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Section APRR                           

 

OBJET :        Bilan Social au sein d'APRR

depuis le 22 décembre 2005

 

Monsieur le Directeur Opérationnel APRR,

 

 

 

 

Les Employés seront au coeur du groupe Eiffage

¡          un projet industriel présenté par Eiffage et Macquarie permettant non seulement le maintien mais surtout le développement de l'emploi

¡          Engagement d'Eiffage de proposer des solutions de ré affectation dans le même bassin d'emploi

 

Des Engagements fermes de création d'emplois

 

 

 

 

 

P  600 emplois de proximité

Engagement

De création d'emplois

     ¡       Actions de valorisation du patrimoine national et culturel dont Eiffage se propose de prendre l'initiative

 

 

¡    Choix des sites après concertation avec tous les acteurs et parties prenantes impliqués

¡    Exemple du Viaduc de Millau et de son impact sur Millau et le département de l'Aveyron

 

Un rapprochement respectueux des identités

¡    Organisation d'APRR - AREA dans la continuité

¡    Statut individuel et collectif des salariés d"APRR et d"AREA respecté

¡    Maintien des instances représentatives du personnel

 

 

 

 

-                    

 

-                     Déménagement de la Direction Générale à Paris qui  a vu la disparition de 39 postes dont une vingtaine de suppressions de poste, pouvant être caractérisée de licenciement pour motif économique. Ce déménagement s’est opéré au mépris des instances représentatives du personnel = délit d’entrave.

 

-                     Regroupement/fusion/absorption entre les sites d’Autoroutes INFO (SIRA-SOREALP) ayant des conséquences sur les effectifs et les conditions de travail du personnel concerné…

 

-                     Regroupement des districts (sans concertation avec les instances représentatives du personnel) ayant d’ores et déjà des conséquences visibles sur les effectifs et les conditions de travail par la diminution de responsables d’activité, et demain sur les agents viabilité, les patrouilleurs, les péagers, les parcs et bâtiments, les administratifs, etc… Ce schéma se mettant en place de façon sournoise et dans une opacité plus que suspecte…

 

-                     Regroupement des régions avec à la clé l’annonce par la Direction d’une baisse des effectifs de 65 salariés sur 3 ans + la suppression de 3 PC Régions sur 6 ayant fatalement des conséquences sociales sur le personnel + l’annonce d’un allégement des structures sur l’ensemble de l’Exploitation qui à court terme auront des répercutions sur les emplois…

 

-                     Remise en cause des instances représentatives du personnel conséquence du regroupement des régions…

 

-                     Non respect des accords d’entreprises :

è Accord péage N° 2004.3

è Accord CDIA N° 2002.2

èAccord Nouveau tour de service N° 2001.1

è Accord Activités postées 3X8 N° 2000.2

-                     Modifications au pas de charge des contrats de travail…dans l’intérêt unique de l’employeur…

 -                     Pressions inadmissibles sur le personnel avec pour exemple les courriers envoyés récemment au domicile de péagers avec une proposition d’emploi d’une autre filière (Agent Autoroutier) à plus de 100 Kms du domicile avec obligation de réponse (proposition faîte à des péagères de 60 ans), bafouant par là-même l’accord péage 2004.3 è Site pilote sur Champagne-Lorraine…

 

-                     Négociation d’un accord d’Etablissement (Site Pilote Champagne-Lorraine) pour les Patrouilleurs avec dans le préambule « afin de ne pas recruter d’AMQ (d’Agent Maintenance Qualité) », bafouant ainsi l’accord péage 2004.3 è Quelles sont les perspectives d’avenir pour le personnel péage sur cette région mis à part la proposition de rejoindre la filière Viabilité à plus de 100 Kms de chez eux ? De qui se moque-t-on ?????

 

Où est la synergie recherchée par le staff de Direction par le regroupement des régions lorsque l’on constate une telle contradiction ?

 

Cette liste est loin d’être exhaustive. On peut constater l’ampleur des dégâts face à cette désorganisation bien orchestrée par notre staff directionnel…  Les résultats financiers sont excellents mais le climat social est au plus bas, car aucun signe porteur d’espoir dans la sauvegarde des emplois n’apparaît au sein du carnet de route établit et présenté au jour le jour par la Direction…

 

Où est le respect de vos engagements pris lors de la réunion CCE du 22 décembre 2005 ?

 

A QUOI FAUT-IL S’ATTENDRE DEMAIN ?  

