Cet automne 2008 fait planer une drôle d’atmosphère : en France, le chômage s’emballe à nouveau avec 40.000 demandeurs d’emplois de plus pour le seul
mois d’août (et un record depuis 15 ans malgré la multiplication des contrats précaires, il faut savoir qu’aujourd’hui en France 57% des contrats signés par les salariés sont des CDD de moins
d’un mois), la planète financière est au plus mal avec des faillites bancaires à la pelle (parmi lesquels des géants de la finance, tant aux USA qu’en Europe, avec des dizaines de milliers de
suppressions d’emplois à la clé), les Etats injectent des centaines de milliards afin d’éviter le naufrage complet du système capitaliste, allant même jusqu’à renationaliser ! Certains
réclament à ce que les responsables de cette faillite soient sanctionnés ! Mais le fait d’avoir par exemple privatisé à la hâte plusieurs entreprises en les offrant à de grands
groupes de la finance laisse assez vite supposer où se trouvent les responsables !
Cette Direction fait fondre l’effectif par des pressions multiples, évitant tout
plan de sauvegarde de l’emploi alors que cette gestion crée délibérément des situations de sureffectif qui conduisent des salariés à quitter la société ou a fortement envisager de le faire.
Il est alors temps qu’une prise de conscience collective voit le jour car il est faux de croire qu’avec les départs de certains, les « restants » seront moins
inquiétés, simplement parce que les objectifs financiers d’Eiffage – Macquarie sont démesurés, le contexte financier mondial mais aussi la baisse de trafic nécessiteront une pression
accrue en terme de réorganisation. La mobilité géographique et la disparition de son emploi ne concernent pas « que les autres ». Et l’immobilisme dans un tel contexte
ne laisse tranquille que la Direction.
SICAVAS EIFFAGE : quand 107 euros n’en valent plus que 35…
Entre le placement obligatoire de la Participation et le cours plancher de 35 €uros atteint le 30 septembre 2008 par le titre Eiffage, chaque salarié a vu sa participation fondre de 65%, difficile en pareil cas de
clamer que l’arrivée d’Eiffage aura au moins permis au personnel d’engranger des primes conséquentes, car entre le chiffre inscrit sur le relevé de participation et la réalité au bout de quelques
mois de placement, on constate que les deux tiers de la somme versée peuvent rapidement finir par se
volatiliser.
Ainsi, un agent qui avait cru recevoir 1500 € de participation aux bénéfices n’en possède finalement que 525 ! Pourtant les bénéfices de l’entreprise APRR (et les récompenses octroyées à quelques uns) ne fondent pas d’un centime ! c’est la magie de l’épargne salariale au sein d’Eiffage !
Et ce n’est sans doute pas terminé, avec cette fois-ci un contexte financier international en pleine crise, une crise partie pour durer « au moins 18 mois » selon les spécialistes. Quant à l’action EIFFAGE, de plus en plus la voient tomber sous les 30 € au cours des prochaines semaines…
Au printemps dernier,
qualifiait la Sicavas Eiffage de « placement à fuir », la
Direction disait évidemment le contraire, les faits parlent d’eux-mêmes… Nous sommes bien loin des déclarations de Mr Nourry pour qui
« 85 euros » semblait être la valeur réelle du titre Eiffage. Souvenons-nous aussi que fin 2006 était
proposé le plan Eiffage 2011, Eiffage soldait ses actions à 48,50 euros (et une décote de 20% sur la valeur réelle !), ces derniers jours le titre se situe 10 euros plus bas que cette
fameuse décote tant vantée à l’époque par notre PDG.
Selon Mr Roverato, « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ». Par contre, si leurs racines plongent dans les bas fonds, elles finiront bien par croiser la Sicavas Eiffage !…
FRAUDE, R.A.U., négociation Péages : les emplois fantômes chez APRR
Si les 600 créations d’emplois promises par Eiffage au lendemain de la privatisation d’APRR ne sont déjà plus qu’un lointain souvenir, il apparaît que cette notion
« d’emplois fantômes » à la vie dure au sein de notre Groupe. Ainsi, dans la négociation sur l’évolution des péages, la Direction refuse de prendre à bras le corps l’épineux dossier des
effectifs de receveurs durablement touchés par l’automatisation.
considère pourtant qu’un tel dossier mérite
plus que quelques retouches.
La négociation Péage
s’enlise autour de discussions autour du seul contrat CDIA, on nous annonce que dans cette filière, des agents se « spécialiseront » autour d’un thème (fraude, perception,
vente TIS,…) mais en observant la réalité du terrain,
constate que les tours de service ne font
que colmater des brèches multiples, les postes mis en place ne garantissent pas l’avenir des salariés, on « fait faire des heures » afin de dissimuler l’extrême gravité
de la situation, alors que la Direction ne voudra plus d’aucun péager d’ici 3 ou 4 ans. Les autres secteurs (TIS, Fraude…) ne sont pas créateurs d’emplois, la question étant déjà de garantir
l’emploi aux salariés actuels de ces activités.
Ailleurs, comme chez SANEF, les contrats « week-end » pullulent (il s’agit de CDI uniquement pour des postes de jour du vendredi après midi au dimanche), est-ce de tels contrats précaires qui peuvent assurer la sérénité d’un salarié ?
La perspective de « postes
Fraude » est tout aussi fumeuse : en région les rares postes ne sont que des glissements d’individus, nullement de création d’emplois nouveaux ; en district aucun
poste Fraude ne sera jamais créé, l’activité lié au contrôle existe depuis des mois et elle ne concerne que quelques postes éparpillés à la va-vite au gré des heures devant être
accomplie par des receveurs privés de perception du fait de l’automatisation grandissante.
Quant au réseau RAU, séparé de la gendarmerie, la Direction a raconté aux médias qu’une charge équivalente à 50 emplois serait nécessaire, mais elle n’a jamais promis la « création
de 50 emplois » ; la surcharge de travail est simplement distribuée sur un effectif existant.

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