P M V


   
Délégué Syndical Central
     Pascal GRAPPIN
36, rue du Docteur Schmitt 
21850 Saint-Apollinaire
 
 


    (Cliquez sur l'image 
      pour agrandir)
.

Tél. 06 46 09 47 19

       03 80 77 67 18
Fax.03 80 66 66 70 
         
Qui sommes nous ?  
 
                                             

                         CE                             

CHSCT                

   DP Paris    

   DP Rhin    

   DP Rhône    

Présentation 

 solidaires

Images aléatoires

  • Greve-du-19-mars-2009_0487.jpg
  • Greve-du-19-mars-2009_0482.jpg
  • Bessey2
  • scan_94795144_1_1.jpg

Réseau SUD

 
Subir, n'est pas une fatalité.
Si vous souhaitez obtenir des
solutions concrètes à vos problèmes,
comme par exemple :
- emploi,
- salaires,
- conditions de travail,
- protection sociale,
- égalité professionnelle,
- respect de la dignité de chacun.
SUD peut faire bouger les choses,
pour faire aboutir vos revendications
et vos attentes.
REJOIGNEZ-NOUS. ENSEMBLE
NOUS SERONS PLUS FORTS ET
PLUS EFFICACES.
Fabienne+SloganFdTransparent +ilsSontVos... 
 

W3C

  • Flux RSS des articles

Présentation

Bienvenue à SUD.

 
 Aprr72ppp

Prochaine négo viab-sécu : le mardi 14 février 2012 et NAO : le marcredi 22 février 2012

Revue de presse



COMMUNIQUE

Les négociations engagées depuis fin janvier, entre le MEDF et les cinq confédérations dites représentatives, se sont conclues par un projet de « position commune sur la représentativité, le dialogue social et le financement du syndicalisme ». Son contenu est soumis à l’accord des négociateurs et ensuite il appartiendra au gouvernement de le transposer dans la loi avant l’été.

Ces négociations auraient dû permettre d’avancer enfin sur des principes et des règles permettant une réelle démocratie sociale tant en matière de représentativité syndicale que de validité des accords. On est loin du compte !

La représentativité syndicale sera jugée sur 7 critères, (au lieu des 5 actuels), qui deviennent cumulatifs. L’audience, dans les élections professionnelles au sein des entreprises, devient un critère important. Mais pour se présenter aux élections, il faudra une ancienneté de 2 ans. On peut craindre qu’avec le délai de 4 ans entre deux élections, on pourra arriver à des situations extrêmes où il faudra quasiment 6 ans d’existence pour être enfin reconnu dans une entreprise !

Cette disposition représente un frein à l’activité syndicale : pendant deux ans minimum, on ne pourrait avoir les moyens d’une activité syndicale puisque sans possibilité d’être reconnu représentatifs.

Un seuil de 10 % est fixé pour atteindre cette représentativité dans les entreprises mais de seulement 8 % au plan national. Le seuil retenu et sa modulation ont été établis pour permettre à certaines confédérations de préserver leur position actuelle.

Une période transitoire de quatre à cinq ans est mise en place pour permettre à ceux qui sont déjà en place de garder leur représentativité nationale interprofessionnelle et dans les branches.

La validité des accords sera conditionnée à la signature des syndicats représentant au moins 30% des salariés ; un bilan sera fait, mais on est encore très loin du principe de l’accord majoritaire !

Ces négociations se sont faites entre organisations bénéficiant a priori de la présomption de représentativité et qui ont tout fait pour préserver leurs intérêts. Le MEDEF a refusé que soit abordé la question de sa représentativité sur laquelle on peut pourtant s’interroger au vu de ses dernières turpitudes internes et du scandale des caisses noires de l’UIMM !

Pour l’Union syndicale Solidaires, cette position commune élaborée entre le patronat et confédérations ne répond pas à notre exigence de démocratie ! Les salariés doivent pouvoir choisir librement qui les représente. Chaque organisation doit être traitée avec les mêmes critères au plan national, comme au plan local et il n’y a aucune raison de maintenir, même de façon transitoire, une forme de présomption irréfragable.