 

Dans l’attente d’une réponse argumentée et porteuse d’espoir pour les milliers de salariés du groupe APRR…

 

 

 

                                                                                  Le Délégué Syndical Central SUD

 

 

 

                                                                                              JP Campanato

 

Copie :            Mr R.......

 

 

                       Tous les Directeurs Régionaux

 

                       Tous les Délégués Syndicaux d’Etablissement SUD

                         Mr B.......

 

Recevez, Monsieur le Directeur Opérationnel, mes meilleures salutations.

 

 

 

 

Tels étaient vos engagements le 22 décembre 2005 lors de la réunion CCE. Un an après, on peut déplorer que ces engagements couchés sur le papier n"auront pas été suivis "..d'actes visibles et concrets sur le terrain. Bien au contraire,  l'ensemble des salariés du groupe APRR ne peuvent que constater qu'aucun des engagements pris par le consortium EIFFAGE - MACQUARIE n'auront été tenus, impliquant une défiance bien légitime de votre personnel à votre égard quant aux stratégies orchestrées au pas de charge par le groupe opérationnel, à savoir :

                          ¡          emplois de proximité       autout du éveloppement touristique et de la vente de produit régionaux.

Pour rappel, lors de la prise de contrôle d'Autoroutes Paris Rhin Rhône par le consortium EIFFAGE - MACQUARIE, un plan de présentation élogieux fût étayé, documents à l'appui par Monsieur ROVERATO lors d'une réunion CCE extra-ordinaire le 22 décembre 2005 à PARIS.

 

 

 

ENGAGEMENTS D'EIFFAGE - MACQUARIE lors de la réunion du Comité Central d'Entreprise du 22 décembre 2005 à Paris :

 

 

 

Autoroutes Paris Rhin Rhône

 

                                                                                  Monsieur Philippe NOURRY

 

 

 

LETTRE OUVERTE

Affichage tous lieux de travail

                                                                                  Directeur Opérationnel APRR

                                                                                  36 rue du docteur Schmitt

                                                                                   21850 Saint-apollinaire

 

 

 

                                                                                   Saint-Apollinaire, le 27-02-07

Compte-Rendu Réunion Convention Collective Nationale de Branche
Du 22 février 2007 à PARIS
 
 
 

Pour eek Autoroutes
CAMPANATO Jean-Pierre             APRR

            BOGOSAVLIJEVICH Daniel        AREA
            BERJONNEAU Patrick                    ASF
 
 
 
ORDRE DU JOUR :
 
-                     Négociation accord CATS (Cessation Anticipée de certains Travailleurs Salariés)
 
 
 
 
Négociation accord CATS (Cessation Anticipée de certains Travailleurs Salariés)
 
Le projet d’accord a été envoyé le 15 février 2007 à l’ensemble des organisations syndicales, il sert ce jour comme document de travail.
 
 
eek demande dans un souci de clarté de faire apparaître l’ensemble des Sociétés adhérentes à l’ASFA pour qu’ainsi chacun des salariés concernés sachent qu’ils entrent dans le champs d’application de cet accord de branche…
 
La Direction répond que ce n’est pas possible, étant donné que la liste des Sociétés adhérentes peut évolué à tout moment, ce ne sont pas les Sociétés qui signent l’accord de branche mais l’ASFA, ce serait une erreur de le faire, nous n’avons pas à l’écrire mais effectivement il faudra une bonne information auprès des salariés adhérents à l’ASFA…
 
POUR INFORMATION les Sociétés adhérentes de l’ASFA à ce jour sont :
            - ALIS                                    Autoroutes de liaison Seine-Sarthe
            - APRR                      Société des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône
            - AREA                      Société des Autoroutes Rhône-Alpes
            - ASF                          Société des Autoroutes du Sud de la France
            - ATMB                      Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc
            - CCI du Havre          Chambre de Commerce et d’Industrie du Havre
            - CEVM                     Compagnie Eiffage Viaduc de Millau
            - COFIROUTE          Compagnie Financière et Industrielle des Autoroutes
            - ESCOTA                 Société des Autoroutes Estérel-Côte d’Azur, Provence, Alpes
            - Sanef                                    Sanef
            - SAPN                       Société des Autoroutes Paris-Normandie
            - SFTRF                     Société Française du Tunnel Routier du Fréjus
            - SMTPC                    Société Marseillaise du Tunnel Prado Carénage
 
Page 2 de l’accord è Rajout dans le préambule de l’adhésion de eek Autoroutes le 29 août 2006 à la Convention Collective Nationale de Branche
 
