CATHY ROUDAUT, 33 ANS, SUD-SANTÉ
Cathy Roudaut se décrit comme "modérée" mais son regard clair reflète sa détermination. Infirmière en réanimation à l’hôpital Beaujon, à Clichy, Cathy n’a pas rejoint SUD-Santé en 1998 pour des
raisons politiques et pour l’image radicale de SUD. "Je n’adhère pas à des idées politiques précises, à des partis", explique-t-elle. Se disant apolitique, "plutôt de gauche", elle a voté
"modéré" au premier tour, et Ségolène Royal au second. Alors, pourquoi SUD ? "Mon mari était cheminot et, en 1995, j’ai suivi toutes leurs grèves. Après son départ de la CFDT, j’ai vécu la
création de SUD-Rail avec lui", se souvient cette Bretonne mère de deux jeunes enfants.
Déléguée syndicale, élue au conseil d’établissement, Cathy aime surtout se battre pour les collègues : "J’aime l’indépendance à SUD, et quand on a des mouvements dans la santé, c’est à nous
d’en parler, personne ne le fait à notre place." Elle a tout donné durant la grève de cinq semaines à la "réa’", en janvier 2007. "Dans la santé, on ne peut pas être dans la logique du blocage,
donc la moindre des choses, c’est d’aller discuter.", explique Cathy. Le côté " mouvement social", les nombreuses campagnes tous azimuts de Solidaires, elle a du mal à suivre. "Diffuser tous les
tracts, ce n’est pas possible, dans le service personne ne les lit plus", raconte-t-elle.

KAMEL KANA, 39 ANS, SUD-PSA
Avant de s’exposer devant les caméras de télévision, en mars 2007, exhortant à la grève ses collègues de
l’entreprise PSA à Aulnay, Kamel Kana a commencé par la clandestinité et la précarité. Sans-papiers durant des années après son arrivée en France, en 1989 - Kamel a quitté sa Kabylie natale pour
rejoindre son père, ouvrier chez Renault - il a enchaîné les petits boulots jusqu’à son embauche comme intérimaire chez PSA-Peugeot-Citroën. Il a rejoint, en 2003, les effectifs de l’entreprise
(4 000 plus un millier d’intérimaires). "J’ai été direct à la CGT, raconte Kamel, il n’y avait pas trop le choix, sinon, c’était la CSL (Confédération des syndicats libres, ex-CFT), le syndicat
de la direction, des fumiers." En 2004, "parce que ça ne bougeait pas", Kamel suit son copain délégué syndical, Mohamed, qui quitte la CGT, avec trois autres délégués. Avec une cinquantaine
d’adhérents, ils créent SUD. Celui qui a vécu enfant le "printemps berbère" de 1980 et participé aux révoltes d’octobre 1988 en Algérie apprécie le côté altermondialiste de Solidaires, comme la
solidarité avec les sans-papiers ou avec les luttes des "précaires".
Aujourd’hui, Kamel est le seul élu SUD au comité d’entreprise (collège ouvriers) aux côtés de quatre élus de la CGT et de quatre de la CSL. Il a surtout animé une grève de six semaines à la fin
de l’hiver 2007, en pleine campagne électorale. "Tous les candidats de gauche sont venus nous voir", s’amuse-t-il, "même Ségolène Royal juste à la fin du conflit". Kamel, sans parti, a voté pour
elle au second tour, mais a glissé un bulletin pour Olivier Besancenot, le candidat de la LCR, au premier. "Au syndicat, explique-t-il, on est plus Besancenot, lui aussi il est à SUD, et si
l’extrême gauche peut changer les choses, pourquoi pas ?"

SANDRA DEMARCQ, 35 ANS, SUD-PTT
Avant même de rejoindre la LCR en 1999, Sandra Demarcq a commencé sa vie militante dès son premier job sérieux, dans un petit centre d’appel à Boulogne-Billancourt. L’étudiante qui venait de
boucler son DES d’histoire sur "le mouvement des ouvriers coiffeurs à Paris de 1897 à 1917", fille de parents communistes, "des purs et durs", veut alors créer un syndicat, parce que "les jeunes,
nombreux, se plaignaient des conditions de travail". Après un "casting" syndical, c’est SUD qui convainc le plus. "Dès qu’on avait un problème ils nous aidaient", se félicite Sandra. Autre
avantage, "à SUD, tout le monde a son mot à dire, pas seulement les grandes gueules". La jeune femme apprécie aussi les combats menés à l’extérieur de l’entreprise, "pour les sans-papiers, contre
les discriminations racistes et sexistes".
"Quand je suis devenue permanente à SUD-PTT, il y en a bien quelques-uns dans le syndicat qui ont protesté en disant que cela payerait une permanente à la Ligue", se rappelle-t-elle. Mais cela
n’a pas duré. C’est plutôt sa provenance du secteur privé qui a inquiété. "Contrairement aux autres permanents détachés des entreprises publiques, il a fallu que je démissionne de mon boulot et
que la fédération me paye. Certains ont craint un risque de dérive bureaucratique avec, en toile de fond, la progression du privé dans un secteur jusqu’alors public", raconte Sandra.