Pour l’Union syndicale Solidaires, la représentativité nationale interprofessionnelle doit se mesurer en prenant en compte les élections prud’hommes et les élections dans les fonctions publiques : c’est le cumul des deux qui est le mieux à même de mesurer, au plan national, le poids réel de chaque organisation syndicale !

C’est sur ces bases que l’Union syndicale Solidaires va intervenir auprès du gouvernement qui s’est engagé à légiférer avant l’été.

le jeudi 10 avril 2008


L’UNSA et SUD remontés contre l’accord sur la réforme de la représentativité syndicale.
Les accords d'entreprise devront être signés par des syndicats totalisant au moins 30 % des voix.
Représentativité des syndicats : à boire et à vomire.


 

Sacyr-Eiffage : et après ?

Le verdict est tombé ! La Cour d’appel de Paris vient d’annuler la décision de l'Autorité des marchés français (AMF) qui exigeait que Sacyr lance une OPA sur le groupe de BTP français Eiffage. Elle a également déclaré non conforme l'OPE proposée par Sacyr. Une décision qui remet les deux groupes dos à dos. Explications et réactions des deux intéressés.

La Cour d'appel de Paris vient de rejetter l’OPA (offre publique d’achat) et OPE (offre publique d’échange) de Sacyr sur Eiffage.


Dans un arrêt publié mercredi matin, la Cour d'appel «annule la décision» de l'Autorité des marchés financiers (AMF), mais seulement en ce qui concerne la demande de «la société Sacyr, agissant de concert, de déposer un projet d'offre publique visant les actions de la société Eiffage». Elle a aussi déclaré non conforme «le projet d'OPE visant les actions d'Eiffage déposées par cette société».
Autre point important : la première chambre civile, présidée par le premier président de la Cour d'appel de Paris lui-même, a dénoncé «l’action de concert» des actionnaires espagnoles dans Eiffage et ce «nonobstant les déclarations en sens contraire des intéressés». Elle a même souligné qu’il s’agissait «d'une démarche collective organisée».
D’autre part, la Cour a déclaré recevable le recours formé par six des sociétés espagnoles actionnaires minoritaires d'Eiffage, accusées d'avoir agi de concert soulignant que la décision de l'AMF est «susceptible d'affecter leur situation juridique», elles ont donc «un intérêt légitime à la contester».

Réaction d’Eiffage

Le groupe de BTP français Eiffage a réagi immédiatement dans un communiqué. L’entreprise se montre plutôt satisfaite de la décision de la Cour d’appel notamment sur la reconnaissance de «l’existence d’une action de concert entre Sacyr et certains autres actionnaires d’Eiffage, telle que mise en évidence par le bureau de l’assemblée générale d’Eiffage du 18 avril 2007». Pour Eiffage, cette décision «marque une étape importante dans la défense des actionnaires d’Eiffage face à la tentative de prise de contrôle initiée par Sacyr».

Réaction de Sacyr

De son côté, le Pdg du groupe de BTP espagnol Sacyr, Luis del Rivero, a déclaré devant la presse être «ouvert à toutes les solutions». Il a également annoncé que Sacyr réunira mercredi 9 avril son conseil d'administration pour décider «avec sérénité et calme» de rester ou non dans le capital du groupe français Eiffage. Affaire à suivre…

Sacyr-Eiffage : l’affaire


Pour rappel, Sacyr et Eiffage s’affrontent depuis quelques mois car le groupe de BTP français a empêché Sacyr, qui détient 33,2% de son capital, d’entrer dans son conseil d'administration, lors de la dernière assemblée générale du mois d’avril. En effet, Eiffage a réussi à priver de droits de vote une partie des actionnaires espagnols du groupe, les accusant d'agir de concert. Sacyr avait alors lancé offre d'échange (OPE) sur Eiffage que l'autorité boursière française (AMF) a rejeté au mois de juin, estimant qu’elle n’était pas valide à cause d’une action de concert. L’AMF avait alors demandé au groupe espagnol «de déposer un projet d’offre publique visant les actions de la société Eiffage». Aujourd’hui l’affaire suit son cours judiciaire.
.
3 articles Rhdemain Site d’échange de 20 000 DRH
sur l’affaire Valère dont lettre ouverte SUD Autoroutes aux DRH
et analyse de la lettre ouverte par un juriste-éditorialise-consultant
Licenciement d'un délégué syndical pour « harcèlement » contre la hiérarchie.
 