La Direction rappelle que cet accord de Branche portant sur la CATS est une première étape puisque les entreprises adhérentes à l’ASFA devront (si ils le souhaitent) conclure un accord d’entreprise afin de définir les modalités d’application de l’accord CATS et pour se faire il doit obligatoirement y avoir dans l’entreprise un accord GPEC qui peut être distinct de l’accord CATS (il faudra alors que l’accord CATS face référence à l’accord GPEC) et il faut aussi un accord tripartite obligatoire entre l’Etat, l’Entreprise et l’organisme collecteur (puisqu’il y a une prise en charge partielle par l’Etat)…
 
eek demande quelques précisions concernant les travailleurs handicapés pouvant entrés dans le champs d’application de l’accord CATS, quels sont les critères retenus ? Quel est la notion de travailleur handicapé ?
 
La Direction a dans un premier temps du mal à répondre à la question en indiquant qu’une note d’application sera établie dans chaque entreprise pour une bonne application où seront précisés les critères retenus…. Puis indique qu’il y a les victimes d’accidents de travail / maladies professionnelles indemnisés à hauteur mini de 10 %, les salariés COTOREP, pension invalidité 1ère et 2ème catégorie. C’est au salarié de démontrer le niveau du handicap (montant de la rente, pourcentage d’invalidité, ect…).
IMPORTANT : Le salarié doit être déclaré travailleur handicapé à la date d’entrée en vigueur de l’accord CATS au niveau de la Branche
 
Pour le versement de l’allocation CATS :
 

-                     Part employeur
= organisme collecteur (UNEDIC)
-                     Part de l’Etat
 
 
 
Versement d’une seule allocation
Pour information :      les cotisations retraite sont calculées sur la globalité de l’allocation
 
 
Montant de l’allocation :
 
La Direction a beaucoup « pataugé » pour sortir une simulation concrète suite aux interventions répétées de SUD (au regard du résultat de la simulation, on comprendra mieux la gène de la Direction)
 
EXEMPLE
Pour une rémunération moyenne de 2000,00 € BRUT/ mois (inférieur au plafond de la sécurité social qui est à 2680,00 €)
Le versement de l’allocation serait de l’ordre de 73 % du salaire NET antérieur soit une perte de 27 %
 
SUD fait remarqué que la démonstration n’est pas clair, ce que le salarié souhaite connaître, c’est combien il aura chaque mois sur son compte…
 
Mr BOCCARDI (Secrétaire Général APRR) a voulu faire « péter » sa science en donnant ses calculs pour 2000,00 € Brut è 23 % de charge soit 1540,00 € NET. Le salarié aura 1440,00 € d’allocation dans le cadre du CATS…
Gros malaise du côté de la Direction car la démonstration de Mr BOCCARDI est erronée… ON REPREND LE CALCUL
 
Sur l’exemple de 2000,00 € BRUT / salaire mensuel moyen
         2000,00 € X 65 % = 1300,00 € (base de calcul de l’allocation)
(65 % est la base maxi où l’Etat participe financièrement, au-delà c’est à la charge de l’employeur)
1300,00 € X 11,8 % (charge Social) = 1146,60 € (Montant de l’allocation)                                 
                                                                  hors mutuelle prévoyance
 
soit une perte sur 2000,00 € Brut
Salaire antérieur : 2000,00 € X 23 % (charges sociales)       = 1540,00 €
 AllocationCATS   :      1146,60 €
          Différence   :  
- 393,40€ 
 
                                      
 
Le salarié qui part dans le cadre du CATS ne peut exercer une autre activité…
 
La direction souligne le faitqu’il s’agit là d’un exemple mais qu’il faudra faire les calculs pour les salariés concernés ou intéressés au cas par cas…
 
CGC indique que nous sommes dans la négociation de l’accord de branche, lors de la négociation de l’accord en entreprise, il faudrait voir pour une prise en charge supérieur…
 
CFDT rajoute que l’Etat ne prend pas en charge la retraite complémentaire
 
La Direction répond que la retraite complémentaire est calculée sur la globalité de l’allocation…
 
eek demande si les années CATs entrent dans la détermination de la pension de retraite…
 
La direction répond NON puisque ce sont les 25 meilleures années qui sont retenues pour le calcul de la pension retraite…
 
eek souligne le fait que les salariés bénéficiant d’une pré-retraite progressive, on était très mal informé à la base puisque la part ASSEDIC n’est pas pris en compte dans le versement des cotisations retraites, ce qui pénalise fortement le salarié lorsqu’il fait valoir ses droits à la retraite…wink
 
