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107.SUD
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souhaitait un mouvement social au lendemain du CCE du 15
février dernier ; hélas, nous n’avons pas obtenu en écho la moindre réaction positive : c’est d’ailleurs étonnant, car à la lecture de certains tracts ou 4 pages diffusés ces dernières
semaines, il nous semblait que le destin que nous prépare Eiffage, ainsi que les méthodes utilisées sans honte par la Direction, suscitaient une certaine réprobation… Ce ne fut là aussi qu’un
mirage.
On le
voit, même ces histoires de participation et d’intéressement auront une fin, tout ceci dans un contexte où Eiffage est en proie à l’incertitude sur les marchés financiers. Ainsi, dans
l’euphorie passagère que propagera bientôt la Direction au sujet de la participation et de l’intéressement, il appartiendra à chaque salarié de garder les pieds sur terre.
cette façon d’agir nous laisse plutôt
baba que cool…
D’ailleurs en coulisse, l’esprit confraternel cède sa place à une
toute autre méthode, qui pour l’heure s’adresse aux péagers : plusieurs d’ entre eux ont reçu ces derniers jours un courrier proposant (imposant) un poste, par exemple en viabilité
à une péagère de 60 ans, à 100 km de son domicile. Le courrier est envoyé avec une lettre type, le salarié n’a plus qu’à mettre quelques croix, d’accord ou pas d’accord, mais si après
quelques courriers de ce type le même agent maintient son désaccord, nous imaginons de quelle manière la Direction tournera cette méthode à son avantage, sur le thème : « nous lui
avons proposé des postes et il les a tous refusé ! ». Aujourd’hui ce sont les receveurs qui sont concernés, demain cette méthode fumeuse et révoltante sera la norme, il était bon
que chacun en soit informé…
s’inquiète de l’utilisation qui pourra être fait d’un tel accord ; Les pressions individuelles sont déjà légion, on peut alors craindre que la
Direction se saisisse de l’occasion pour inciter des salariés au départ, sans que ces derniers soient nécessairement bien informés du contenu (et donc des conséquences) d’une telle décision. ►
En effet
estime que l’allocation se veut bien en deçà de ce que peut valablement
espérer un agent qui achève une longue carrière au sein de notre Société. Il importe donc que chaque salarié prenne le temps de la réflexion, en se dégageant de toute pression extérieure, et en
observant de près, par simulation, ce qu’une telle option lui offrira à terme.
vous tiendra informé au fil des
mois de cette évolution capitale.
Ayant souvent fait l’objet de diverses rumeurs, le
sort des patrouilleurs semble se préciser depuis quelques jours. SUD, au travers des instances, a questionné la Société afin de découvrir enfin le devenir de la filière
Sécurité. On remarque tout d’abord que dans les districts en cours de fusion, chaque patrouilleur sera sûrement bientôt amené à tourner sur la totalité du nouveau (et long)
tracé ; on sera en quelque sorte dans la situation d’un double circuit, sauf que cette « innovation » inquiète SUD qui a dénoncé à plusieurs reprises la situation vécue sur les
secteurs à fort trafic où le double circuit existe déjà, à savoir qu’un beau jour, lorsqu’un des deux patrouilleurs prévus est absent (formation, congé, maladie…) on en vient à ne
plus le remplacer, si bien qu’un seul agent a en charge la totalité du tracé. Ces cas ont été démontrés maintes fois, particulièrement sur Rhône Ain, et la généralisation d’un tel
système est à craindre. Les tâches des patrouilleurs évoluent aussi de façon disparate ; il y a certes les interventions ponctuelles sur des voies automatisées, mais une nouveauté
apparaît du côté de Champagne Lorraine avec un accord d’entreprise régional transformant le patrouilleur en AMQ, le préambule de l’accord est très clair : « En
l’absence d’AMQ, la Direction Régionale Champagne Lorraine souhaite développer la mission des agents de surveillance et leur confier des tâches dites d’exploitation
péage… », ces tâches énumérées dans l’article 2 du même accord prévoient, entre autre : « intervention sur les BTT, TIS et BCMM ; Intervention sur les
périphériques, intervention en face avant et dans la BCMM, assistance du client, intervention sur barrières et gabarits, contrôle périodique du matériel des cabines, ramassage et
redistribution des courriers divers, affichages divers, nettoyage du matériel (piezos-predac), vidage des poubelles, perception exceptionnelle en liaison avec le LTS », l’accord croit
bon d’ajouter « qu’un tableau détaillé des tâches dites d’exploitation péage » sera annexé à l’accord (il semblait pourtant que la liste énoncée était déjà très
« détaillée »).
a refusé de signer un tel accord qui d’une part dénature la
fonction première des patrouilleurs et qui d’autre part va à l’encontre de l’accord 2004.3, la région Champagne Lorraine usant de ce procédé pour ne pas recruter d’AMQ.
n’en restera d’ailleurs pas là…
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