ANISSA ALI-ABDALLAH, 27 ANS, SUD-RAIL
Quand Anissa Ali-Abdallah traverse la gare de Lyon, elle s’arrête tous les dix mètres pour saluer et embrasser des collègues. Chaleureuse, la cheminote de SUD-Rail, qui a eu les honneurs de
Libération durant la grève de novembre, se défend d’être une star. Ce qui l’a attirée à SUD-Rail, c’est qu’il n’y a pas de vedette. "Tu peux exprimer tes positions, il n’y a pas de hiérarchie
pour te dire ce que tu dois faire", avance-t-elle. Enfant d’Evry, d’origine comorienne et père cheminot syndiqué à SUD-Rail, elle est entrée à la SNCF en 2001 où elle travaille au guichet
"grandes lignes". Anissa a choisi SUD, parce que " dès qu’il y a un problème, ils sont là, ils réagissent vite, ils aident." La gare de Lyon c’est le bastion de SUD : près de 150 militants
sur la seule gare où le syndicat arrive en tête devant la CGT.
Anissa aurait voulu que la grève dure "pour obtenir quelque chose" et se dit prête à repartir "pour aller au bout". Elle est persuadée qu’il est toujours possible de "revenir à 37,5 annuités de
cotisation pour tous". Pour cela, il faudrait que "la CGT, (Bernard) Thibault et (Didier) Le Reste ne lâchent pas les cheminots comme ils viennent de le faire, sans rien avoir obtenu d’autre
qu’un calendrier de négociation".

VÉRONIQUE DECKER, 50 ANS, SUD-EDUCATION
Caractère trempé, humour à toute épreuve, Véronique Decker, 26 ans d’enseignement, est directrice de l’école Marie-Curie à Bobigny.
Cet établissement, au pied des tours, compte plus de 300 élèves sur lesquels se concentrent les problèmes. "Chez nous, l’hétérogénéité, c’est plutôt 100 % de pauvres", dit-elle, ajoutant qu’il
faut "arrêter de se payer leur tête en s’acharnant à mettre les élèves les plus fragiles avec les enseignants les plus débutants". C’est là un des grands méfaits qu’elle attribue à la "cogestion"
entre les syndicats majoritaires et l’administration. C’est aussi un des motifs de son adhésion, il y a six ans, à SUD-Education, après avoir longtemps milité au SNUipp-FSU. Pour elle, "le combat
syndical, ce doit être d’améliorer les conditions d’enseignement, pas de cogérer les mutations".
Ce qu’elle apprécie le plus à SUD, "c’est l’indépendance quel que soit le gouvernement en place, y compris s’il est de gauche". C’est aussi la combativité d’un "syndicalisme de lutte",
intransigeant avec l’administration et la hiérarchie. Non affiliée politiquement, elle est engagée aux côtés des sans-papiers - un de ses élèves, malade, a frôlé l’expulsion avec ses parents -
et, depuis longtemps, dans la pédagogie Freinet.