La Direction admet ce point mais souligne le fait que l’accord CATS est plus favorable sur ce point…
 
CGT demande pourquoi bloquer les modalités de calcul du CATS à 65 %, il serait bien d’indiquer au minimum…
 
La Direction répond qu’elle ne souhaite pas s’immiscer dans le choix des entreprises de la branche…
 
La Direction souhaite préciser que l’allocation CATs est versée mensuellement… et l’indemnité de départ à la retraite est versée au moment de la mise à la retraite… Il est rappelé que dans le cadre du CATS et si le salarié a son nombre de trimestre = retraite à taux plein è il part à la retraite (par exemple à 60 ans, si pas son nombre de trimestre à 60 ans, il va jusqu’à ce qu’il soit à taux plein avec comme maximum 65 ans). L’employeur a connaissance du départ à la retraite du salarié puisque au moment de l’adhésion au CATs par le salarié, il doit préciser son nombre de trimestre.
 
Date d’entrée en vigueur
 
Débat sur la date d’entrée en vigueur de l’accord de branche (CATS), la Direction ayant retenu dans un premier temps le 1er juin 2007 notamment du fait que le législateur (l’Etat) peut revenir à tout moment sur ce type d’accord suite aux présidentielles…
 
eek souligne le fait qu’il ne faut pas que se prétexte incite à négocier à la « hussarde », il ne faut pas bâcler d’autant qu’il y a beaucoup de négociation en cours notamment chez ASF où il n’y a pas d’accord GPEC…
 
Toutes les organisations Syndicales (sauf eek) demandent d’indiquer comme entrée en vigueur le 1er mai 2007. Sud souhaite le 1er juin 2007
 
La Direction indique qu’elle va envoyer l’accord CATS rectifié à la DGEFP (Services de l’Etat) afin de présenter « tout chaud » l’accord amandé pour validation de sa rédaction…ce dans un délai très court si possible…
 
A souligner :
Cette accord a pour objectif de faire partir du personnel sans compensation d’embauche à la clé, ce que les accords similaires antérieurs intégrées…
 
PROCHAINE Réunion de Branche prévue le 16 MARS 2007 pour séance de signature
Merci de faire remonter POUR ou CONTRE la signature de cet accord de Branche CATS avant le 10 MARS 2007 dernier délai
 
FIN DE REUNION 13 H 00
Enquête : Premier bilan de la privatisation
  1. AUTOROUTES : LE GRAND DERAPAGE
En voici quelques extraits : Pour l’intégralité du dossier,
procurez vous le dernier
AUTO PLUS du 06 mars 2007
 N° 965 (pages 68 à 74).
Autoplus dénonce des hausses de prix souvent excessives : Le business des autoroutes se porte bien, merci. Pactole assuré pour les actionnaires : des tronçons ont vu leur tarif multiplié par quatre par rapport à la moyenne nationale. Les bénéfices n’en finissant pas de croître : + 35% chez Aprr.
Services : la dégradation est déjà sensible. Equipements au rabais et réduction de personnel sont les premières conséquences visibles. Ce qui n’est pas sans risques pour la sécurité. Les problèmes se multiplient, comme le 29 Juin dernier sur Aprr au péage automatique de Montigny-le-Roi (A31) où le blocage d’une barrière a provoqué un embouteillage remontant jusque sur l’autoroute !
107.7 autoroute info est muselée et aux ordres d’Aprr. Les effectifs ont fondu au détriment de l’information de proximité, notamment en cas d’accident.
Essor du Télépéage = moins de péagers aux caisses. Les employés sont en sous effectif = + de files d’attente.
Nouvelle tendance : recours à la sous-traitance, avec un risque d’allongement du délai d’intervention notamment pour le salage ou le déneigement des voies.
a9.patro.d5flash.jpg (11177 octets)Moins de Patrouilleurs. Le nombre d’employés est réduit partout au strict minimum avec des conséquences sur la surveillance et la sécurité (voiture en panne, objet sur chaussée..) Délais d’intervention + longs etc… Omniprésence de la vidéo-surveillance : elle permettra de supprimer encore + de patrouilles.
Le règne du tout-automatique : En cas de souci, il faut attendre pour être dépanné !
Le péage du futur sera tout automatique.
Placé sur un portique, un scanner lira les plaques d’immatriculation. La facturation arrivera ensuite directement à domicile… c’est le système Free-Flow. Généralisation du paiement automatique (moins coùteux que des salariés): des sorties d’autoroute sans la moindre présence humaine.
 
