EIFFAGE : le PDG défend sa rémunération face aux
critiques
11 avril 2007 - 07h15 Extraits de boursier.com & Les Echos
Alors que le titre Eiffage connaît une flambée spéculative, une polémique est née hier sur les revenus du patron du groupe JF ROVERATO. Selon le rapport annuel 2006, le comité de
rémunération lui a attribué l'an dernier une rémunération brute de 1,8 million d'euros, mais aussi 120.000 actions gratuites, qui s'ajoutent à 75.000 actions gratuites déjà
offertes en 2005 ! Compte tenu de la hausse de l'action en Bourse, la valeur de ces titres atteint non moins de 23 millions d'euros au cours actuel (118 euros hier en clôture, en baisse de
8,5%).
JF ROVERATO, qui dirige le groupe de BTP depuis 20 ans, se
justifie ce matin dans LES ECHOS, en expliquant qu'il s'agit des seules attributions de titres qui lui aient été accordées depuis le début de son mandat... Il récuse toute comparaison avec
Antoine Zacharias, l'ancien patron du groupe concurrent VINCI, qui a démissionné après une polémique soulevée par l'attribution de plus de 300 millions d'euros de stock options cumulées.
Les actions EIFFAGE attribuées à M. ROVERATO ne représentent en tout que deux millièmes du capital de la société, plaide le dirigeant, qui estime « qu'après vingt ans de
présidence d'EIFFAGE, c'est peu (...) J'ai aujourd'hui 1,23% des droits de vote d'EIFFAGE, puisqu'en vingt ans je n'ai jamais vendu un seul titre de la société, sauf pour acheter ma maison (...),
les leçons de morale je les attend donc avec sérénité ».
Rappelons que les salariés d'EIFFAGE, qui détiennent 22,4% des actions, n'ont actuellement pas le droit de céder leurs titres avant la prochaine assemblée générale, qui verra
s'affronter la Direction et son actionnaire indésirable Sacyr. Celui-ci possède désormais plus de 33% des titres, très près du seuil de déclenchement d'une OPA...
Un autre groupe espagnol RAYET a fait savoir le 04 avril 2007 qu'il avait acquis 4% des actions EIFFAGE, sans concertation avec SACYR...
Ce matin, la presse évoque l'arrivée
d'un autre actionnaire espagnol, qui pourrait être le promoteur immobilier IMMOCARAL, selon La Tribune. Cette hypothèse ne surprend pas JF ROVERATO : « Je serais très surpris
si nous n'avions pas un nouvel actionnaire d'ici à l'assemblée générale. Je serai même encore plus surpris si ce n'était pas un investisseur espagnol, bien entendu sans lien aucun avec SACYR...
Si on fait quelques calculs, on peut estimer qu'environ 5% du capital d'EIFFAGE se trouve dans des mains inconnues ». Il évoque la possibilité qu'un promoteur immobilier, « voire
plusieurs », détienne environ 1% du groupe.
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