La procédure de licenciement pour harcèlement de la hiérarchie, engagée à l’encontre de Valére Lelièvre, délégué syndical SUD à la SANEF a fait fortement réagir le syndicat concerné.
Au-delà de ce cas particulier, c’est la question du sur activisme syndical qui est posée.
La direction de SANEF avait pourtant mis en doute il y a moins d’un an la représentativité de ce syndicat en raison de sa faible activité dans l’entreprise.

Depuis, ce délégué semble avoir plus que bien reçu le message puisqu’il lui est reproché notamment d’avoir posé plus de 700 réclamations en réunion des Délégués du Personnel, d’avoir déposé 9 préavis de grève, d’avoir rédigé plus de 200 courriers à la direction… justifiant aux yeux de la direction un licenciement pour harcèlement.

SUD Autoroutes a déjà annoncé qu’il « usera de tous les recours possibles pour la défense du délégué syndical de SANEF »,  en craignant que l’aboutissement de cette procédure crée « un dangereux précédent, qui engendrerait d’autres victimes, à courte échéance. »

Dans un communiqué officiel, SUD Autoroutes appelle tous les salariés à s’opposer à cette procédure afin de défendre leurs « libertés fondamentales ». Il ne semble pas que le syndicat ait été entendu sur ce point dans la mesure où le CE local a déjà voté en faveur du licenciement.

Du côté de la direction de SANEF, on se refuse pour le moment à tout commentaire, rappelant juste que l’inspection du travail a été sollicitée afin de donner son accord, conformément à la loi.

La décision de justice qui ne manquera pas de suivre ce licenciement (soumis pour le moment à autorisation administrative) sera particulièrement intéressante si elle parvient à établir des éléments concrets pour trancher entre sur-activisme syndical et harcèlement.
Affaire à suivre…
Lire l'article : Lettre ouverte du Secrétaire Général SUD Autoroutes aux DRH
Alexis Pinot de Villechenon



Lettre ouverte du Secrétaire Général SUD Autoroutes aux DRH
Par Jean-Pierre CAMPANATO.
"SUD est souvent présenté comme la « bête noire » des DRH ; pourtant, il convient de remarquer que dès la création d’un syndicat SUD au sein d’une entreprise, cette dernière déclenche d’interminables procédures judiciaires dans le but – jamais atteint – d’empêcher la création d’un tel syndicat.
Cette attitude s’explique sans doute par le fait qu’un paysage syndical souvent sclérosé existe au sein de ladite entreprise depuis des années, les « usages » et autres « rapports courtois » ont souvent laminé toute forme de lutte ; ainsi, l’émergence d’un « nouveau syndicat », à savoir SUD, change la donne et résonne déjà comme un avertissement :
il va falloir reconsidérer ses rapports avec les partenaires sociaux.
Une telle entrée en matière, à la fois juridique et conflictuelle, au moment de la création d’un syndicat SUD crée souvent un environnement tendu.
Ensuite, il convient de savoir pourquoi les DRH voient si souvent d’un mauvais œil un syndicat comme SUD  :
Il faut remarquer que chaque section SUD se crée régulièrement par la volonté d’individus, souvent aguerris, qui ont décidé de tourner le dos à leur ancienne organisation syndicale jugée au minimum trop conciliante vis-à-vis de la Direction d’une entreprise, afin de rétablir les fondamentaux du syndicalisme, à savoir la défense de la « valeur travail », au travers d’actions concrètes visant à défendre prioritairement le salarié, ses droits sociaux et ses acquis.
L’orthodoxie des syndicats SUD est à l’opposé de celle de nombreux autres syndicats : au cours de décennies dominées économiquement par des vagues de privatisations ou de fusions – acquisitions, SUD s’informe et s’implique au maximum dans des domaines qui naguère étaient la chasse gardée des Directions, ceci dérange régulièrement les DRH qui constatent que les salariés sont alors informés sur des sujets qui jusqu’alors ne leur étaient pas réservés.
Apprendre, comprendre puis diffuser l’information au sens large est sans doute ce qui génère le plus de conflits entre SUD et DRH.