 
 
En résumé :  la casse sociale entraîne aussitôt les gênes pour l'automobiliste... et tout ça va se multiplier...affraid
Interviews: jean Pierre Campanato

 

Délégué syndical Central SUD Chez Aprr et secrétaire général du syndicat SUD AUTOROUTES

 L’automatisation des péages va-t-elle se généraliser rapidement ?

eek    J-P-C : Le mouvement s’accélère nettement, contrairement aux promesses qui nous avaient été faites, notamment celle qu’il n’y aurait pas de casse sociale. Et tout cela se fait du jour au lendemain, sans explications. D’ici à 2008 ou 2010, tous les péages seront concernés ! Il n’y aura bientôt plus personne dans les gares.

 Pour les automobilistes, cela remettra-t-il en cause la qualité du service et, donc la sécurité ?

 eek    J-P-C : On est évidemment en droit de douter que cette absence de personnel sera bénéfique aux conducteurs ! Le trafic autoroutier ne fait qu’augmenter, les prix aussi. Et, pourtant, le personnel est remplacé progressivement par des caméras. Avec moins de moyens et moins d’employés, nous essayerons de faire aussi bien. Mais pas mieux, comme certains voudraient le faire croire.


 

 

                                                                                            
 
Accord de Branche CATS « Cessation Anticipée d'Activité de Certains Travailleurs Salariés » : Pourquoi SUD Autoroutes ne le signe pas?
 
L'accord de Branche CATS vient d'être conclu au niveau de notre Branche d'activité, seul SUD Autoroutes n'a pas souhaité apposer sa signature sur un accord de Branche qui nous paraît à la fois peu ambitieux, trompeur vis à vis des salariés, en ajoutant par ailleurs que dans le contexte social actuel, nous craignons qu'un tel accord se transforme en outil de casse sociale entre les mains des Directions des sociétés autoroutières concernées.
 
Cet accord de Branche pourra désormais être négocié société par société (même si rien ne l'oblige...).
 
SUD Autoroutes constate qu'à l'application d'un tel accord visant au départ de salariés (ce qui ne peux que convenir aux Directions, à l'heure actuelle), aucun salarié qui bénéficiera du CATS ne sera remplacé : ce qui confirme notre point de vue quant à l'outil de diminution drastique des effectifs que constituera un tel accord. Et ceci annonce déjà des conditions de travail fortement détériorées, du fait d'un sous effectif, pour ceux qui resteront... et qui subiront.
 
En jouant sur la participation de l'Etat et sur les efforts non négligeables des salariés (qui y perdent 30% de leur salaire), on remarque donc bien peu de contraintes pour les entreprises concernées : comment être en osmose avec un principe qui verra des entreprises alléger leur effectif en ne mettant quasiment pas la main à la poche en direction des salariés partants ? Comment accepter qu'un salarié termine sa carrière avec, pour base actuelle, 65 % de son salaire pour solde de tout compte ?
 
L'accord ne prévoit pas d'obligation de négocier positivement dans les entreprises ; qu'adviendra t-il désormais, entreprise par entreprise ; d'une part le résultat final en sera donc un accord peu équitable : d'une société à l'autre, des salariés qui bénéficieront de cet accord CATS ne partiront pas avec les mêmes conditions. D'autre part, les entreprises n'envisagent aucun plan de préretraite, ni préretraite conventionnelle au bénéfice des autres salariés.
 
Si l'idée de départ se voulait positive (et remportait dans le principe l'adhésion de SUD Autoroutes), le résultat final est très éloigné de nos attentes, si éloigné que nous ne pouvons avaliser pareil accord.
107.SUD

                                                                   
                  Section APRR

Mars/Avril 2007
                                                                           
 : 06 14 63 65 72                                   
 
 
Les Districts et les Directions Régionales s’interrogent
 
Accord CATS Cessation Anticipée d’Activité / La nouvelle classification en marche 
 
L’avenir de la Filière Sécurité / Eiffage trébuche sur la calculette 
 
 
Les mirages financiers
La restructuration d’APRR suit son cours… Et tant pis pour les promesses du Président Directeur Général d’APRR, M. ROVERATO, qui en décembre 2005, annonçait devant le CCE qu’il ne fallait pas s’attendre à des changements profonds au sein de notre entreprise. Les patrouilleurs deviennent AMQ, les péagers peuvent devenir viabilité,… en résumé, selon la Loi édictée par Eiffage, chaque salarié peut être tout et partout (car même les périmètres d’intervention n’ont plus aucune limite…).
 
eek souhaitait un mouvement social au lendemain du CCE du 15 février dernier ; hélas, nous n’avons pas obtenu en écho la moindre réaction positive : c’est d’ailleurs étonnant, car à la lecture de certains tracts ou 4 pages diffusés ces dernières semaines, il nous semblait que le destin que nous prépare Eiffage, ainsi que les méthodes utilisées sans honte par la Direction, suscitaient une certaine réprobation… Ce ne fut là aussi qu’un mirage.
 
