonté de saisir toutes les opportunités pour la développer, elle est devenue beaucoup plus opaque et silencieuse sur les raisons d’instaurer de la mobilité pour les péagers. « C’est en vue d’une meilleure gestion à l’horizon 2013 »… (Qui se traduit, soit dit en passant, par un sacré casse-tête pour l’élaboration des tours.) L’explication est un peu courte. Il ne nous reste plus qu’à nous prêter au jeu des hypothèses, quitte à passer pour des oiseaux de malheurs — ou des Cassandres.

La mobilité, la Direction y tient et n’a eu de cesse d’en modifier les dimensions au cours des réunions : d’un secteur à l’autre sur un même centre péage d’abord, entre secteurs mitoyens ensuite, puis entre secteurs limitrophes et dans un périmètre de soixante kilomètres enfin (mais ce n’est pas fini).

Mais pourquoi la mobilité ?

Si chaque centre péage, voire chaque futur secteur, dispose d’un effectif équilibré, il n’y en a pas besoin. Y a-t-il donc sureffectif à certains endroits et sous effectif à d’autres ? Sachant qu’il n’est jamais facile et même plutôt déstabilisant de travailler sur un site que l’on ne connaît pas, cette mesure a-t-elle pour objectif de rebuter assez les péagers pour qu’ils partent d’eux-mêmes de l’entreprise ?

Délestage à tous les niveaux

La baisse des effectifs ne concerne pas que les péagers mais bien tous les niveaux, jusqu’au plus haut puisque le Chef du Département Péage, jamais revenu de vacances, n’est pas remplacé : c’est le Directeur Clientèle qui a vu ses fonctions étendues.

La reconfiguration des centres péages (qui devraient passer de 8 à 5) entraîne une baisse du nombre de chefs de centre, d’où promotion pour l’un et détachement pour l’autre, ainsi qu’une baisse du nombre de secrétaires (trois reclassements potentiels).

Polyvalence

La réorganisation des centres péages s’accompagne d’une rénovation de certains métiers et de la création d’autres. Ce qui a priori devrait constituer un point positif. Sauf que les moyens ne sont pas là : RC reconnu à + 4,5 % ; assistante technique en attente d’une nouvelle pesée de poste (alors que certaines effectuent les nouvelles tâches qui leur sont dévolues) ; receveur assistant à la téléexploitation équivalent à un super péager bouche-trous. S’il y a une qualité qui est demandée par la réorganisation des centres péages c’est bien la polyvalence. Aussi bien pour l’assistante technique, que pour l’agent commercial administratif, que pour le receveur assistant téléexploitant.

Une seule garantie : l’emploi

Dans quelles conditions ?

On constate que la Direction travaille d’avantage pour l’entreprise que pour ses salariés. Car rendre le personnel péage polyvalent et mobile est avant tout une garantie pour le bon fonctionnement du péage : s’il n’y a pas de travail à un endroit, le péager en bon petit soldat renfort de BTP, est envoyé à un autre.

Les soi disantes améliorations des conditions de travail (augmentation du temps de pause et congés récupérateurs pour les salariés 2X8), comme les petites primes proposées ne pèsent pas lourd en face.

Formation…

Pour ceux qui envisageraient une reconversion, il y a un bémol : les mesures d’accompagnement sont destinées aux salariés les plus motivés, avec une ambition raisonnable, qui ont un véritable projet et assez d’énergie pour le mener à terme. AREA n’est certes pas un centre de formation, mais on ne peut pas dire que l’entreprise engage une politique de reclassement de ses salariés.

La suite ?

A ce stade, le projet de la Direction ne saurait se transformer en accord. Quand on connaît ses dispositions d’écoute des propositions adverses, on doute d’une issue favorable. Affaire à suivre le 15 juillet prochain.


Pour aller plus loin, si vous souhaitez vous plonger dans le déroulement détaillé des réunions, demandez les comptes rendus à vos contacts SUD (coordonnées au dos) ou consultez notre blog :


http://sudarea.wordpress.com/


Demain : rêve ou cauchemar ?

Le programme de la Direction qui suit la logique, pragmatique, de la machine industrielle consiste à rendre le personnel péage subalterne des automates. Or, si l’avancée technique a un sens, c’est  celui de libérer l’être humain des contraintes et non celui de l’aliéner à la machine. Ainsi, on devrait profiter de l’automatisation pour repenser et améliorer les conditions de travail (réduction du temps de travail, développement du service clientèle…). Vision utopique des choses ? A SUD nous revendiquerons toujours l’utopie face au pragmatisme, parce que nous n’acceptons pas que le personnel puisse être au service de la machine, parce que nous refusons l’absurdité du tout rationnel. Nous ne nous résignerons jamais.

 

Et pendant ce temps-là sur le terrain…

 

Silence, on automatise !

Chuuuuuuuuut, On déshumanise !


Des personnes qui travaillent vraiment pour vous : vos contacts SUD

Yvanne TROUILLET (CP2) DS et RS CE trouillet.yvanne@wanadoo.fr 06 73 25 75 91

Daniel BOGOSAVLIJEVICH (CP2-05) DS 06 37 17 75 99

Frédéric DUMOUCHEL (CP1) RS CHSCT 06 60 97 07 22

Philippe MASSENOT (CP3) élu CE 06 11 66 49 85

Bruno LAVERNE (CE4) élu CE 06 68 44 05 94

Gilles GOMEZ (CE4/2) élu DP, délégué CHSCT 06 26 56 57 80

Marc ROY (CE2) élu DP 06 87 91 11 88

Laurette ROY (CESAR) trésorière 06 60 02 70 68

SUD : un syndicalisme de conviction pour avenir solidaire !

 

P M V



   
Délégué Syndical Central
Jean Pierre CAMPANATO
36, rue du Docteur Schmitt 
21850 Saint-Apollinaire

Tél. 06 14 63 65 72
       03 80 77 67 18
Fax.03 80 66 66 70 

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