SUD agissant ainsi dans le seul but de développer le bien–être et l’épanouissement du salarié au sein de son entreprise, il serait alors logique que chaque DRH corrige ses jugements et apaise ses rapports vis-à-vis des représentants et des élus SUD, afin de construire ensemble un dialogue permettant d’atteindre cet objectif commun."
Lire l'article  : Licenciement d'un délégué syndical pour « harcèlement » contre la hiérarchie.
Lire l'article : Analyse de Christian Durand, expert en dialogue social.


  
Licencier un délégué syndical à la SANEF
Par Christian Durand
L'instrumentalisation du Droit

Licencier un délégué syndical pour "harcèlement" contre la hiérarchie est une première. Comme écrit Alexis Pinot :" La décision de justice qui ne manquera pas de suivre ce licenciement (…) sera particulièrement intéressante si elle parvient à établir des éléments concrets pour trancher entre sur-activisme syndical et harcèlement." (lire l'article) 
En attaquant en justice pour "harcèlement", la SANEF expose publiquement sa vision du monde. Il semble que la franchise et la transparence soient à la mode depuis quelques mois dans notre pays. Néanmoins, en matière de communication, l'absence de dire peut parfois être plus efficace que le dire. Mais SANEF crie sa souffrance, et demande au pouvoir judiciaire de la prendre en compte ("harcèlement"). Ce faisant, elle donne aussi à SUD l'occasion d'exprimer la sienne.
 
Ce cas emblématique illustre des comportements sociaux qui commencent à se faire jour à la fin des années 60. Une aspiration féroce à la liberté d'expression, à la libération des émotions, à la publication forcenée des convictions, au positionnement de victime qui permet de demander au tribunal un droit à réparation, etc.
 La psychologie envahit le monde

C'est sans doute très bien de parler librement et d'exprimer ses fondements et sa souffrance. Il est salutaire de libérer ses pulsions et ses douleurs, tous les psychologues semblent nous y encourager. Cependant, d'un point de vue social, cela engendre immanquablement des tensions, voire des conflits. Pour ceux que les conflits ne gênent pas, la libre expression est donc un bon moyen de régler ses comptes. Ce comportement n'est certes pas très policé, mais il faut reconnaître que le monde de l'entreprise est parfois brutal.
 
Ce cas particulier n’est donc qu'un exemple des relations sociales telles qu'elles se vivent au quotidien dans les entreprises françaises. L'activisme syndical de SUD est très clairement assumé par la lettre ouverte de Monsieur CAMPANATO. (lire la lettre) Selon lui : "Cette attitude s’explique sans doute par le fait qu’un paysage syndical souvent sclérosé existe au sein de ladite entreprise depuis des années, les « usages » et autres « rapports courtois » ont souvent laminé toute forme de lutte ; ainsi, l’émergence d’un « nouveau syndicat », à savoir SUD, change la donne et résonne déjà comme un avertissement : il va falloir reconsidérer ses rapports avec les partenaires sociaux."
Le monde à l'envers

Que Sud défende ce genre de conception dans un esprit de lutte ouvrière matinée d'idéologie en vogue depuis 1968, cela n'a rien de choquant, c'est dans l'ordre des choses. SUD est en lutte, SUD conçoit la relation sociale comme une forme de guerre et emploie donc les stratégies qui s'y rattachent. Ceci est parfaitement conforme à sa philosophie et à sa vision du monde, c'est très cohérent et, en l'occurrence, redoutablement efficace.

