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Quand on ne peut pas attaquer le fond, on joue la montre sur la forme
Compte-rendu d’audience :
Mercredi 18 novembre, une délégation SUD (Yvanne, Marc, Laurette, Gilles) s’est rendue, humblement, sans avocat, à l’audience du Tribunal d’Instance de Villeurbanne au sujet du dépôt de notre contentieux relatif au résultat des élections professionnelles. Etaient aussi présents la direction des ressources humaines d’AREA et la plupart des organisations syndicales signataires du protocole d’accord électoral, ce qui faisait pas mal de monde au final. A 11H, heure de l’audience, l’avocat d’AREA demandait qu’on patientât jusqu’à l’arrivée de sa consoeur qui devait représenter la CFDT. Le Président signala qu’il avait une autre affaire à 11H30, mais on attendit que se présente l’avocate, sans robe, avec valise.
Audience folklorique
Quand l’assemblée fut prête (cela prit un peu de temps), notre mandaté, Maître Etellin (retraité SUD Rail), commença d’exposer en préambule que SUD n’avait pas reçu les conclusions des parties adverses. Aussitôt les duettistes en robe noire cherchaient une copie à fournir au demandeur et la défenderesse de la CFDT demanda à quel moment seraient exposées les requêtes de non recevabilité, car pour elle, on ne pouvait pas plaider aujourd’hui. Gérard Etellin tenta alors de faire valoir qu’il était prêt à rendre ses conclusions et que les parties adverses n’avaient qu’à faire état des leurs oralement. Prenant acte de la situation, le Président décida de renvoyer l’affaire au 27 janvier 2010.
Remarques :
- Aussi surprenant que cela puisse paraître, les professionnels qui nous faisaient face n’ont donc pas eu assez de quinze jours pour préparer leurs conclusions.
- Au vu des réceptions dernières, il semble qu’un courrier envoyé de Saint Apollinaire arrive plus rapidement à La Tour Du Pin qu’un courrier envoyé de Lyon (s’il a été envoyé).
- Contrairement à ce qu’a annoncé la team CFDT, SUD n’a jamais mis en cause un salarié mais seulement relaté des faits non conformes au protocole d’accord.
- Jusqu’au 27 janvier, les négociations salariales d’accompagnement continuent.
Mais vous pouvez compter sur la tribu SUD qui aura toujours son mot à dire
Négociation péage : il faut savoir attendre
Après l’annulation de la réunion de négociation du 15 juillet, voici que celle du 21 septembre est reportée au 19 octobre, pour repartir sur de bonnes bases et aussi avec moins d’organisations syndicales autour de la table… Car moins il y a de monde mieux on s’entend, n’est-ce pas ?
Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour cette interruption de négociation, mais nous espérons beaucoup avoir les esprits apaisés après les élections.
Ayez confiance, la Direction travaille pour vous… Cela dit, si vous avez des doutes, SUD est là :
Nous travaillons ensemble, luttons ensemble !
HORIZON
Automatisation à très grande vitesse des péages
Le Directeur Général avait dit de la négociation « péage » — une négociation essentielle — lors de la première réunion du 6 novembre 2008, qu’elle devait être menée de manière positive et constructive, c’est-à-dire dans un esprit gagnant – gagnant. Au bout de six réunions, il y a de quoi être sceptique sur cette expression. Que l’entreprise soit gagnante, cela ne fait aucun doute, mais que les salariés de la filière péage le soient aussi… On a du mal à voir en quoi au vu de ce qui a été proposé et qui peut se résumer à deux concepts : mobilité et polyvalence, deux couleuvres que la Direction tente de nous faire avaler en les saupoudrant de primes ridicules. Car dans la logique pragmatique, tout se paye au coup par coup sans aucune considération globale des conditions de travail.
Dans une entreprise privée,
les salariés sont privés de tout
Une chose est sûre. Depuis la privatisation, l’automatisation progresse plus vite que jamais. Jean-François Roverato, devenu Président du groupe APRR, l’avait comparé à un paquebot qu’il n’allait pas faire virer de bord. Il semble, par contre, qu’il ait installé le turbot.
Quel horizon pour les péagers ?
Ces six réunions, dont nous vous présentons la synthèse en pages intérieures, nous auront montré, s’il
était encore nécessaire de le faire, qu’il ne suffit pas de prêcher la confiance pour convaincre, car ce que nous a dévoilé la Direction n’a rien de bénéfique pour l’avenir des salariés du péage.
On cherche les garanties et les améliorations des conditions de travail, on ne trouve qu’un asservissement de l’humain à la machine et à la productivité. Ça s’appelle le progrès… Mais il est
drôlement bancal. Il lui manque un pied social.
Cela étant, ne voyons pas tout en noir. Les hiérarchies locales ont beau se tenir prêtes à lancer la machine infernale, rien n’est encore signé. Si l’on s’en réfère à ce qui s’est passé sur APRR (un accord péage enterré après 15 mois de « négociations »), le Directeur Général n’obtiendra peut-être pas son accord majoritaire. Car si la Direction nous a dit travailler pour ses salariés, on en attend toujours la preuve.
Automatisation des péages : que faire des
salariés ?
Des polyvalents mobiles renforts de BTP
Des vendeurs de pizzas
Des créateurs
d’entreprise
Les maîtres mots de la Direction : mobilité et polyvalence
L’échéance de la négociation avait été fixée au premier semestre 2009. A ce jour deux nouvelles réunions sont prévues le 15 juillet et le 21 septembre. Présentation des éléments du légo que constitue cette négociation, capitale pour l’entreprise.
D’entrée de jeu, la Direction a signifié que le sujet était important et complexe. L’évolution du péage à l’horizon 2013 consiste en effet pour l’entreprise en un facteur d’amélioration du service péage par le biais du télépéage ; en un développement économique ; et constitue un sujet sensible sur le plan social (c’est le moins que l’on puisse dire…). A ce jour, les péagers représentent la première population de l’entreprise, mais en 2013 ? La Direction prévoit une baisse de l’effectif d’une centaine d’équivalents temps plein (ce qui correspond, en tenant compte de la population TPA, à un nombre supérieur de personnes).
La transparence a ses limites
Si la Direction nous a présenté sa politique d’automatisation en toute transparence et n’a pas caché sa volonté de saisir toutes les opportunités pour la développer, elle est devenue beaucoup plus opaque et silencieuse sur les raisons d’instaurer de la mobilité pour les péagers. « C’est en vue d’une meilleure gestion à l’horizon 2013 »… (Qui se traduit, soit dit en passant, par un sacré casse-tête pour l’élaboration des tours.) L’explication est un peu courte. Il ne nous reste plus qu’à nous prêter au jeu des hypothèses, quitte à passer pour des oiseaux de malheurs — ou des Cassandres.
La mobilité, la Direction y tient et n’a eu de cesse d’en modifier les dimensions au cours des réunions : d’un secteur à l’autre sur un même centre péage d’abord, entre secteurs mitoyens ensuite, puis entre secteurs limitrophes et dans un périmètre de soixante kilomètres enfin (mais ce n’est pas fini).
Mais pourquoi la mobilité ?
Si chaque centre péage, voire chaque futur secteur, dispose d’un effectif équilibré, il n’y en a pas besoin. Y a-t-il donc sureffectif à certains endroits et sous effectif à d’autres ? Sachant qu’il n’est jamais facile et même plutôt déstabilisant de travailler sur un site que l’on ne connaît pas, cette mesure a-t-elle pour objectif de rebuter assez les péagers pour qu’ils partent d’eux-mêmes de l’entreprise ?
Délestage à tous les niveaux
La baisse des effectifs ne concerne pas que les péagers mais bien tous les niveaux, jusqu’au plus haut puisque le Chef du Département Péage, jamais revenu de vacances, n’est pas remplacé : c’est le Directeur Clientèle qui a vu ses fonctions étendues.
La reconfiguration des centres péages (qui devraient passer de 8 à 5) entraîne une baisse du nombre de chefs de centre, d’où promotion pour l’un et détachement pour l’autre, ainsi qu’une baisse du nombre de secrétaires (trois reclassements potentiels).
Polyvalence
La réorganisation des centres péages s’accompagne d’une rénovation de certains métiers et de la création d’autres. Ce qui a priori devrait constituer un point positif. Sauf que les moyens ne sont pas là : RC reconnu à + 4,5 % ; assistante technique en attente d’une nouvelle pesée de poste (alors que certaines effectuent les nouvelles tâches qui leur sont dévolues) ; receveur assistant à la téléexploitation équivalent à un super péager bouche-trous. S’il y a une qualité qui est demandée par la réorganisation des centres péages c’est bien la polyvalence. Aussi bien pour l’assistante technique, que pour l’agent commercial administratif, que pour le receveur assistant téléexploitant.
Une seule garantie : l’emploi
Dans quelles conditions ?
On constate que la Direction travaille d’avantage pour l’entreprise que pour ses salariés. Car rendre le personnel péage polyvalent et mobile est avant tout une garantie pour le bon fonctionnement du péage : s’il n’y a pas de travail à un endroit, le péager en bon petit soldat renfort de BTP, est envoyé à un autre.
Les soi disantes améliorations des conditions de travail (augmentation du temps de pause et congés récupérateurs pour les salariés 2X8), comme les petites primes proposées ne pèsent pas lourd en face.
Formation…
Pour ceux qui envisageraient une reconversion, il y a un bémol : les mesures d’accompagnement sont destinées aux salariés les plus motivés, avec une ambition raisonnable, qui ont un véritable projet et assez d’énergie pour le mener à terme. AREA n’est certes pas un centre de formation, mais on ne peut pas dire que l’entreprise engage une politique de reclassement de ses salariés.
La suite ?
A ce stade, le projet de la
Direction ne saurait se transformer en accord. Quand on connaît ses dispositions d’écoute des propositions adverses, on doute d’une issue favorable. Affaire à suivre le 15 juillet
prochain.
Pour aller plus loin, si vous souhaitez vous plonger dans le déroulement détaillé des réunions, demandez les comptes rendus à vos contacts SUD (coordonnées au dos) ou consultez notre
blog :
Demain : rêve ou cauchemar ?
Le programme de la Direction qui suit la logique, pragmatique, de la machine industrielle consiste à rendre le personnel péage subalterne des automates. Or, si l’avancée technique a un sens, c’est celui de libérer l’être humain des contraintes et non celui de l’aliéner à la machine. Ainsi, on devrait profiter de l’automatisation pour repenser et améliorer les conditions de travail (réduction du temps de travail, développement du service clientèle…). Vision utopique des choses ? A SUD nous revendiquerons toujours l’utopie face au pragmatisme, parce que nous n’acceptons pas que le personnel puisse être au service de la machine, parce que nous refusons l’absurdité du tout rationnel. Nous ne nous résignerons jamais.
Et pendant ce temps-là sur le terrain…
Silence, on automatise !
Chuuuuuuuuut, On déshumanise !
Des personnes qui travaillent vraiment pour vous : vos contacts SUD
Yvanne TROUILLET (CP2) DS et RS CE trouillet.yvanne@wanadoo.fr 06 73 25 75 91
Daniel BOGOSAVLIJEVICH (CP2-05) DS 06 37 17 75 99
Frédéric DUMOUCHEL (CP1) RS CHSCT 06 60 97 07 22
Philippe MASSENOT (CP3) élu CE 06 11 66 49 85
Bruno LAVERNE (CE4) élu CE 06 68 44 05 94
Gilles GOMEZ (CE4/2) élu DP, délégué CHSCT 06 26 56 57 80
Marc ROY (CE2) élu DP 06 87 91 11 88
Laurette ROY (CESAR) trésorière 06 60 02 70 68
SUD : un syndicalisme de conviction pour avenir solidaire !


Synthèse d’une réunion CHSCT d'AREA de la semaine dernière marquée notamment par l'intervention du médecin du travail sur les
problèmes de plus en plus fréquent lié au stress pour le personnel d'AREA. ce qui a jeté un froid côté Direction de par cette intervention du Médecin du travail...
Extrait…
Point 6/ Stress
Le médecin du travail sur le site de Bron présente un rapport alarmant :
- demande spontanée de visites médicales pour des problèmes liés aux conditions de travail, à la charge de travail, et aux problèmes relationnels,
- Forte augmentation de la durée moyenne des consultations (entre 1h et 1h15, au lieu de 15 minutes traditionnellement),
- Orientation vers des spécialistes,
- Accroissement de prescription d'examens complémentaires,
- Arrêts de travail en rapport à des souffrances psychiques,
- Forte augmentation de prise de médicaments.
Les pathologies psychiques sont variées :
- Epuisement professionnel, plus de goût à aller au travail, surcharge,
- Troubles du sommeil, du comportement alimentaire et de l'humeur (tristesse, déception)
"Patraqueries" de l'anxiété,
- Troubles digestifs,
- Troubles neuromusculaires,
- Troubles dermatologiques (eczéma …),
- Troubles hormonaux et cardiovasculaires.
Pour remédier rapidement à ce sérieux problème, Le Docteur préconise les actions suivantes :
1/ Faire un état des lieux,
2/ Analyse psycho dynamique,
3/ Prise en charge individuelle et collective,
4/ Prévention.
Ce rapport jette un froid dans la salle. La Direction baisse la tête et ne sais que répondre.
Les salariés démontrent une crainte et un mal-être en sein d'Area. Elle remarque que ce sentiment date depuis la privatisation et l'arrivée d'Eiffage.
Pour sa défense, la Direction prend la parole :
"Les salariés ne sont pas forcément mal ou stressés au travail. En effet, chaque individu ne passe que 8h environ sur 24h à son poste de travail. Il faudrait donc prendre en compte la vie privée du salarié dans ce rapport. Il est possible que le salarié soit mal chez lui. D'après lui, il est aussi très probable que les salariés soient malheureux dans leur vie privée, mais épanouis au travail.
Pour résumé, la Direction cherche à nous faire comprendre que l’on n'est pas stressé au travail. Ce stress vient sûrement d'ailleurs, à la maison par exemple !!!
Chacun bien sur appréciera la pertinence, le bon goût, la beauté des
remarques venimeuses de la Direction…
Cette même Direction (la notre) annoncait 5 jours plus tard en pleine commission GPEC : On est en période de mutation, je vais peut-être vous
choquer, mais si les salariés veulent s’en aller, ça peut être une bonne chose pour eux : ».
Le Directeur des Ressources Humaines nous fait la liste des points que nous devons aborder aujourd’hui : la position sur les circuits ; l’organisation d’un tour 3X8 ; la grille de rémunération de l’agent routier de surveillance (ARS) ; le projet de FO. Pour une bonne organisation, le DRH propose de commencer par la présentation de FO.
Proposition d’organisation des patrouilles sur le réseau
FO parle de rondes de sécurité plutôt que de rondes de patrouilles dans la mesure où il s’agit d’effectuer des passages sur le réseau pour se mettre en conformité avec la jurisprudence. Le DRH y voit une question de sens et demande une définition claire de la notion de sécurité. En effet, nous sommes là pour définir des missions, les rémunérer correctement et donner un statut à la catégorie de personnel qui les effectue.
Le projet de FO prévoit un lien entre les patrouilles et les astreintes. Le DRH veut savoir pourquoi. C’est pour qu’il n’y ait pas de perte de salaire pour les gens qui sont d’astreinte aujourd’hui.
Pour la Direction il y a un point qui est clair : pas de patrouilles quand le mode dégradé est déclanché. La CFTC souligne que ça pose un problème en cas de dégradé partiel. Le Directeur Technique et Viabilité répond qu’il entend « pas de patrouille » au sens de « patrouille normale », c’est-à-dire qu’on supprime le patrouilleur au sens de la patrouille… [C’est clair, non ?].
Il précise par ailleurs, que du point de vue de la jurisprudence, les passages doivent être effectués dans un intervalle de 4 à 5 heures (plutôt que 10 heures).
Le DRH rappelle qu’il souhaite qu’on soit précis dans la définition du statut.
Circuits et organisation d’un tour
Le DTV explique que les circuits de patrouilles correspondront à ceux des centres sauf en ce qui concerne le Crozet (la Direction retient sur ce point la proposition des OS).
Il expose ensuite la réalisation du projet à partir des hypothèses de travail :
12 agents routiers volontaires sur 30 ;
Deux cycles de patrouilles : 1) 8 ARS effectuant un week-end en journée (un par mois) et deux nuits en semaine (une semaine par mois) ; 2) 4 ARS effectuant un week-end (vendredi, samedi, dimanche) de nuit (un week-end par mois).
Le DTV nous présente alors un tableau rempli de carrés en couleur (qui peut rappeler l’univers de Mondrian, dans la couleur du moins). Ça en met plein la vue, mais dès qu’il explique le code couleur, ça coince. En effet, le carré vert correspond à un P1 suivi d’une patrouille de nuit !
souligne le non respect du temps de repos entre deux postes qui doit être de 11 heures. Le DRH
joue sur la notion de sécurité : dans notre corps de règles, le temps de repos entre deux vacations pour les missions de sécurité peut être ramené à 9 heures ! Les OS soulignent qu’il
ne s’agit pas là de situation exceptionnelle mais d’un travail programmé. Pour le DRH, ça se discute.
rappelle l’existence d’un tour patrouilleur sur APRR qui respecte les temps de repos entre deux
postes.
Le DTV affirme qu’il y a bien une différence entre son premier projet et celui-ci. Il nous présente aujourd’hui une version améliorée à partir du critère de volontariat [il s’agit surtout d’une amélioration sur la forme, haute en couleurs. Par contre au niveau du contenu…]. La question du rythme biologique ne semble pas un problème pour lui.
Le DRH retient l’idée qu’il faut deux jours de repos
après trois nuits [comme s’il n’avait pu en prendre conscience lui-même : les agents routiers sont des surhommes qui peuvent récupérer sans jour de repos !].
Le système prévoit que des gens susceptibles de monter des astreintes puissent être amenés à faire des patrouilles la nuit en semaine (pour arrondir les fins de mois) [traduction : le salaire de base des agents routiers est insuffisant].
Pour la Direction, le tour est complètement régulier, tout va bien [exemple : trois nuits un repos et trois matins, mais ce n’est pas toutes les semaines alors tout va bien !].
Une question se pose toutefois : que reste-t-il de la proposition du tour 3X8 présenté par la FAT, lors de la dernière réunion ? Pour le DTV, il est hors de question de créer un métier à part et donc hors de question de mettre en place un tour 3X8. Les patrouilles ne constituent pas un poste spécialisé, il s’agit d’une mission de surveillance ajoutée aux agents routiers. Pour le DRH, la Direction est restée fidèle à sa position [et la dernière réunion a été une séance de bavardage, un lieu d’expression sans enjeu : « expliquez-nous vos propositions, nous ferons semblant d’en tenir compte »]. Cerise sur le gâteau : on ose nous affirmer que les contraintes d’un tour à 5 sont supérieures à celles du projet de la Direction ! [pour qui ?]
Le DRH explique l’idée des 3X8 à retenir : celle d’un tour avec des contraintes qui n’aillent pas au-delà des contraintes de l’astreinte. L’ARS reste d’abord et avant tout un agent routier, avec des missions particulières, avec une grille spéciale, mais basée sur la grille des agents routiers. La solution des OS conduit à une autre logique qui n’est pas celle de la Direction. En effet, la logique de la Direction s’appuie sur une majorité de postes d’agent routier avec quelques postes de patrouilles et n’envisage quasiment pas d’embauche.
demande ce qu’on fait des péagers qui font des demandes ? Le DTV répond sèchement que ce
n’est pas le sujet. Le DRH répond quand même : sur les postes d’ARS, la priorité est donnée aux agents routiers. Quand il y a des vacances de postes, les péagers sont prioritaires. Selon
lui, on a régulièrement besoin de trouver des agents routiers. Il ne faut pas parler des choses de manière trop générale. Le DTV ajoute que les péagers venant en viabilité seront d’abord formés
en tant qu’agents routiers avant d’être formés en tant qu’ARS.