Face au regroupement des districts et des régions, face à la disparition annoncée de la moitié des PC Régions, ou encore face à nos métiers qui prennent des directions variables selon l’époque ou la région que l’on traverse, la Direction prépare son show : le « doublement de l’intéressement et de la participation », remède miracle censé faire oublier aux salariés que leur avenir n’a jamais été aussi incertain.
 
Quand la participation et l’intéressement flambent, ce sont d’abord les résultats financiers du Groupe qui flambent : le résultat net d’APRR pour 2006 est en hausse de 35,2%, ceci grâce aux synergies des services et à l’automatisation des péages (en résumé grâce à tout ce qui tue l’emploi d’une façon ou d’une autre). Il paraît que l’exercice 2007 sera financièrement tout aussi favorable… pas très encourageant pour nos emplois… Et après 2007, quand tout aura été regroupé, quand l’effectif aura fondu, que restera t-il pour accroître les résultats et maintenir la participation et l’intéressement à leur plus haut niveau ?!
 
On le voit, même ces histoires de participation et d’intéressement auront une fin, tout ceci dans un contexte où Eiffage est en proie à l’incertitude sur les marchés financiers. Ainsi, dans l’euphorie passagère que propagera bientôt la Direction au sujet de la participation et de l’intéressement, il appartiendra à chaque salarié de garder les pieds sur terre.

Directions Régionales : une présentation toute en finesse devant le CCE

 
 
On nous rejoue la casse sociale « sans licenciement ni mutation d’autorité » ! C’est la casse sociale des temps modernes, ces fameuses restructurations où le nombre d’emplois fond comme neige au soleil, sans jamais en donner l’impression.
 
La tactique d’Eiffage n’est pas vraiment nouvelle : les objectifs (qu’on cache aux salariés) sont ambitieux, il faut réduire fortement l’effectif. Mais dans ces nouvelles règles du jeu, aucun plan social ne voit réellement le jour, tout se passe en coulisse, en individuel, c’est ainsi que la Direction Générale de Paris a été atomisée, c’est de la même façon que le personnel des Directions Régionales se fera dévorer si rien ne change.
 
Certes, on voit se dessiner ci et là quelques intentions, comme les PC Région qui, dans quelques années, ne seront plus que trois. Mais l’un des termes qui revient le plus souvent dans les documents transmis au CCE le 15 février est sans nul doute la « mobilité », que ce soit au sein d’APRR ou « au sein d’Eiffage », de la mobilité à très forte emprise géographique. La Direction semble vouloir réduire les « doublons » ; par nature, lorsqu’on place deux Directions Régionales côte à côté, tous les services font doublon puisque leur structure se veut identique ou presque.
 
Les informations transmises devant le CCE sont donc sans valeur, il ne s’agit que d’une plaquette qui parle de tout et de rien, et qui dans chaque paragraphe dévoile surtout sa seule raison d’exister : rassurer le personnel (en lui donnant un dixième des informations). Pas vraiment de quoi se réjouir à l’arrivée, chacun est reparti avec l’impression qu’Eiffage ne dévoile une fois encore pas grand chose sur ses intentions.
 
 
 
Districts : une absence de présentation, toute en grossièreté, loin du CCE

 
Comme l’annonce le document remis en CCE, le projet d’évolution (« des régions ») n’a aucune relation avec les structures opérationnelles sur le terrain à savoir les districts. Dommage… Dommage que des districts actuellement en grandes manœuvres de fusion n’aient pas droit à autre chose qu’une nouvelle appellation. Car dans les districts les questions sont nombreuses, à tous niveaux et pour tous les métiers représentés.
 
Chacun vit au rythme des rumeurs ou des informations officielles que la Direction peine à vouloir aborder en réunion (tel cet accord d’entreprise signé en Champagne Lorraine qui voit des patrouilleurs devenir AMQ). On voit fleurir des caméras de surveillance sur le tracé, on suggère ci ou là de faire tourner un patrouilleur sur la totalité de son nouveau (et très grand) district. Les péages sont automatisés au jour le jour (un péager absent n’est plus remplacé, on préfère laissé tourner les automates), les effectifs Viabilité commencent à passer d’un site à l’autre, on mélange   l’effectif   en   nous présentant   ces manœuvres comme la vie rêvée au sein d’une communauté baba-cool, sauf que chez eek cette façon d’agir nous laisse plutôt baba que cool…
 
D’ailleurs en coulisse, l’esprit confraternel cède sa place à une toute autre méthode, qui pour l’heure s’adresse aux péagers : plusieurs d’ entre eux ont reçu ces derniers jours un courrier proposant (imposant) un poste, par exemple en viabilité à une péagère de 60 ans, à 100 km de son domicile. Le courrier est envoyé avec une lettre type, le salarié n’a plus qu’à mettre quelques croix, d’accord ou pas d’accord, mais si après quelques courriers de ce type le même agent maintient son désaccord, nous imaginons de quelle manière la Direction tournera cette méthode à son avantage, sur le thème : « nous lui avons proposé des postes et il les a tous refusé ! ». Aujourd’hui ce sont les receveurs qui sont concernés, demain cette méthode fumeuse et révoltante sera la norme, il était bon que chacun en soit informé…

Accord de Banche : Cessation Anticipée d’Activité pour certains Travailleurs Salariés (accord CATS)
 
 Les conditions de cette accord de Branche (qui sera donc par après discuté dans chaque entreprise) sont les suivantes :
Le salarié doit adhérer personnellement à ce dispositif,
Le salarié doit être âgé d’au moins 57 ans et de moins de 65 ans à la date d’adhésion
Il doit avoir été salarié de l’entreprise durant un an continu à la date d’adhésion et justifier d’une ancienneté cumulée d’au moins 5 ans dans la branche concernée,
Et au niveau des conditions d’emploi, le salarié doit : soit avoir accompli 15 ans de travail à la chaîne ou de travail en équipes successives (3x8 ou 2x8), soit avoir travaillé habituellement 200 nuits ou plus par an durant 15 ans, le cumul avec alternance des ces différentes options durant 15 ans ouvrant droit aux mêmes conditions, soit être reconnu Travailleur handicapé au sens de l’article L323-3 du code du travail à la date d’entrée en vigueur de l’accord professionnel (justifier d’au moins 40 trimestres valables pour la retraite).
 
 Modalités de calcul
L’accord dit : « Pendant toute la durée de la suspension de leur contrat de travail, les salariés bénéficiaires de la cessation d’activité perçoivent une allocation de remplacement correspondant à 65 % du salaire de référence, auxquels s’ajoutent 50 % du même salaire de référence pour la part de ce salaire comprise entre une et deux fois ce même plafond. Conformément aux dispositions réglementaires en vigueur, le salaire de référence est déterminé d’après les rémunérations sur lesquelles ont été assises les contributions au régime d’assurance chômage au titre des douze derniers mois civils précédant l’adhésion au dispositif de cessation d’activité ».
 
 Composition
Cette allocation comprend à la fois la participation de l’Etat prévue par l’article R. 322-7-2 du Code du travail et telle que précisé par l’arrêté du 28 janvier 2005, et la contribution de l’employeur. L’allocation versée aux salariés est un revenu de remplacement, qui n’a pas le caractère de salaire. Cette allocation est exonérée de cotisations de sécurité sociale ; elle demeure soumise à la CSG et à la CRDS aux taux applicables aux revenus de remplacement.
 
► Dans le contexte actuel, eek s’inquiète de l’utilisation qui pourra être fait d’un tel accord ; Les pressions individuelles sont déjà légion, on peut alors craindre que la Direction se saisisse de l’occasion pour inciter des salariés au départ, sans que ces derniers soient nécessairement bien informés du contenu (et donc des conséquences) d’une telle décision. ► En effet eek estime que l’allocation se veut bien en deçà de ce que peut valablement espérer un agent qui achève une longue carrière au sein de notre Société. Il importe donc que chaque salarié prenne le temps de la réflexion, en se dégageant de toute pression extérieure, et en observant de près, par simulation, ce qu’une telle option lui offrira à terme.
 
SALAIRES : Une NOUVELLE CLASSIFICATION des métiers,
la méthode « HAY » comme HAYFFRAYANTE
La « nouvelle grille » des salaires, qui a créé tant d’injustices parmi le personnel voici quelques années, au travers de ses échelons a, b ou c distribués à la volée et sans discernement ou presque, trouvera peut être son indigne successeur au travers de la méthode HAY, pilier central de la nouvelle classification de nos métiers (et donc des salaires), une mise en place qui sera élaborée (et non négociée) tout au long de l’année 2007. Il est encore un peu prématuré de développer le sujet, mais que chacun s’attende à un système d’attributions des points d’indice des plus opaques, où l’on verra côte à côté deux salariés accomplir le même emploi, avec la même ancienneté, mais avec des salaires très différents ! Certains diront que c’est déjà le cas aujourd’hui, ce à quoi nous répondrons que cela risque d’être bien pire dès 2008, année de mise en place de cette « nouvelle classification ». eek vous tiendra informé au fil des mois de cette évolution capitale.
FILIERE SECURITE : l’avenir des Patrouilleurs et des SVA en question
 

Ayant souvent fait l’objet de diverses rumeurs, le sort des patrouilleurs semble se préciser depuis quelques jours. SUD, au travers des instances, a questionné la Société afin de découvrir enfin le devenir de la filière Sécurité. On remarque tout d’abord que dans les districts en cours de fusion, chaque patrouilleur sera sûrement bientôt amené à tourner sur la totalité du nouveau (et long) tracé ; on sera en quelque sorte dans la situation d’un double circuit, sauf que cette « innovation » inquiète SUD qui a dénoncé à plusieurs reprises la situation vécue sur les secteurs à fort trafic où le double circuit existe déjà, à savoir qu’un beau jour, lorsqu’un des deux patrouilleurs prévus est absent (formation, congé, maladie…) on en vient à ne plus le remplacer, si bien qu’un seul agent a en charge la totalité du tracé. Ces cas ont été démontrés maintes fois, particulièrement sur Rhône Ain, et la généralisation d’un tel système est à craindre. Les tâches des patrouilleurs évoluent aussi de façon disparate ; il y a certes les interventions ponctuelles sur des voies automatisées, mais une nouveauté apparaît du côté de Champagne Lorraine avec un accord d’entreprise régional transformant le patrouilleur en AMQ, le préambule de l’accord est très clair : « En l’absence d’AMQ, la Direction Régionale Champagne Lorraine souhaite développer la mission des agents de surveillance et leur confier des tâches dites d’exploitation péage… », ces tâches énumérées dans l’article 2 du même accord prévoient, entre autre : « intervention sur les BTT, TIS et BCMM ; Intervention sur les périphériques, intervention en face avant et dans la BCMM, assistance du client, intervention sur barrières et gabarits, contrôle périodique du matériel des cabines, ramassage et redistribution des courriers divers, affichages divers, nettoyage du matériel (piezos-predac), vidage des poubelles, perception exceptionnelle en liaison avec le LTS », l’accord croit bon d’ajouter « qu’un tableau détaillé des tâches dites d’exploitation péage » sera annexé à l’accord (il semblait pourtant que la liste énoncée était déjà très « détaillée »). eek a refusé de signer un tel accord qui d’une part dénature la fonction première des patrouilleurs et qui d’autre part va à l’encontre de l’accord 2004.3, la région Champagne Lorraine usant de ce procédé pour ne pas recruter d’AMQ. eek n’en restera d’ailleurs pas là…
 
Pour conclure, citons aussi des déploiements de caméras de surveillance en cours sur le tracé, ce qui peut que nous inquiéter, en particulier sur le maintien futur des équipes 3x8 en patrouille sur tous les secteurs d’APRR. Sur ce sujet aussi, il serait temps que la Direction présente devant le CCE ses intentions en matière de politique Sécurité.

 
EN BREF 
Le 1er mars dernier, Eiffage a cédé les 17% qu’il détenait encore au capital de Cofiroute, pour un montant de 760 millions d’Euros, ce qui a fait bondir Martin Bouygues, ce dernier (comme la presse économique dans son ensemble) jugeant le prix « notoirement sous valorisé »…
Au même moment, Eiffage publiait ses résultats annuels 2006, cette fois c’est l’optimisme qui a été sur-valorisé, puisqu’en dépit des discours de la Direction d’Eiffage, plusieurs analystes et les marchés financiers n’ont pas vraiment été convaincus (ce qui a d’ailleurs fait plonger le titre Eiffage durant plusieurs jours).
 

 RETROUVEZ CES SUJETS ET L’ACTUALITE DU SYNDICAT SUD – AUTOROUTES SUR INTERNET http://sudautoroutes.over-blog.com/

 

P M V



   
Délégué Syndical Central
Jean Pierre CAMPANATO
36, rue du Docteur Schmitt 
21850 Saint-Apollinaire

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