La direction de SANEF qui avait mis en doute la représentativité de ce syndicat en raison de sa faible activité dans l’entreprise doit être maintenant rassurée sur le potentiel tactique des Délégués du Personnel. L'humour de la situation aurait dû éveiller l'esprit de la direction et l'encourager à une évolution stratégique. Pourtant, bien au contraire, ignorant superbement tous les conseils des stratèges, elle s'engouffre passionnément dans le piège qu'elle a elle-même contribué à tisser. Cela risque donc d'être sanglant et comme toute guerre, dommageable à tous les participants.
 
Demain, ne faudra-t-il pas revivre ensemble ?

En règle générale, l'histoire nous apprend que la discrétion et la constance font toujours plus que force et que rage. La fable vaut autant pour SUD que pour la direction de l'entreprise. Espérons que le droit restera à sa place et fera entendre une fois encore sa position équilibrée et neutre.
  La froide justice étant passée, il faudra bien parlementer et dépassionner les relations. Et si tout le monde s'y préparait ? L'attitude triomphante et faussement pédagogique de SUD est de bonne guerre mais elle met de l'huile sur le feu. Le refus de communiquer de la direction est perçu comme un aveu de faiblesse et attise la fougue de l'adversaire. C'est au plus fort de tendre la main et de faire une proposition d'armistice.
Christian Durand
  
A toutes ces questions aujourd'hui remises au devant de la scène, le journaliste Erwan Seznec a fourni des réponses étonnantes dans un livre "Syndicats, ...

Voeux 2008 de l'ASFA
 

Association professionnelle des Sociétés Françaises concessionnaires ou exploitantes d'Autoroutes ou d'ouvrages routiers

ADELAC ADELAC http://www.adelac-a41.com/
ALIS ALIS http://www.alis-sa.com/
APRR APRR(Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) http://www.parisrhinrhone.com/
ARCOUR ARCOUR (A19 Artenay - Courtenay) http://www.arcour-a19.com/
AREA AREA (Les Autoroutes Rhône-Alpes) http://www.area-autoroutes.fr/
ASF ASF (Autoroutes du Sud de la France) http://www.asf.fr/
ATMB ATMB (Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc) http://www.atmb.net/atmb_hp.php?lang=fr
CCI du Havre CCI du Havre (Chambre de Commerce et d'Industrie du Havre) http://havre.cci.fr/
CEVM CEVM (Compagnie Eiffage du Viaduc de Millau) http://www.leviaducdemillau.com/
COFIROUTE COFIROUTE (Compagnie Financière et Industrielle des Autoroutes) http://www.cofiroute.fr/
ESCOTA ESCOTA http://www.escota.com/
ROUTALIS ROUTALIS (Société d’Exploitation de l’Autoroute de Liaison Seine Sarthe)  
Sanef Sanef (Société des Autoroutes du Nord et de l'Est de la France) http://www.sanef.com/fr/
SAPN SAPN (Société des Autoroutes Paris-Normandie) http://www.sapn.fr/
SFTRF SFTRF (Société Française du Tunnel Routier du Fréjus) http://www.sftrf.fr/
SMTPC SMTPC (Société Marseillaise du Tunnel du Prado Carénage) http://www.tunnelprado.com

Lire le dossier de presse 2008 dans son intégralité.

eek : On y constate que le volet social est réduit à peau de chagrin, on y parle même plus d'effectifs. Un paragraphe aborde la sécurité du personnel sur le tracé. Et l'on peut remarqué que l'axe principal porte sur le tout automatique notamment pour 2008 un effort maximum pour inciter encore plus les usagers de se tourner vers les automates et il est clairement indiqué l'objectif d'un PEAGE SANS ARRÊT avec pression sur le gouvernement afin d'obtenir les autorisations nécessaires. LE SOCIAL au sein des Sociétés de l'ASFA pour 2008 va continuer clairement d'être mis à mal...

 

 

Liberté de parole et intransigeance attirent les militants vers les syndicats SUD -  - Rémi Barroux, Luc Cédelle et Catherine Rollot.
 
