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L'information de SUD - Autoroutes MAI / JUIN
2006
Contact : 06 14 63 65 72 E-mail :sud.saprr@wanadoo.fr
De janvier à avril, j'ai travaillé pour le français Eiffage, de mai à
août je travaille pour l'australien Macquarie et de septembre à décembre je travaillerai pour l'espagnol Sacyr, car désormais une
Direction à trois têtes pilote notre destin. Nous pourrions rappeler que nous travaillons aussi pour une ribambelle de fonds de pension américains désormais présents au capital d'APRR... Et peut
être travaillerons-nous demain pour Abertis-Autostrade, à moins qu'une autre société de BTP espagnole ne s'invite au festin ou bien que nous assistions à une fusion en vue de contrecarrer
l'émergence d'Abertis - Autostrade ?
La privatisation d'APRR s'est produite il y a moins de 6 mois, la charité qui sied si bien à SUD nous empêche d'en remettre une couche sur toutes les inepties entendues à l'époque de la part d'individus qui, à trop fréquenter les bureaux des ministres et des patrons, finissent par ne plus très bien savoir où ils se situent? Et puis de toute façon, les personnes désirant connaître notre prose sur le sujet pourront toujours lire la grande presse nationale qui reprend régulièrement nos communiqués, comme ce fut encore le cas il y a peu de temps, suite à l'Assemblée Générale d'Eiffage le 19 avril dernier. Il est en effet important que les salariés d'APRR disposent d'un relais afin de contrecarrer les mensonges complices de quelques uns et afin aussi qu'ils bénéficient d'un relais auprès des médias pour que chacun sache ce qui se passe chez nous et ce qui se prépare pour demain... SUD se félicite d'être devenu depuis des mois le vecteur essentiel de cette information.
« SUD Groupe APRR » dérange lorsqu'il écrit, lorsqu'il pose des questions en CCE, lorsqu'il interpelle JF Roverato, lorsqu'il communique avec les médias... Des services ferment leurs portes, des districts sont en voie de fusion, des filières sont lentement mais sûrement regroupés, des ruptures de contrats de travail apparaissent, la Convention Collective s'apprête à imploser, les salaires sont en berne... et il faudrait dire que « TOUT VA BIEN » ?!
Ceux qui le prétendent timidement sur leurs tracts et qui se taisent en réunions sont décidément très éloignés de ce que vit chaque salarié dans son district ou son service. A trop s'agenouiller devant le Groupe Eiffage, on en vient à oublier définitivement ses propres collègues du Groupe APRR. SUD qui s'est opposé dès le départ à tout ce cinéma financier constate que la réalité que nous annoncions s'affiche désormais au grand jour.
La Chorale d'Asnières en tournée dans votre ville : rapprochement de districts et audits tous azimuts.
Eiffage-Macquarie-APRR (fusion de trois chorales de renommée internationale) entame sa
première tournée dans la Société... De districts en DRE, cette tournée agrémentée de quelques audits aura pour but de développer les synergies. La concentration de certains districts ne fait déjà
plus guère de doute. En Champagne Lorraine on nous parle déjà du rapprochement entre St Thibault et Magnant, entre Rolampont et Semoutiers alors qu'en AFC trois postes vacants sont bloqués depuis
des mois : le poste de Chef de District de Dole, un poste de Responsable à Choisey et un poste de Cadre Viab-Sécu à Courlaoux. Les autres régions ne seront pas épargnées, SUD s'inquiète beaucoup
des conséquences subies à l'avenir par les salariés de nos districts : qui a osé dire que tout va bien et que rien ne change vraiment depuis la privatisation d'APRR ?
Rhône Ain : 111 postes de patrouille non remplacés de janvier à avril 2006 ! La Sécurité toujours une priorité ?
SUD avait déjà dénoncé par le passé quelques cas de non remplacements de patrouilleurs en région Rhône Ain. Non seulement la situation ne s'est pas
améliorée, mais on constate même une forte aggravation, qui plus est en période de fort trafic ou de météo défavorable. Sur le terrain, le travail des agents présents devient insupportable : il
parait pourtant que la sécurité reste une priorité pour la Direction ? Ceci est inacceptable : on ignore le risque encouru par les agents, on amoindri la sécurité à l'encontre des usagers, tout
ceci pour qu'un Directeur de Région puisse présenter en fin d'année un budget qui plait à ceux qui ne voient au travers d'APRR qu'une formidable machine « à faire du cash ». Et SUD se préoccupe
d'autant plus d'une généralisation d'un tel système avec une vidéosurveillance omniprésente sur le tracé.
Direction Générale : on ferme !
Nouvelle conséquence de l'arrivée d'EIFFAGE -MACQUARIE à la tête de
notre Groupe : la Direction Générale 148 rue de l'Université à Paris fermera ses portes. Le personnel sur place est censé se redéployer sur le site d'Eiffage à Asnières... La Direction nous
oppose que cette DG parisienne incarne le « faste » de la précédente Direction, sauf que la tactique visant à faire payer aux salariés la gestion des années passées pourra désormais s'appliquer à
chaque restructuration : on pourra nous parler du « faste » dans nos régions, du « faste » dans nos districts, etc... SUD s'étonne d'avoir été le seul syndicat à voter CONTRE cette mesure qui
marque pourtant le Top-Départ de la réorganisation de notre Société, et SUD s'indigne par ailleurs d'entendre soudainement des commentaires négatifs à l'encontre de la précédente Direction alors
que c'est justement Eiffage qui a offert 500.000 euros à nos ex-PDG et DG : 500.000 euros de récompense pour avoir mal fait son travail, pas mal...
SIRA - SOREALP : Les sites de
Genay et Nemours rapatriés sur St Apollinaire ?
SUD craint que dès l'été prochain, les filiales de la radio autoroutière subissent de plein fouet un regroupement avec toutes les conséquences sociales que ceci engendre... De plus nous nous inquiétons de voir l'éthique de cet outil initialement dédié à la Sécurité se transformer au fil du temps en « instrument commercial », les messages liés à la sécurité cédant leur place à des flashs beaucoup plus « commerciaux ». Il faut dire que dans le « pack APRR », l'Etat a offert aux repreneurs une radio, sans imposer que cette dernière poursuive sa mission première : la faille n'aura échappé à personne...
VIABILITE : la DRE Bourgogne réorganise en douce…
SUD n’a jamais cessé de marteler que la privatisation d’APRR allait avoir des conséquences sociales bien au-delà de la seule filière Péage… Les exemples égrenés
dans ce 107.SUD vous le démontre. Nous pouvons aussi vous parler de la Viabilité qui, du coté de la Bourgogne, tente de se réorganiser en prenant soin d’éviter tout dialogue direct avec les
instances sociales… Changement d’horaires pour le fauchage avec fauchage entre districts (histoire de gommer petit à petit ces fameuses « frontières » entre nos lieux de travail), suppression de
3 fourgons Viabilité (Beaune et Pouilly), pour l’entretien des édicules on supprime les fourgons qu’on remplace par des Partner… SUD et d’autres sont intervenus afin de contrecarrer de pareilles
mesures mais la détermination semble grande du côté de la Direction. La crainte se constate en particulier dans la suppression des limites de nos districts, ceci n’implique pas que la Bourgogne,
nous le savons d’autant mieux que les rapprochements entre Districts sont en marche dans nos régions : qui a dit que la privatisation n’allait rien changer
?!
Péage : une automatisation imposée aux salariés…
Il y a ceux qui estiment que l’automatisation des péages
et ses conséquences a pour origine l’accord 2004.3, oubliant du même coup que des péages ont été automatisés et du personnel malmené en 2002, en 2003,… c'est-à-dire à une époque où cet accord
n’existait pas : en ce temps-là d’ailleurs, aucun nouveau métier n’était proposé, aucune indemnité de sortie du 3x8 n’était offerte, aucune mesure financière n’était accordé aux agents du fait de
leur éloignement géographique, rien n’était offert aux salariés et pourtant les péages continuaient d’être automatisés… En gros nous reposions à l’époque sur un accord absolument vide, et durant
ce temps les péages étaient automatisés à tour de bras. Sans le moindre accord d’entreprise et avec une privatisation qui tourne actuellement au chaos, nul doute que la Filière Péage vivrait à
l’heure actuelle un Plan Social de grande ampleur (il suffit de voir à quelle vitesse et avec quelle brutalité des services sont actuellement restructurés ou fermés). Chacun est en droit de
critiquer un accord mais après la critique il faut voir apparaître des PROPOSITIONS : Or, sur ce point, nous ne voyons rien de nouveau par rapport à ce qui est écrit dans l’accord 2004.3. C’est
tellement simple ! On joue avec l’angoisse des salariés, on accentue les peurs… Et après ? L’automatisation qui touche bien des secteurs d’activité en France et dans le monde est le fruit de
l’économie de marché, de la politique de rendement financier : elle nous a été imposé, chaque agent la subi de plein fouet, elle a été mise en place chez nous voici des années : fallait-il
simplement attendre un plan social et ne rien faire ? La Direction aurait sans doute préféré une telle option… Libre à chacun de verser dans un populisme facile mais désespérément creux. Les
salariés des péages attendent autre chose que de vaines polémiques autour d’un sujet qui mérite de prendre de la hauteur. Ce n’est pas l’accord 2004.3 qui a automatisé les péages, ce n’est pas
cet accord qui met malheureusement sur la touche des salariés envers qui une Direction léthargique est incapable de proposer un véritable projet d’avenir. Ce que nous vivons dans le secteur
autoroutier est à l’image de ce que subissent tant de salariés en France, c’est la course au profit qui, d’ailleurs, s’incarne si bien dans la privatisation de notre Groupe.