Positionnement du poste et rémunération
Le DRH exclut toute forfaitisation. Il propose :
+7,5 % par rapport à la grille de base agent routier (avec conservation du pas)
Heures de nuit, week-end et jours fériés à 200 %
En ce qui concerne le volontariat : s’il s’avérait qu’il y ait trop de volontaires, une règle de départage serait instaurée : ancienneté (dans le métier d’agent routier) ; âge.
A l’inverse, s’il n’y avait pas assez ou pas du tout de volontaires, ce que le DRH ne veut pas imaginer, la Direction recourrait à la sous-traitante. Cela peut s’envisager par centre au cas où, mais le DRH fait remarquer que l’éventualité de la sous-traitance n’est pas d’actualité et souhaite ne pas voir évoquée « la menace de la sous-traitance ».
demande à qui serait sous-traité les patrouilles au cas où. Le DTV lâche un cinglant
« qu’est-ce que ça peut te faire ? C’est mon problème ». Le DRH précise que ça regarde la Direction.
intervient pour dire que ce n’est pas une raison pour répondre aussi durement.
La CFDT souligne le problème d’organisation par rapport à l’effectif en cas de travaux de nuit. Le DRH se veut rassurant : le secteur de la viabilité n’est pas amené à diminuer. Au contraire, la Direction tient compte du dimensionnement des renforts d’emploi. Les affectations sont à étudier centre par centre.
Le DRH a conscience que la complexité des choses [comment faire accepter un projet imbuvable] justifiera d’aller expliquer le système sur le terrain, en liaison avec les OS, dans le but de susciter des vocations de volontaires.
FO demande si la perte des agents routiers d’astreinte sera compensée. Le DTV répond que les agents routiers pourront compenser leurs pertes en effectuant des patrouilles en semaine la nuit [traduction : les 12 volontaires sur 30 agents routiers ne suffisent pas à l’organisation des patrouilles]. Le DRH ajoute qu’on ne dérogera pas à la règle sacro-sainte de paiement des sujettions effectuées.
rappelle les contraintes dues à la VH et aux travaux d’enrobée. Le DRH estime qu’il n’y aura pas
plus de contraintes : « vous ne serez pas rattrapés par la patrouille ». Bref, selon lui, il n’y a pas de modifications en profondeur des servitudes pour les agents routiers. Le
DTV évoque toutefois un problème d’organisation par rapport au préventif.
FO demande si le volontariat est à durée déterminée ou indéterminée. Si le DTV parle de l’avenant au contrat de travail, le DRH maintient que tout peut être fait, c’est-à-dire qu’il est possible d’envisager un retour à l’ancienne grille dans la mesure où le salarié a trouvé quelqu’un pour le remplacer.
Dans le cas où un agent routier remplacerait un ARS au pied levé, il aurait la rémunération ARS.
Le DTV doit envoyer aux OS la version projet en PDF des « missions de patrouille de l’ARS » avant la fin de la semaine prochaine, c’est-à-dire avant le 21 décembre. Le DRH propose aux OS de soumettre leurs problématiques à la Direction. Quant à la prochaine date de réunion de la commission (initialement prévue le 17 janvier) elle est à confirmer. En effet, le DRH juge qu’elle ne sera peut-être pas utile.
Bilan des courses : il a été beaucoup question de sens au cours de cette deuxième réunion (s’entendre sur les mots pour s’entendre sur l’accord…). La
négociation est affaire de subtilités lexicales.
On a évoqué la rémunération sans parler des missions. Comment rémunérer correctement des missions quand on ne les a pas encore abordées ?
Réfléchissons un peu au rôle réel de cette commission. D’abord on demande aux OS de participer en faisant des propositions dont on prend note, poliment et de manière, en apparence, intéressée. Puis on revient avec un « nouveau projet » jumeau du précédent mais présenté différemment. Car, en fait, le DTV n’a fait que proposer le planning que les OS lui avait demandé lors de la première réunion de négociation, les cycles de patrouilles représentés en carrés colorés ne faisant que reprendre (à deux, trois détails près) les illustrations des différentes patrouilles du 13 septembre dernier.
Bref, tout ça n’est qu’une grande mascarade. La Direction balade les OS et ces dernières, pour la plupart, s’en accommodent très bien.
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