 
 
CATHY ROUDAUT, 33 ANS, SUD-SANTÉ

Cathy Roudaut se décrit comme "modérée" mais son regard clair reflète sa détermination. Infirmière en réanimation à l’hôpital Beaujon, à Clichy, Cathy n’a pas rejoint SUD-Santé en 1998 pour des raisons politiques et pour l’image radicale de SUD. "Je n’adhère pas à des idées politiques précises, à des partis", explique-t-elle. Se disant apolitique, "plutôt de gauche", elle a voté "modéré" au premier tour, et Ségolène Royal au second. Alors, pourquoi SUD ? "Mon mari était cheminot et, en 1995, j’ai suivi toutes leurs grèves. Après son départ de la CFDT, j’ai vécu la création de SUD-Rail avec lui", se souvient cette Bretonne mère de deux jeunes enfants.

Déléguée syndicale, élue au conseil d’établissement, Cathy aime surtout se battre pour les collègues : "J’aime l’indépendance à SUD, et quand on a des mouvements dans la santé, c’est à nous d’en parler, personne ne le fait à notre place." Elle a tout donné durant la grève de cinq semaines à la "réa’", en janvier 2007. "Dans la santé, on ne peut pas être dans la logique du blocage, donc la moindre des choses, c’est d’aller discuter.", explique Cathy. Le côté " mouvement social", les nombreuses campagnes tous azimuts de Solidaires, elle a du mal à suivre. "Diffuser tous les tracts, ce n’est pas possible, dans le service personne ne les lit plus", raconte-t-elle.

KAMEL KANA, 39 ANS, SUD-PSA

Avant de s’exposer devant les caméras de télévision, en mars 2007, exhortant à la grève ses collègues de l’entreprise PSA à Aulnay, Kamel Kana a commencé par la clandestinité et la précarité. Sans-papiers durant des années après son arrivée en France, en 1989 - Kamel a quitté sa Kabylie natale pour rejoindre son père, ouvrier chez Renault - il a enchaîné les petits boulots jusqu’à son embauche comme intérimaire chez PSA-Peugeot-Citroën. Il a rejoint, en 2003, les effectifs de l’entreprise (4 000 plus un millier d’intérimaires). "J’ai été direct à la CGT, raconte Kamel, il n’y avait pas trop le choix, sinon, c’était la CSL (Confédération des syndicats libres, ex-CFT), le syndicat de la direction, des fumiers." En 2004, "parce que ça ne bougeait pas", Kamel suit son copain délégué syndical, Mohamed, qui quitte la CGT, avec trois autres délégués. Avec une cinquantaine d’adhérents, ils créent SUD. Celui qui a vécu enfant le "printemps berbère" de 1980 et participé aux révoltes d’octobre 1988 en Algérie apprécie le côté altermondialiste de Solidaires, comme la solidarité avec les sans-papiers ou avec les luttes des "précaires".

Aujourd’hui, Kamel est le seul élu SUD au comité d’entreprise (collège ouvriers) aux côtés de quatre élus de la CGT et de quatre de la CSL. Il a surtout animé une grève de six semaines à la fin de l’hiver 2007, en pleine campagne électorale. "Tous les candidats de gauche sont venus nous voir", s’amuse-t-il, "même Ségolène Royal juste à la fin du conflit". Kamel, sans parti, a voté pour elle au second tour, mais a glissé un bulletin pour Olivier Besancenot, le candidat de la LCR, au premier. "Au syndicat, explique-t-il, on est plus Besancenot, lui aussi il est à SUD, et si l’extrême gauche peut changer les choses, pourquoi pas ?"

SANDRA DEMARCQ, 35 ANS, SUD-PTT

Avant même de rejoindre la LCR en 1999, Sandra Demarcq a commencé sa vie militante dès son premier job sérieux, dans un petit centre d’appel à Boulogne-Billancourt. L’étudiante qui venait de boucler son DES d’histoire sur "le mouvement des ouvriers coiffeurs à Paris de 1897 à 1917", fille de parents communistes, "des purs et durs", veut alors créer un syndicat, parce que "les jeunes, nombreux, se plaignaient des conditions de travail". Après un "casting" syndical, c’est SUD qui convainc le plus. "Dès qu’on avait un problème ils nous aidaient", se félicite Sandra. Autre avantage, "à SUD, tout le monde a son mot à dire, pas seulement les grandes gueules". La jeune femme apprécie aussi les combats menés à l’extérieur de l’entreprise, "pour les sans-papiers, contre les discriminations racistes et sexistes".