Le Fonds américain ELLIOTT détient 10% d’APRR : quand une privatisation tourne au fiasco…
Le 08 mai dernier, le fonds américain Elliott qui détenait
jusqu’alors 7% du capital d’APRR a fait savoir à l’Autorité des Marchés Financiers qu’il a franchi le seuil des 10%. Ce fonds américain « se réserve désormais le droit de demander des fauteuils
au Conseil d’Administration d’Autoroutes Paris Rhin Rhône ». Rappelons qu’Eiffage et Macquarie ont échoué dans leur prise de contrôle d’APRR, ne réunissant finalement que 81% des titres, la part
restante étant détenue tant par des particuliers que par des fonds qui exigent désormais davantage que 61 euros par action, ayant déjà récupéré au passage un dividende de 1,72 euro par action
octroyé par Eiffarie. Comme SUD l’affirmait récemment, la signature d’avenants au sein de notre société n’aura rien offert de mieux aux salariés que 61 euros par titre, avec en prime de l’argent
bloqué de force durant 5 ans sur les Sicavas Eiffage : si c’est un fiasco pour Eiffarie, c’est une bien mauvaise nouvelle pour les salariés, d’autant que la présence au capital d’un fonds comme
Elliott nous fait craindre le pire quant aux exigences en terme de rentabilité financière, et à ce jeu-là ce sont aussi les salariés qui paient la note !
Eiffage dos au mur, l’espagnol SACYR impose un dialogue jusqu’alors refusé par Eiffage…
Le journal Les Echos reprenait il y a peu le communiqué de presse de SUD dans lequel nous faisions part nos
préoccupations suite à l’Assemblée Générale d’Eiffage le 19 avril dernier. La montée en puissance de Sacyr à plus de 30% du capital change radicalement la donne, Sacyr ayant d’ores et
déjà fait obstacle à trois résolutions apportées par JF Roverato lors de cette AG. Si pour l’instant l’espagnol n’a pas encore d’administrateurs, il apparaît qu’Eiffage se retrouve dos au mur et
qu’il est désormais contraint de parlementer avec Sacyr qui est devenu de très loin le premier bloc d’actionnaires d’Eiffage ; on notera au passage que l’actionnariat salarié présenté
comme un « rempart » à toutes tentatives d’OPA n’aura nullement empêché une action hostile de la part de Sacyr : un mythe de plus qui s’écroule…
SALAIRES 2006 :
« L’objectif de la prime de 1000 euros est de répondre aux préoccupations
exprimées sur le pouvoir d’achat des salariés » (extrait de la circulaire gouvernementale n° 2006.7 du 05 janvier 2006). Depuis des années SUD martèle que la dégringolade du pouvoir
d’achat qui s’exprime entre autres dans la hausse vertigineuse des tarifs de l’énergie (pétrole, électricité, gaz) doit trouver une issue au travers d’un soutien
salarial fort. Le 18 mai dernier, SUD (ainsi que tous les syndicats d’APRR à l’exception de CFDT) a signé l’accord salarial 2006 intégrant une hausse de + 1,8% au 01 janvier 2006 à
laquelle s’ajoute + 1 point d’indice pour les échelles 6 à 9A (au 1er juillet 2006) et 1.000 € de bonus. Ces mille euros, contrairement à la participation bloquée de force sur la Sicavas
Eiffage, pourront donc être librement versés au salarié, sans conditions ni contraintes. SUD a signé cet accord qui pour 2006 soutiendra financièrement chaque agent, dans une
parfaite égalité puisque chaque salarié quel que soit son échelle ou son taux d’emploi recevra 1000 €. C’est donc une mesure égalitaire qui, pour SUD Autoroutes, devra désormais servir de
base aux futures négociations salariales. La prime de 1.000 euros sera virée sur le compte bancaire le 30 juin prochain et elle apparaîtra sur le bulletin de salaire de juillet 2006.
Retrouvez l’
ctualité d’APRR, Eiffage, Sacyr et toute l’actualité
sociale de SUD Autoroutes sur le blog :
http://sudautoroutes.over-blog.com/
ou en tapant « Sud Autoroutes » dans votre barre de recherche…Déjà + de 11.000 visites depuis sa création ! Parce que chaque salarié a droit à l’information…
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