BENJAMIN LORMET, 25 ANS, SUD-ETUDIANTS
Benjamin Lormet a déjà derrière lui dix ans de militantisme. Et parfois, il l’avoue c’est " pire que de travailler pour un patron. Pas de RTT, de vacances et des journées qui commencent à 7
heures et finissent à 2 heures du mat". Encarté à SUD-Etudiant depuis cinq ans, l’étudiant a une vie universitaire un peu chaotique. En deuxième année d’histoire à Paris-I, au centre Tolbiac, il
s’est consacré à la mobilisation contre la loi Pécresse sur l’autonomie des universités. S’il a choisi SUD, c’est parce qu’il est partisan " d’un syndicalisme de lutte", et pas " d’un
syndicalisme de service comme celui de l’UNEF, qui tient la coopérative étudiante et vend des barres chocolatées". Il se sent bien dans le débat permanent qui agite l’organisation, même s’il
concède que ce fonctionnement empêche le syndicat d’être très réactif. Qu’importe, le rapport égalitaire entre les militants et l’ancrage de l’organisation sur des mots d’ordre " anticapitalistes
et de gauche" motivent son engagement.
Stress, dépression, violence, harcèlement, suicide: le travail, qui occupe une place centrale dans nos vies, est de plus en plus associé à la souffrance, dans les enquêtes de
l'Insee comme dans les conversations. Cet amer constat a poussé le virtuose du film documentaire Jean-Michel Carré à s'intéresser dans “J'ai (très) mal au travail” à la montée du “mal-être” au boulot.
Il a mené pendant plus d'un an une enquête et une réflexion de fond sur le rapport qu'entretiennent les Français avec le travail, cet “obscur objet de haine et de
désir”, et sa nouvelle organisation orchestrée par les toutes dernières méthodes de management.
“Le travail est un carrefour de valeurs différentes et de finalités divergentes”, explique le réalisateur dans sa note d'intention:
“Je me suis demandé quels étaient ses enjeux, les lignes de force qui le traversaient, pour répondre à quels objectifs contradictoires, au bénéfice de qui? Puis, comment ces
lignes de force transformaient le travail, ses conditions d'exécution, son organisation même. Enfin, j'ai voulu montrer quelles étaient ces nouvelles méthodes de management, et de quelle
manière les cabinets spécialisés qui les promulguaient investissaient les entreprises.”
Le dossier de presse du film énumère des statistiques qui font froid dans le dos:
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En dix ans, les troubles musculo-squelettiques sont passés de 1000 à 35 000 par an.
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En 2005, il y a eu 760 000 accidents du travail en France. Deux personnes par jour meurent dans des accidents du travail.
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Deux millions de salariés subissent du harcèlement mental et des maltraitances, 500 000 sont victimes de harcèlement sexuel.
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Le coût annuel des accidents du travail, des maladies professionnelles et de la maltraitance s'élève à 70 milliards d'euros pour l'Etat et les entreprises.
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Sur cinq ans, on a constaté plus de 1000 tentatives de suicide sur les lieux de travail en France, dont 47% ont été suivies de décès.
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10% des dépenses de la sécurité sociale sont directement liées aux maladies professionnelles.
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Eczéma, insomnies, alertes cardiaques, troubles musculo-squelettiques, ulcères, cancers, dépressions, tentatives de suicide sont les conséquences les plus fréquentes des
maltraitances sur les lieux de travail.
-
Durant la dernière année jurdictionnelle, les tribunaux aux prud'hommes ont traité 250 000 litiges.
Objectivement mais non sans ironie, Carré dresse tout au long du film le tableau d'une déshumanisation presque totale du monde du travail: peur du chômage, isolement dans
l'entreprise, compétition avec les collègues… tout ce qui, en fait, réduit doucement mais sûrement l'individu à “sa seule dimension économique”.
Les 9 propositions de l'ASFA (Association des Sociétés Françaises d'Autoroutes) au Grenelle de l'environnement. La proposition N° 5 ne surprendra personne, la perche était si facile à prendre
pour l'ASFA (APRR, ASF, AREA, SANEF, SAPN, Cofiroute, Escota) mais cela ne vient que confirmer nos craintes sur la filière péage.