"Quand je suis devenue permanente à SUD-PTT, il y en a bien quelques-uns dans le syndicat qui ont protesté en disant que cela payerait une permanente à la Ligue", se rappelle-t-elle. Mais cela n’a pas duré. C’est plutôt sa provenance du secteur privé qui a inquiété. "Contrairement aux autres permanents détachés des entreprises publiques, il a fallu que je démissionne de mon boulot et que la fédération me paye. Certains ont craint un risque de dérive bureaucratique avec, en toile de fond, la progression du privé dans un secteur jusqu’alors public", raconte Sandra.

ANISSA ALI-ABDALLAH, 27 ANS, SUD-RAIL

Quand Anissa Ali-Abdallah traverse la gare de Lyon, elle s’arrête tous les dix mètres pour saluer et embrasser des collègues. Chaleureuse, la cheminote de SUD-Rail, qui a eu les honneurs de Libération durant la grève de novembre, se défend d’être une star. Ce qui l’a attirée à SUD-Rail, c’est qu’il n’y a pas de vedette. "Tu peux exprimer tes positions, il n’y a pas de hiérarchie pour te dire ce que tu dois faire", avance-t-elle. Enfant d’Evry, d’origine comorienne et père cheminot syndiqué à SUD-Rail, elle est entrée à la SNCF en 2001 où elle travaille au guichet "grandes lignes". Anissa a choisi SUD, parce que " dès qu’il y a un problème, ils sont là, ils réagissent vite, ils aident." La gare de Lyon c’est le bastion de SUD : près de 150 militants sur la seule gare où le syndicat arrive en tête devant la CGT.

Anissa aurait voulu que la grève dure "pour obtenir quelque chose" et se dit prête à repartir "pour aller au bout". Elle est persuadée qu’il est toujours possible de "revenir à 37,5 annuités de cotisation pour tous". Pour cela, il faudrait que "la CGT, (Bernard) Thibault et (Didier) Le Reste ne lâchent pas les cheminots comme ils viennent de le faire, sans rien avoir obtenu d’autre qu’un calendrier de négociation".

VÉRONIQUE DECKER, 50 ANS, SUD-EDUCATION

Caractère trempé, humour à toute épreuve, Véronique Decker, 26 ans d’enseignement, est directrice de l’école Marie-Curie à Bobigny. Cet établissement, au pied des tours, compte plus de 300 élèves sur lesquels se concentrent les problèmes. "Chez nous, l’hétérogénéité, c’est plutôt 100 % de pauvres", dit-elle, ajoutant qu’il faut "arrêter de se payer leur tête en s’acharnant à mettre les élèves les plus fragiles avec les enseignants les plus débutants". C’est là un des grands méfaits qu’elle attribue à la "cogestion" entre les syndicats majoritaires et l’administration. C’est aussi un des motifs de son adhésion, il y a six ans, à SUD-Education, après avoir longtemps milité au SNUipp-FSU. Pour elle, "le combat syndical, ce doit être d’améliorer les conditions d’enseignement, pas de cogérer les mutations".

Ce qu’elle apprécie le plus à SUD, "c’est l’indépendance quel que soit le gouvernement en place, y compris s’il est de gauche". C’est aussi la combativité d’un "syndicalisme de lutte", intransigeant avec l’administration et la hiérarchie. Non affiliée politiquement, elle est engagée aux côtés des sans-papiers - un de ses élèves, malade, a frôlé l’expulsion avec ses parents - et, depuis longtemps, dans la pédagogie Freinet.

