Annick Coupé (Secrétaire Générale SOLIDAIRES) était lundi à Lille.
Après Bernard Thibault et Alain
Olive, patrons de la CGT et de l'UNSA, c'était au tour d'Annick Coupé, porte-parole de l'union syndicale Solidaires, de passer par Lille, campagne des prud'homales oblige. Objectif du
syndicat ? Franchir le cap des 5 % le 3 décembre.
« On ne pourra plus nous taxer d'être une organisation présente seulement dans
la fonction publique. » Secrétaire régional de l'union syndicale Solidaires, Vladimir Nieddu se réjouit du développement de son syndicat dans le privé. « On est, pour ces
élections, présent dans le commerce, l'agriculture, l'industrie... », clame la figure nordiste du syndicat qui affiche aujourd'hui 9 000 adhérents au compteur.
Pour le scrutin du 3 décembre, Solidaires présentera 48 listes « qui couvrent 80 % du corps électoral ». Alain Mercier, autre secrétaire régional, rappelle que « lors des élections de 2002, nous en étions à 6 listes ». Du progrès, donc. Il y a six ans, le syndicat avait récolté entre « 4,5 % et 5 % » des suffrages. Aujourd'hui, l'objectif, dixit Annick Coupé, est « au niveau national de dépasser les 5 % ».
À l'instar de Bernard Thibault et d'Alain Olive, Annick Coupé place les élections du 3 décembre sous le signe de la crise économique. « C'est aux salariés qu'on va la faire payer », tonne la syndicaliste, qui dénonce « le démantèlement du service public » et le choix « de déréglementation totale du gouvernement ».
Selon Annick Coupé, Solidaires a été la seule organisation syndicale exclue du financement public de la campagne électorale . « Xavier Bertrand a donné 5 millions d'euros à l'ensemble des organisations syndicales et patronales pour les aider à payer la campagne mais pas à nous. On réclame une égalité de traitement. » Et Vladimir Nieddu de soupirer : « Solidaires est une organisation qui dérange. On est un syndicalisme revendicatif. » •
La voix du nord.fr

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