Souhaitez "Bonne fête" aujourd'hui à Louis.
Manifestation au péage de
Villefranche-Limas
Des employés des sociétés d'Autoroute Paris-Rhin-Rhône (APRR) et Aréa dénoncent la dégradation de leurs conditions de
travail
A l'appel du syndicat
autoroute, quelques dizaines d'employés
syndiqués des sociétés d'Autoroute Paris-Rhin-Rhône (APRR) et Aréa, ont manifesté hier de 10 heures à 14 h 30 au péage de Villefranche-Limas. L'opération s'est déroulée dans le calme. Les
manifestants ont distribué des tracts. Ils devaient également tenter une levée des barrières pour rendre gratuit l'accès au péage.
« Le mouvement a lieu sur l'ensemble du réseau géré par APRR et Aréa. Depuis la privatisation de ces entreprises et le rachat par le groupe Eiffage,
les conditions de travail se dégradent, notamment en raison de la montée en puissance de l'automatisation des voies de péage par le biais du télépéage. Le but : le tout automatique d'ici
2010-2012 », mentionne Jean-Pierre Campanato, délégué syndical central de
autoroute. Le syndicaliste, enfin, précise
qu'une offre publique d'échange (OPE) est actuellement en cours, lancée par le groupe Sacyr sur Eiffage : « Si cela ne fonctionne pas, cela peut se transformer en OPA avec pour risque de voir
les autoroutes SAPPR et Aréa devenir la possession des Espagnols ». Christophe
Gallet
Péage en partie gratuit à Beynost
L'appel à la grève du syndicat Sud Autoroutes a été entendu. Des salariés ont fait des opérations de gratuité pendant 24 heures depuis hier
et jusqu'à ce matin
Quelle ne fut pas la surprise d'un usager de l'autoroute A42 de passer au péage de Beynost gratuitement. La péagiste, gréviste solidaire avec
d'autres employés, notamment ceux de Villefranche/Limas, a apposé une affichette signalant qu'elle est en grève. Cet employée a répondu à l'appel à la grève lancé par le
syndicat
Autoroutes pour 24 heures du 4 mai à 4 heures jusqu'au 5 mai à 5 heures auquel des syndicalistes
de
ont apporté leur soutien.
Emplois, salaires, conditions de travail, restructurations en cours, avenir de l'entreprise font partie des revendications des salariés qui
font des opérations de gratuité de certains postes de péage sur tout le secteur des autoroutes
Paris-Rhin-Rhône.
Souhaitez "Bonne fête" aujourd'hui à Jules.
1869 Henri Landru, criminel.
Le Pdg d’Eiffage justifie le versement des 195.000 actions gratuites.
écouvrez les réactions des abonnés du Monde.fr à la lecture de cet article.
Un patron se paie en cash…
En février 2006, Antoine Zacharias, évincé de la présidence de Vinci, assigne le groupe de construction devant le tribunal de commerce de Nanterre pour demander une indemnisation
record de 81 millions d'euros. Il obtiendra finalement 13 millions d’euros, en juin 2006.
…ou en actions
Jean-François Roverato, PDG du groupe de BTP français Eiffage, n’est pas en reste. Il a touché, en 2006, 1,8 million d’euros. Bien que très confortable, sa rémunération se double de 126.000 actions gracieusement offertes, qui représente
23 millions d’euros, après en avoir reçu 75.000 en 2005.
En 2002, Jean-Marie Messier, patron de Vivendi, réclame 20,5 millions d’euros d’indemnités. La justice l'empêchera finalement de les toucher
Enquête : Premier bilan de la privatisation
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AUTOROUTES : LE GRAND DERAPAGE
En voici quelques extraits : Pour l’intégralité du dossier,
procurez vous le dernier
AUTO PLUS du 06 mars 2007
N° 965 (pages 68 à 74).
Autoplus dénonce des hausses de prix souvent excessives : Le business des autoroutes se porte bien, merci. Pactole assuré pour les actionnaires : des tronçons ont vu leur tarif multiplié par quatre par rapport à la moyenne nationale. Les bénéfices n’en finissant pas de croître : + 35% chez Aprr.
Services : la dégradation est déjà sensible. Equipements au rabais et réduction de personnel sont les premières conséquences visibles. Ce qui n’est pas sans risques pour la sécurité. Les problèmes se multiplient, comme le 29 Juin dernier sur Aprr au péage automatique de Montigny-le-Roi (A31) où le blocage d’une barrière a provoqué un embouteillage remontant jusque sur l’autoroute !
107.7 autoroute info est muselée et aux ordres d’Aprr. Les effectifs ont fondu au détriment de l’information de proximité, notamment en cas d’accident.
Essor du Télépéage = moins de péagers aux caisses. Les employés sont en sous effectif = + de files d’attente.
Nouvelle tendance : recours à la sous-traitance, avec un risque d’allongement du délai d’intervention notamment pour le salage ou le déneigement des voies.
Moins de Patrouilleurs. Le nombre d’employés est réduit partout au strict minimum avec des conséquences sur la surveillance et la sécurité (voiture en panne, objet sur chaussée..) Délais d’intervention + longs etc… Omniprésence de la vidéo-surveillance : elle permettra de supprimer encore + de patrouilles.
Le règne du tout-automatique : En cas de souci, il faut attendre pour être dépanné !
Le péage du futur sera tout automatique.
Placé sur un portique, un scanner lira les plaques d’immatriculation. La facturation arrivera ensuite directement à domicile… c’est le système Free-Flow. Généralisation du paiement automatique (moins coùteux que des salariés): des sorties d’autoroute sans la moindre présence humaine.
En résumé : la casse sociale entraîne aussitôt les gênes pour l'automobiliste... et tout ça va se multiplier...
Interviews: jean Pierre Campanato

Délégué syndical Central SUD Chez Aprr et secrétaire général du syndicat SUD AUTOROUTES
L’automatisation des péages va-t-elle se généraliser rapidement ?
J-P-C : Le mouvement s’accélère nettement, contrairement aux promesses qui nous avaient été faites, notamment celle qu’il n’y aurait pas de casse sociale. Et tout cela se fait du jour au lendemain, sans explications. D’ici à 2008 ou 2010, tous les péages seront concernés ! Il n’y aura bientôt plus personne dans les gares.
Pour les automobilistes, cela remettra-t-il en cause la qualité du service et, donc la sécurité ?
J-P-C : On est évidemment en droit de douter que cette absence de personnel sera bénéfique aux conducteurs ! Le trafic autoroutier ne fait qu’augmenter, les prix aussi. Et, pourtant, le personnel est remplacé progressivement par des caméras. Avec moins de moyens et moins d’employés, nous essayerons de faire aussi bien. Mais pas mieux, comme certains voudraient le faire croire.
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