BENJAMIN LORMET, 25 ANS, SUD-ETUDIANTS

Benjamin Lormet a déjà derrière lui dix ans de militantisme. Et parfois, il l’avoue c’est " pire que de travailler pour un patron. Pas de RTT, de vacances et des journées qui commencent à 7 heures et finissent à 2 heures du mat". Encarté à SUD-Etudiant depuis cinq ans, l’étudiant a une vie universitaire un peu chaotique. En deuxième année d’histoire à Paris-I, au centre Tolbiac, il s’est consacré à la mobilisation contre la loi Pécresse sur l’autonomie des universités. S’il a choisi SUD, c’est parce qu’il est partisan " d’un syndicalisme de lutte", et pas " d’un syndicalisme de service comme celui de l’UNEF, qui tient la coopérative étudiante et vend des barres chocolatées". Il se sent bien dans le débat permanent qui agite l’organisation, même s’il concède que ce fonctionnement empêche le syndicat d’être très réactif. Qu’importe, le rapport égalitaire entre les militants et l’ancrage de l’organisation sur des mots d’ordre " anticapitalistes et de gauche" motivent son engagement.
 
Souhaitez "Bonne fête" aujourd'hui à Romary.

 


 

Bourse  :   73,37 €   76,51 €
  

 Eiffage : départ surprise du DG Benoît Heitz, qui part tout de même avec une rémunération brute de 1,940 million d’euros (1,7 million net).

JFRreprend du service pour au moins neuf mois.
Départ du DG d'Eiffage: les syndicats appellent à boycotter toute réunion.

 

Stress, dépression, violence, harcèlement, suicide: le travail, qui occupe une place centrale dans nos vies, est de plus en plus associé à la souffrance, dans les enquêtes de l'Insee comme dans les conversations. Cet amer constat a poussé le virtuose du film documentaire Jean-Michel Carré à s'intéresser dans “J'ai (très) mal au travail” à la montée du “mal-être” au boulot.

Il a mené pendant plus d'un an une enquête et une réflexion de fond sur le rapport qu'entretiennent les Français avec le travail, cet “obscur objet de haine et de désir”, et sa nouvelle organisation orchestrée par les toutes dernières méthodes de management.

“Le travail est un carrefour de valeurs différentes et de finalités divergentes”, explique le réalisateur dans sa note d'intention:

“Je me suis demandé quels étaient ses enjeux, les lignes de force qui le traversaient, pour répondre à quels objectifs contradictoires, au bénéfice de qui? Puis, comment ces lignes de force transformaient le travail, ses conditions d'exécution, son organisation même. Enfin, j'ai voulu montrer quelles étaient ces nouvelles méthodes de management, et de quelle manière les cabinets spécialisés qui les promulguaient investissaient les entreprises.”

Le dossier de presse du film énumère des statistiques qui font froid dans le dos: 

  • En dix ans, les troubles musculo-squelettiques sont passés de 1000 à 35 000 par an.
  • En 2005, il y a eu 760 000 accidents du travail en France. Deux personnes par jour meurent dans des accidents du travail.
  • Deux millions de salariés subissent du harcèlement mental et des maltraitances, 500 000 sont victimes de harcèlement sexuel.
  • Le coût annuel des accidents du travail, des maladies professionnelles et de la maltraitance s'élève à 70 milliards d'euros pour l'Etat et les entreprises.
  • Sur cinq ans, on a constaté plus de 1000 tentatives de suicide sur les lieux de travail en France, dont 47% ont été suivies de décès.
  • 10% des dépenses de la sécurité sociale sont directement liées aux maladies professionnelles.
  • Eczéma, insomnies, alertes cardiaques, troubles musculo-squelettiques, ulcères, cancers, dépressions, tentatives de suicide sont les conséquences les plus fréquentes des maltraitances sur les lieux de travail.
  • Durant la dernière année jurdictionnelle, les tribunaux aux prud'hommes ont traité 250 000 litiges.

Objectivement mais non sans ironie, Carré dresse tout au long du film le tableau d'une déshumanisation presque totale du monde du travail: peur du chômage, isolement dans l'entreprise, compétition avec les collègues… tout ce qui, en fait, réduit doucement mais sûrement l'individu à “sa seule dimension économique”.

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés