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Prochaine négo viab-sécu : le mardi 14 février 2012 et NAO : le marcredi 22 février 2012

Sud APRR Communiqué

Compte-Rendu Réunion Convention Collective Nationale de Branche
Du 22 février 2007 à PARIS
 
 
 

Pour eek Autoroutes
CAMPANATO Jean-Pierre             APRR
            BOGOSAVLIJEVICH Daniel        AREA
            BERJONNEAU Patrick                    ASF
 
 
 
ORDRE DU JOUR :
 
-                     Négociation accord CATS (Cessation Anticipée de certains Travailleurs Salariés)
 
 
 
 
Négociation accord CATS (Cessation Anticipée de certains Travailleurs Salariés)
 
Le projet d’accord a été envoyé le 15 février 2007 à l’ensemble des organisations syndicales, il sert ce jour comme document de travail.
 
 
eek demande dans un souci de clarté de faire apparaître l’ensemble des Sociétés adhérentes à l’ASFA pour qu’ainsi chacun des salariés concernés sachent qu’ils entrent dans le champs d’application de cet accord de branche…
 
La Direction répond que ce n’est pas possible, étant donné que la liste des Sociétés adhérentes peut évolué à tout moment, ce ne sont pas les Sociétés qui signent l’accord de branche mais l’ASFA, ce serait une erreur de le faire, nous n’avons pas à l’écrire mais effectivement il faudra une bonne information auprès des salariés adhérents à l’ASFA…
 
POUR INFORMATION les Sociétés adhérentes de l’ASFA à ce jour sont :
            - ALIS                                    Autoroutes de liaison Seine-Sarthe
            - APRR                      Société des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône
            - AREA                      Société des Autoroutes Rhône-Alpes
            - ASF                          Société des Autoroutes du Sud de la France
            - ATMB                      Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc
            - CCI du Havre          Chambre de Commerce et d’Industrie du Havre
            - CEVM                     Compagnie Eiffage Viaduc de Millau
            - COFIROUTE          Compagnie Financière et Industrielle des Autoroutes
            - ESCOTA                 Société des Autoroutes Estérel-Côte d’Azur, Provence, Alpes
            - Sanef                                    Sanef
            - SAPN                       Société des Autoroutes Paris-Normandie
            - SFTRF                     Société Française du Tunnel Routier du Fréjus
            - SMTPC                    Société Marseillaise du Tunnel Prado Carénage
 
Page 2 de l’accord è Rajout dans le préambule de l’adhésion de eek Autoroutes le 29 août 2006 à la Convention Collective Nationale de Branche
 
La Direction rappelle que cet accord de Branche portant sur la CATS est une première étape puisque les entreprises adhérentes à l’ASFA devront (si ils le souhaitent) conclure un accord d’entreprise afin de définir les modalités d’application de l’accord CATS et pour se faire il doit obligatoirement y avoir dans l’entreprise un accord GPEC qui peut être distinct de l’accord CATS (il faudra alors que l’accord CATS face référence à l’accord GPEC) et il faut aussi un accord tripartite obligatoire entre l’Etat, l’Entreprise et l’organisme collecteur (puisqu’il y a une prise en charge partielle par l’Etat)…
 
eek demande quelques précisions concernant les travailleurs handicapés pouvant entrés dans le champs d’application de l’accord CATS, quels sont les critères retenus ? Quel est la notion de travailleur handicapé ?
 
La Direction a dans un premier temps du mal à répondre à la question en indiquant qu’une note d’application sera établie dans chaque entreprise pour une bonne application où seront précisés les critères retenus…. Puis indique qu’il y a les victimes d’accidents de travail / maladies professionnelles indemnisés à hauteur mini de 10 %, les salariés COTOREP, pension invalidité 1ère et 2ème catégorie. C’est au salarié de démontrer le niveau du handicap (montant de la rente, pourcentage d’invalidité, ect…).
IMPORTANT : Le salarié doit être déclaré travailleur handicapé à la date d’entrée en vigueur de l’accord CATS au niveau de la Branche
 
Pour le versement de l’allocation CATS :
 

-                     Part employeur
= organisme collecteur (UNEDIC)
-                     Part de l’Etat
 
 
 
Versement d’une seule allocation
Pour information :      les cotisations retraite sont calculées sur la globalité de l’allocation
 
 
Montant de l’allocation :
 
La Direction a beaucoup « pataugé » pour sortir une simulation concrète suite aux interventions répétées de SUD (au regard du résultat de la simulation, on comprendra mieux la gène de la Direction)
 
EXEMPLE
Pour une rémunération moyenne de 2000,00 € BRUT/ mois (inférieur au plafond de la sécurité social qui est à 2680,00 €)
Le versement de l’allocation serait de l’ordre de 73 % du salaire NET antérieur soit une perte de 27 %
 
SUD fait remarqué que la démonstration n’est pas clair, ce que le salarié souhaite connaître, c’est combien il aura chaque mois sur son compte…
 
Mr BOCCARDI (Secrétaire Général APRR) a voulu faire « péter » sa science en donnant ses calculs pour 2000,00 € Brut è 23 % de charge soit 1540,00 € NET. Le salarié aura 1440,00 € d’allocation dans le cadre du CATS…
Gros malaise du côté de la Direction car la démonstration de Mr BOCCARDI est erronée… ON REPREND LE CALCUL
 
Sur l’exemple de 2000,00 € BRUT / salaire mensuel moyen
         2000,00 € X 65 % = 1300,00 € (base de calcul de l’allocation)
(65 % est la base maxi où l’Etat participe financièrement, au-delà c’est à la charge de l’employeur)
1300,00 € X 11,8 % (charge Social) = 1146,60 € (Montant de l’allocation)                                 
                                                                  hors mutuelle prévoyance
 
soit une perte sur 2000,00 € Brut
Salaire antérieur : 2000,00 € X 23 % (charges sociales)       = 1540,00 €
 AllocationCATS   :      1146,60 €
          Différence   :  
- 393,40€ 
 
                                      
 
Le salarié qui part dans le cadre du CATS ne peut exercer une autre activité…
 
La direction souligne le faitqu’il s’agit là d’un exemple mais qu’il faudra faire les calculs pour les salariés concernés ou intéressés au cas par cas…
 
CGC indique que nous sommes dans la négociation de l’accord de branche, lors de la négociation de l’accord en entreprise, il faudrait voir pour une prise en charge supérieur…
 
CFDT rajoute que l’Etat ne prend pas en charge la retraite complémentaire
 
La Direction répond que la retraite complémentaire est calculée sur la globalité de l’allocation…
 
eek demande si les années CATs entrent dans la détermination de la pension de retraite…
 
La direction répond NON puisque ce sont les 25 meilleures années qui sont retenues pour le calcul de la pension retraite…
 
eek souligne le fait que les salariés bénéficiant d’une pré-retraite progressive, on était très mal informé à la base puisque la part ASSEDIC n’est pas pris en compte dans le versement des cotisations retraites, ce qui pénalise fortement le salarié lorsqu’il fait valoir ses droits à la retraite…wink
 
La Direction admet ce point mais souligne le fait que l’accord CATS est plus favorable sur ce point…
 
CGT demande pourquoi bloquer les modalités de calcul du CATS à 65 %, il serait bien d’indiquer au minimum…
 
La Direction répond qu’elle ne souhaite pas s’immiscer dans le choix des entreprises de la branche…
 
La Direction souhaite préciser que l’allocation CATs est versée mensuellement… et l’indemnité de départ à la retraite est versée au moment de la mise à la retraite… Il est rappelé que dans le cadre du CATS et si le salarié a son nombre de trimestre = retraite à taux plein è il part à la retraite (par exemple à 60 ans, si pas son nombre de trimestre à 60 ans, il va jusqu’à ce qu’il soit à taux plein avec comme maximum 65 ans). L’employeur a connaissance du départ à la retraite du salarié puisque au moment de l’adhésion au CATs par le salarié, il doit préciser son nombre de trimestre.
 
Date d’entrée en vigueur
 
Débat sur la date d’entrée en vigueur de l’accord de branche (CATS), la Direction ayant retenu dans un premier temps le 1er juin 2007 notamment du fait que le législateur (l’Etat) peut revenir à tout moment sur ce type d’accord suite aux présidentielles…
 
eek souligne le fait qu’il ne faut pas que se prétexte incite à négocier à la « hussarde », il ne faut pas bâcler d’autant qu’il y a beaucoup de négociation en cours notamment chez ASF où il n’y a pas d’accord GPEC…
 
Toutes les organisations Syndicales (sauf eek) demandent d’indiquer comme entrée en vigueur le 1er mai 2007. Sud souhaite le 1er juin 2007
 
La Direction indique qu’elle va envoyer l’accord CATS rectifié à la DGEFP (Services de l’Etat) afin de présenter « tout chaud » l’accord amandé pour validation de sa rédaction…ce dans un délai très court si possible…
 
A souligner :
Cette accord a pour objectif de faire partir du personnel sans compensation d’embauche à la clé, ce que les accords similaires antérieurs intégrées…
 
PROCHAINE Réunion de Branche prévue le 16 MARS 2007 pour séance de signature
Merci de faire remonter POUR ou CONTRE la signature de cet accord de Branche CATS avant le 10 MARS 2007 dernier délai
 
FIN DE REUNION 13 H 00
 
L' ENJEU : NOS EMPLOIS
 
Le 15 février prochain se tiendra une nouvelle réunion du Comité Central d’Entreprise d’APRR. On nous annonce une fois encore que lors de cette rencontre la Direction fournira de plus amples informations sur les conséquences du regroupement des districts et des régions. SUD Autoroutes sera bien évidemment présent à cette réunion, mais nous nous interrogeons de plus en plus sur l’attitude de la Direction qui consiste à fournir au compte-gouttes des informations sur une restructuration en cours qui désormais ne se limite plus, comme naguère, aux seuls péages, puisqu’elle inclut - sans exception - la totalité des filières et des services.
Pour SUD, le temps des propos anesthésiants doit cesser : nous n’accepterons pas d’entendre une fois encore nos dirigeants expliquer que ces regroupements « ne changeront pas grand-chose à l’arrivée ». Nous ne pouvons pas accepter qu’un Groupe comme APRR qui annonce 1,6 milliard d’€uros de chiffres d’affaires le 22 janvier dernier, puisse à ce point mettre en péril notre outil de travail et susciter autant d’inquiétudes et d’incertitude chez tous les salariés. Tous sans exception…
SUD est aujourd’hui certain que la Direction n’annonce pas le dixième de ce qu’elle fera dans nos services : selon nous, si aucune réaction du personnel n’apparaît, le regroupement des districts engendrera d’ici à trois ans la disparition d’un tiers des effectifs viabilité, atelier et sécurité. Les pôles administratifs seront fortement réduits en bien des lieux. Dans les Directions Régionales bientôt regroupées deux à deux, la Direction Eiffage conservera-t-elle un service et son double équivalent ? Le laminage de la Direction Générale à Paris est éloquent, il devrait inspirer chacun à la réflexion.
 
De deux choses l’une : Ou bien la Direction nous annonce monts et merveilles lors du CCE du 15 février 2007 (mais qui peut encore le croire ?), ou alors il sera du devoir de chacun de réagir, car en laissant passer cette modification notable dans la restructuration du Groupe, ce sont nos emplois que nous mettons gravement en péril.
 

A ce titre SUD envisage dès à présent le dépôt d’un préavis de grève qui démarrerait à l’issue de cette réunion du CCE. SUD Autoroutes exige en effet que face à la casse sociale qui s’annonce, un accord global sur l’ensemble des emplois soit finalisé. Nous rejetons cette parodie d’accord GPEC (Gestion Prévisionnelles des Emplois et des Compétencesestion révisionnelles des mplois et des ompétences) qui n’a fait qu’ouvrir un boulevard aux restructurations voulues depuis un an par Eiffage - Macquarie.
Et puisque la Direction veut convaincre les salariés que les changements actuels ne modifieront en rien la vie de chacun, qu’elle l’officialise noir sur blanc sur un accord garantissant la pérennité de nos emplois en districts comme en régions ou filiales. Si la Direction rejette cette proposition, c’est donc bien un plan social larvé qui est entrepris, et SUD redit une fois encore que d’ici trois ans, un tiers au moins de l’effectif aura disparu : Acceptez-vous de travailler en ayant une possibilité sur trois de perdre votre emploi et vos conditions actuelles, d’ici à 2009 ? Doit-on partir chaque jour au travail en « espérant » être épargné ? Cette façon d’être trouve rapidement ses limites, d’autres s’y sont essayés avant nous au sein de sociétés aujourd’hui amputées du tiers de leur effectif…
Aux lendemains de cette réunion CCE du 15 février, si la Direction n’a pas entendu cet appel, il appartiendra aux salariés de s’unir et d’exprimer avec force les questionnements et incertitudes tellement présents depuis des mois sur nos lieux de travail.

 

 

Toute l'équipe de eek vous souhaite une bonne année 2007 et vous présente tous ses voeux de bonheur.

, bonne santé et à bientôt.

 


Merci de votre fidélité tout au long de cette année et rendez-vous pour 2007, que nous espérons meilleure, en tout cas elle devrait être déterminante pour l’avenir professionnel de chacun.

 

 
 
Démantèlement du site Parisien :
Les mêmes causes produiront-elles les mêmes effets ?
 
En juin 2006 eek avait voté avec les autres syndicats présents la création d’un groupe de travail, sauf que eek le fit dans l’espoir que ce groupe œuvre pleinement à la défense des salariés du site parisien d’APRR. Or, au fil des semaines, il est apparu que la gestion de ce dossier sensible s’est rapidement transformé en vaste opération de casse sociale, le désarroi et les inquiétudes exprimés par les salariés de Paris n’étant à aucun moment pris en compte, en dépit des nombreuses interventions de eek Autoroutes.
Une telle mascarade ne pouvait plus durer, avec une rétention d’informations sans égale et une gestion individuelle qui entraîna le départ dans des conditions suspectes de nombreux salariés. Ce groupe de travail ne devait à aucun moment occulter le rôle dévolu au CE et au CHSCT, pourtant ces instances n’ont jamais accompli leur rôle. Le fameux Groupe de travail est rapidement devenu un instrument de choix pour la Direction, si bien que ce groupe n’aura finalement fait qu’accompagner la casse sociale sur place.
Lors de la réunion du CE des Directions de novembre dernier, eek a expressément exigé la dissolution de ce Groupe, hélas seul eek a voté pour cette dissolution. Ce Groupe n’aura jamais pris conscience de la lente dérive de son fonctionnement, alors que dans le même temps la Direction traitait en catimini des cas individuels.
Le Secrétaire du CCE (CFDT) s’est étonné de la demande de dissolution exigée par eek, se trouvant là en parfaite osmose avec le Secrétaire Général d’APRR (maître d’œuvre de la démolition sociale du site parisien) qui, pour sa part, considère que « ce groupe de travail effectue un travail utile » : un tel avis devrait pourtant soulever quelques suspicions… Si ce Groupe de Travail est plébiscité par la Direction, n’y a-t-il pas matière à se poser quelques questions ?
Des questions, bien peu s’en pose, alors que le constat sur place est affligeant. Est-ce ainsi que seront gérés demain les restructurations et regroupements annoncés tant au sein du site de St Apollinaire que dans l’ensemble des Directions Régionales ? eek Autoroutes craint que la constitution de tels « groupes de travail » devienne une norme qui occulterait alors totalement les CE et CHSCT, avec toutes les conséquences sociales que ceci implique.
eek Autoroutes s’indigne de telles méthodes, le rôle des organisation syndicales n’est pas d’accompagner la Direction dans son jeu pervers, il est un peu facile après coup d’écrire dans un 4 pages qu’on a œuvré pour la défense des salariés du site parisien, alors que ces mêmes salariés auraient sans doute une version très différente des faits à vous raconter (en tout cas pour ceux qui ont encore un emploi…). A l’heure où tant de restructurations se préparent sous la houlette du Groupe Eiffage, il convient de savoir lire entre les lignes…
Un avant goût de la casse sociale à St Apollinaire et dans les Directions Régionales

 

 

 

 

Communiqué de Presse

 Syndicat SUD – Autoroutes

 

 

 SUD - Autoroutes : J- P CAMPANATO : 06.14.63.65.72.

- 19 DECEMBRE 2006 -

Autoroutes Paris Rhin Rhône : un agent deux fois agressé…

 

 

Un salarié qui occupait depuis des années les fonctions de receveur péage à la gare de Dijon Sud au sein de la société Autoroutes Paris Rhine Rhône (Groupe Eiffage) vient de recevoir sa lettre de licenciement pour impossibilité de reclassement (dans une société, groupe EIFFAGE, de 55000 salariés). C’est la seule solution que la direction d’APRR région Bourgogne a trouvé pour clore un dossier qu’elle jugeait sans doute trop encombrant.

 

 

 

En effet, cet agent, le 31 décembre 2003 a été victime d’une agression à main armée dans un local technique en travaux (voir sale temps pour les victimes). APRR n’ayant pas estimé nécessaire de sécuriser les lieux, APRR s’est vu condamné pour faute inexcusable de l’employeur par le tribunal des affaires de la sécurité sociale de Dijon le 10 octobre 2006. Suite à cette agression, le salarié a été reconnu le 25 octobre 2005 inapte à ce poste de travail et de ce fait, APRR devait rechercher un autre emploi pour cet agent.

 

En parallèle à cela, ce même salarié a saisi le tribunal des prud’hommes de Dijon, qui a estimé dans son rendu de jugement du 09 novembre 2006 qu’APRR avait manqué à son obligation de reclassement de M. Maître et a condamné la société à s’en acquitter sous astreinte de 100 € par jour. APRR a toutefois fait appel de ces deux jugements et a mis a profit l’effet suspensif pour licencier cet agent sans le moindre ménagement, façon brutale de clore le dossier d’un salarié doublement agressé…

 

Autoroutes Paris Rhine Rhône (qui fait régulièrement la Une de la presse ces dernières semaines dans de multiples dossiers de recours abusifs d’agents en CDD) se distingue une nouvelle fois, en procédant cette fois-ci au licenciement d’un salarié dont le seul tort fut sans doute de se trouver sur un péage d’APRR au mauvais moment, lors d’une agression armée.

 

eek Autoroutes se déclare totalement indigné face à de tels procédés au sein d’une société qui se plait à afficher des résultats financiers flamboyants. Si la société APRR aime à présenter une image lisse aux yeux du public, il est bon que chacun comprenne que derrière un décor de façade, c’est une gestion sociale d’une extrême brutalité qui domine, ce n’est plus seulement SUD qui le dit, ce sont les tribunaux qui en attestent et c’est un cas comme celui de ce salarié qui le démontre, sans contestation possible.

 
Communiqué de Presse
Syndicat SUD – Autoroutes
CONTACT SUD - Autoroutes : J- P CAMPANATO : 06.14.63.65.72.

 
 
EIFFAGE tente de rassurer dans un contexte de forte incertitude
 
 
 
A l’heure où la Direction d’ EIFFAGE entreprend une opération de communication qualifiée prématurément et abusivement « d’objective » à propos de la récente augmentation de capital réservée aux salariés du Groupe, le syndicat SUD Autoroutes tient à apporter sur ce premier point une information argumentée qui se veut assurément plus proche de la réalité actuelle. L’augmentation de capital se solde selon nous par un constat d’échec sans appel que confirment les faits suivants :
1/ Originellement programmée entre le 16 octobre et le 10 novembre 2006, cette souscription a dû être prolongée jusqu’au 23 novembre, car à l’issue de la première période, seuls 30% des salariés avaient répondu présents : l’appel systématique au personnel semble véritablement avoir trouvé ses limites…
2/ Au 23 novembre 2006, seuls 3,6% du capital ont été atteints alors que cette augmentation représentait au total 4 % du capital. De plus, le financier belge Albert Frère, (présenté il y a 9 mois comme un soutien fiable par JF Roverato), vient de céder ses 6 ,1% du capital d’Eiffage qu’il détenait ; dans ce contexte, le renforcement de la Caisse des Dépôts et Consignations, ainsi que l’arrivée probable de Groupama et Natixis ne semblent pas aller dans le sens des propos de JF Roverato, qui ne cesse depuis des mois de porter aux nues l’actionnariat salarié : ces manœuvres au sein du capital d’Eiffage confirment au contraire que la part détenue par les salariés ne représente pas une garantie suffisante pour l’avenir),
3/ Pour arriver à ses fins, outre une propagande interne quotidienne, Eiffage, via son encadrement, a entrepris une pression hors du commun à l’encontre du personnel, allant jusqu’à faire peser des menaces sur les négociations salariales 2007,
4/ La fin justifiant les moyens, une filiale d’Eiffage est même allé jusqu’à octroyer une « prime exceptionnelle » de 100 € à ses salariés afin qu’ils investissent dans cette souscription Eiffage 2011.
 
Les affirmations selon lesquelles 2007 verrait un actionnariat salarié « se stabiliser durablement à 30% » sont fantaisistes et motivé par un optimisme si marqué qu’il en devient suspect. La situation actuelle contredit pleinement les propos exagérément rassurants du PDG J F Roverato : les salariés ne répondent ni massivement ni librement aux appels à souscription à cause d’un contexte social inquiétant pour l’avenir, tel est d’ailleurs le seul constat d’importance qui peut être fait en cette fin d’année 2006. SUD Autoroutes constate aussi que la présence du fonds américain Elliott au capital d’APRR (10% du capital) se transforme en bourbier financier (200 millions d’€ de dividende versés en juin 2006, un nouvel acompte sur dividende de 2,59 € par action versé le 08 décembre dernier, et des analystes financiers qui estimaient dernièrement que l’opération de privatisation d’APRR pourrait encore coûter 1,260 milliard d’euros à Eiffage – Macquarie, soit 5 fois la souscription totale des salariés d’Eiffage en 2006). Par ailleurs, la restructuration chez Eiffage (plus que 100 filiales au lieu de 600 actuellement d’ici à l’été 2007) et la réorganisation non concertée et brutale au sein d’Autoroutes Paris Rhin Rhône ne feront qu’accroître le désengagement progressif des salariés au capital d’Eiffage.
 

Réponses

AUX QUESTIONS ECRITES DES ELUS SUD
Réunion CCE du 24 novembre 2006
Questions écrites des élus SUD auprès du CCE portant sur
le point 1 de l'ordre du JOUR :
Information -consultation sur le projet d'accord d'entreprise relatif à la Gestion Prévisionnelle des emplois et des Compétences
Depuis la loi du 18 janvier 2005 (art. L. 320-2 et L. 320-3 du code du travail), modifiant le droit du licenciement économique, les grandes entreprises se voient imposer une obligation triennale de négociation sur la GPEC, sauf à être couvertes par un accord de groupe sur ces thèmes.
A minima, cette négociation doit porter sur :
  • les modalités d'information et de consultation du comité d'entreprise sur la stratégie de l'entreprise et ses effets prévisibles sur l'emploi ainsi que sur les salaires ;
  • la mise en place d'un dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et les mesures d'accompagnement susceptibles de lui être associées, en particulier en matière de formation, de validation des acquis de l'expérience, de bilan de compétences et d'accompagnement de la mobilité ;
  • les conditions d'accès et de maintien dans l'emploi des salariés âgés et les modalités de leur accès à la formation professionnelle.
Remarque :
On constate que le projet d'accord intègre le stricte minimum imposé par la loi alors que l'on constate sur le terrain chaque jour des faits troublants et inquiétants pour l'avenir des emplois au sein d'APRR, pour exemple :
  • Un effectif de 56 personnes à la DG qui passe à 25 personnes ?
    Sans aucune concertation avec les Instances Représentatives du Personnel
  • un déménagement des 25 personnes restantes de la DG sur le site d'EIFFAGE à Asnières ?
    Sans aucune concertation avec les IRP et délits d'entrave des instances CE et CHSCT des Directions (non consultation)
    • Regroupement des districts ayant une incidence à terme sur les effectifs ?
    • Accélération en catimini ( mettant les salariés devant le fait accompli ) de l'automatisation des péages ayant une incidence à terme sur les effectifs ?
    • Modifications accélérées des contrats de travail de façon individuelle intégrants notamment un élargissement de la zone géographique d'intervention, la flexibilité et la malléabilité des tours de service ?
      Sans aucune concertation avec les Instances Représentatives du Personnel
      • Audits EIFFAGE au sein d'APRR dans les services comptabilités à St-Apollinaire et dans chacune des 6 Directions Régionales ?
    Quel est le but et l'intérêt final de ces audits ?
    Y en aura-t-il dans d'autres secteurs d'activités ?
    • Où sont les 600 emplois promis par Mr ROVERATO lors de son arrivée ?
    • Mise en place des surveillants de travaux dans les districts à effectif constant ?
    • Non prise en compte de l'expérience et des compétences du personnel les plus anciens au niveau de la rémunération avec l'attribution de points supplémentaires (plus de 20 points) pour les nouveaux embauchés ????
    • etc.……

      Réponse de la Direction Mr NOURRY (Directeur Opérationnel APRR) :

      Nous ne répondrons pas à des questions qui sont plus des affirmations que des questions, des affirmations qui sont d’ailleurs toutes fausses.

       SUD demande alors une première fois à la direction de donner une seule affirmation fausse dans la longue liste énoncée

      La Direction embarrassée ne répond pas

      SUD demande à nouveau à la Direction de donner une seule affirmation fausse dans la liste des questions « affirmations » énoncée par SUD

      La Direction ne répond toujours pas

      • Quelle perspective après 2008 pour la filière péage lorsque l'on apprend l'arrivée de la nouvelle génération du péage dynamique " nouveau péage en Free-Flow", ce qui préfigure le péage nouvelle génération, péage dynamique sans barrières, donc la mort à court du terme du TIS et des systèmes type BCMM (et donc des LTS dans leur forme actuelle…) en test sur un péage de la Direction Régionale Gâtinais ???
        Y-a-t-il eu une information-consultation des Instances Représentatives du Personnel quant à l'arrivée de cette nouvelle technologie ???

      Réponse de la Direction :

      Nous ne sommes que dans la phase d’expérimentation, l’accord de la CNIL n’est pas encore validée.

       SUD demande quelle Société est derrière ce nouveau concept d’automatisation qui arrive en France, ne s’agirait-il pas de MACQUARIE ?

      Tourner autour du potLa Direction tourne autour du pot et ne répond pas, il s’agirait d’un concept qui aurait été développé à l’étranger Australie, Autriche,… dont Mr DETERNE aurait été dans son élaboration…

      SUD réitère sa question, s’agit-il de MACQUARIE, qui est le précurseur en matière de développement de l’automatisation des péages dans le Monde ?

      La Direction ne répond pas

  • Où sont les perspectives qualitatives et quantitatives en terme d'emploi dans le projet d'Accord GPEC ?
  • Multiplication de recours juridiques d'ex-salariés APRR qui ont été licenciés sans cause réelles et sérieuses (30 pour le seul syndicat SUD dont 13 définitivement favorables aux salariés) ?
  • Multiplication de licenciements de salariés pour motifs personnel ??????
  • Réflexion dans l'organisation de la "patrouille" ????
  • Accentuation de la sous-traitance ????
En référence au document de présentation diffusé par EIFFAGE lors de la réunion CCE du 22 décembre 2005, on peut y lire page 22 que :
Les employés seront au cœur du groupe EIFFAGE
  • un projet industriel présenté par Eiffage et Macquarie permettant non seulement le maintien mais surtout le développement de l'emploi
  • Engagement d'Eiffage de proposer des solutions de réaffectation dans le même bassin d'emploi
Application pour les salariés dont l'emploi serait concerné par la mise en place de systèmes de péage automatiques
Nombreuses implantations des 500 filiales d'Eiffage dans les régions concernées
Or Eiffage rationalise son réseau de filiales en France
(extrait de La tribune du 15 novembre 2006)

Le troisième major français du BTP, EIFFAGE, aura ramené à 100 le nombre de ses filiales à l'été 2007, contre 600 en 2003.
Objectif : gagner en efficacité, en lisibilité et favoriser la mobilité interne.
Question : Est-ce que la présentation du 22 décembre 2005 est toujours crédible ?
Comment les salariés d'APRR peuvent-ils être serein ?

Réponse de la Direction :

L’objectif est de regrouper les filiales afin de gagner en efficacité, l’objectif n’est pas de diminuer les effectifs. Nous embauchons d’ailleurs au sein du groupe EIFFAGE, même au sein d’APRR

SUD fait remarqué qu’au sein d’APRR, il s’agit de recrutement à effectif constant mais pas des embauches

Où sont les réelles perspectives d'une véritable GESTION PREVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPETENCES lorsque l'on constate un tel désastre au niveau Social ?

Réponse de la Direction :

Il s’agit d’une affirmation et non d’une question, a priori on peut comprendre par toutes ces questions/affirmations que SUD ne sera pas signataire de l’accord GPEC.

Vote du CCE sur le projet d’accord GPEC :

13 votants è 10 POUR

3 Contre (SUD)

 

Questions écrites des élus SUD auprès du CCE portant sur

le point 3 de l'ordre du JOUR :
Information - consultation sur le projet de fusion SIRA-SOREALP
A/ Quel était le nombre global de salariés présents au sein de SIRA au 1er janvier 2006 ?
B/ Quel est le nombre de salariés présents au sein de SIRA au 24 novembre 2006 ?C/ Quel sera le nombre de salariés présents au sein de SIRA en juillet 2007 ?D/ Quel était le nombre global de salariés présents au studio de St-Apollinaire au 1er janvier 2006 ?E/ Quel est le nombre de salariés présents au studio de St-Apollinaire au 24 novembre 2006 ?F/ Quel sera le nombre de salariés présents au studio de St-Apollinaire en juillet 2007 ?G/ Quel était le nombre de salariés présents au studio de NEMOURS au 1er janvier 2006 ?H/ Quel est le nombre de salariés présents au studio de NEMOURS au 24 novembre 2006 ?I/ Quel sera le nombre de salariés présents au studio de NEMOURS en juillet 2007 ?J/ Quel était le nombre de salariés présents au studio de GENAY au 1er janvier 2006 ?K/ Quel est le nombre de salariés présents au studio de GENAY au 24 novembre 2006 ?L/ Quel sera le nombre de salariés présents au studio de GENAY en juillet 2007 ?M/ Quel est le nombre de salariés présents au studio de NANCES au 1er janvier 2006 ?N/ Quel est le nombre de salariés présents au studio de NANCES au 24 novembre 2006 ?O/ Quel sera le nombre de salariés présents au studio de NANCES en juillet 2007 ?P/ Quelle incidence pour les personnels de SIRA et SOREALP sur leur contrat de travail, leur conditions de travail, leur vie de famille, etc.… ?Q/ Autoroute Info assure une mission de service public : elle informe en
temps réel les automobilistes de l'état des routes, des bouchons et
des intempéries qui présentent des dangers immédiats. Aujourd'hui, un
studio gère les informations provenant de 600 km de bitume. Demain,
il en gérera 2700. Comment et à quelle vitesse l'information urgente
sera-t-elle répercutée aux automobilistes pris dans les congères ?

Réponse de la Direction

La Direction a beaucoup de mal à faire un point sur les effectifs SIRA - SOREALP. Pour le studio de Nemours, la dernière journaliste a quitté la Société en faisant valoir sa clause de cession, il n’y a plus personne sur Nemours. 6 salariés sur GENAY et 12 ou 13 sur NANCES et le reste à Saint-Apollinaire. L’objectif est de renforcer l’efficacité notamment sur Rhône-Alpes. Les transferts et adaptations vont intervenir dans les mois qui suivent…

SUD trouve inadmissible que l’aspect social ne soit pas mieux développer dans cette fusion qui ressemble plus à une restructuration de fond ayant des conséquences sociales importantes

R/ "Enfin, début 2007, une négociation s'ouvrira dans l'objectif de rapprocher les dispositions conventionnelles de SOREALP de celles de SIRA" (fiche de présentation relative au Point III de l'ordre du jour) "
Pourquoi cette négociation n'intervient-elle pas en amont avant toute procédure de fusion ?
 
 

Réponse de la Direction :

Nous respectons le processus et la loi dans le cas d’une fusion…

Vote du CCE pour ou contre la fusion SIRA- SOREALP

13 Votants è Grosse majorité

contre la fusion SIRA – SOREALP

 

 Questions écrites des élus SUD auprès du CCE portant sur

le point 4 de l'ordre du JOUR :
Perspectives péage 2005-2008 - point intermédiaire
Pas de document transmis pour la réunion CCE du 24 novembre 2006 donc pas de questions écritesQuestions écrites des élus SUD auprès du CCE portant sur
le point 6 de l'ordre du JOUR :
Questions diverses
Souscription EIFFAGE 2011 :
A/ L’échec de l’appel d’offre Eiffage 2011 chez APRR vous fait-il au moins comprendre que les salariés de cette entreprise ont d’autres soucis que le cri désespéré (et pour le moins pathétique) diffusé par écrit ces derniers jours par le PDG d’Eiffage et d’APRR ?
B/ Etes-vous surpris qu’un salarié qui estime son avenir professionnel bien incertain chez APRR puisse délaisser toute forme d’actionnariat d’entreprise ?
C/ Comment réagit la Direction quant elle voit la part des salariés actionnaires passer de 92% à 30 % entre la privatisation d’APRR et l’opération Eiffage 2011 ? N’avez-vous pas ici la preuve que le personnel n’est majoritairement plus dupe des discours trompeurs qu’ils constatent aujourd’hui en observant son environnement professionnel ?
D/ Le mythe de l’actionnariat salariés « rempart contre toute attaque extérieure » ne vient –il pas de s’effondrer au travers de l’opération Eiffage 2011 ? Que pense selon vous les prédateurs européens qui lorgnent sur Eiffage face à une opération aussi calamiteuse qui démontre l’extrême fragilité d’Eiffage face à des majors européennes du BTP?
E/ Eiffage sera-t-il encore « indépendant » à la fin de l’année 2007 (en admettant que la présence d’Albert Frère ou de la CDC dans son capital reste un signe d’indépendance !…) ?

Réponse de la Direction :

Là encore ce sont plus des affirmations que des questions. Nous pouvons être très optimiste par rapport au prolongement de l’appel d’offres auprès des salariés (date limite la veille de ce CCE) puisque le dernier chiffre atteint pour les salariés d’APRR 50 % et va sans doute être supérieur, ce chiffre est bien supérieur à ceux des autres filiales d’EIFFAGE…

SUD fait remarquer que l’optimisme reviendra lorsque nous aurons des garanties au niveau social pour l’instant ce n’est pas le cas. Quant à la relance de l’appel d’offres faîte auprès des salariés non-souscripteurs, elle est inadmissible et illégale puisque la liste des souscripteur est confidentiel, les salariés n’ont pas à souscrire sous la pression… Le contenu du courrier manuscrit de Mr ROVERATO ne peut que nous laisser sur un gros doute pour notre avenir : « notre destin se joue dans les semaines à venir : j’ai besoin de vous ! » A QUOI FAUT-IL S’ATTENDRE ??

La Direction répond à rien

F/ En complément de ce domaine d’intervention, pouvez vous en cette fin d’année 2006 nous préciser où en est Eiffarie dans sa tentative de réunir 95% des titres APRR, alors que le fonds américain Elliott possède plus de 10% d’APRR et attend encore un geste généreux de la part d’Eiffage et Macquarie ? Cette opération a déjà coûté plus de 200 millions d’euros de dividendes au Groupe, les analystes financiers estiment que pour finaliser l’opération de privatisation d’APRR, Eiffarie devra encore débourser plus d’un milliard d’euros : confirmez-vous ces chiffres ?

Réponse de la Direction :

Mr ROVERATO a déjà eu l’occasion de donner son point de vue à ce sujet, l’objectif est de patienter jusqu’à ce que les actionnaires se lassent…

SUD fait remarqué qu’il y a de nouveaux chiffres qui sont apparus après le premier point de vue de Mr ROVERATO soit 200 Millions et un milliard d’Euros, ce qui n’est pas rien, d’autant qu’il y a donc eu le versement d’un dividendes de plus de 11 € par actions pour ceux qui avaient eu la chance d’avoir garder leurs titres et malgré tout les actionnaires APRR ont conservé et l’action est repartie à la hausse et il faudra chaque année verser des dividendes…

La Direction répond qu’elle joue sur le temps et la patience…

Communiqué de Presse
Syndicat SUD – Autoroutes
 
- 23 NOVEMBRE 2006 -
Le PDG d’ EIFFAGE lance un appel au secours auprès de ses salariés, dans le cadre de l’opération d’augmentation du capital « Eiffage 2011 ».
La Direction d’Eiffage s’enorgueillit depuis des années de détenir la seule SICAV de salariés en Europe, cet actionnariat salarié représentant selon le PDG d’EIFFAGE, Jean François ROVERATO, un « rempart à toute attaque extérieure » (risque d’OPA,….).
 
C’est dans ce cadre qu’avait été lancé ces dernières semaines un appel à souscription auprès des 55.000 salariés du groupe Eiffage (parmi lesquels, et pour la première fois, les salariés d’Autoroutes Paris Rhin Rhône dernièrement passés sous le giron du BTPiste français).
 
Cette augmentation de capital portant sur 3.750.000 nouvelles actions, soit 4% du capital, se déroulait du 16 octobre au 10 novembre derniers. Or, à l’échéance, c’est un véritable camouflet pour la Direction d’Eiffage, Jean François ROVERATO en tête, puisqu’à peine 30% des salariés ont répondu présents à cet appel, transformant la souscription EIFFAGE 2011 en véritable fiasco.
 
C’est dans ce contexte que le PDG d’Eiffage a pris sa plus belle plume le 11 novembre dernier, afin d’adresser aux 55.000 salariés du Groupe une lettre manuscrite au ton pathétique. Celui-ci « ne parvient pas à croire qu’autant de salariés n’ont pas participé à cette souscription » et il lance un véritable appel au secours pour la survie du Groupe EIFFAGE (les prédateurs européens du BTP, tel l’espagnol SACYR, apprécieront de pareilles pratiques qui confirment publiquement l’extrême vulnérabilité financière d’Eiffage).
 
Cet appel de M. ROVERATO pourrait prêter à sourire si la situation au sein du Groupe Eiffage – et plus encore chez Autoroutes Paris Rhin Rhône – n’était pas aussi préoccupante socialement… Car en ayant choisi de prolonger l’offre de souscription « Eiffage 2011 » jusqu’à aujourd’hui, 23 novembre 2006, M. Roverato demande à ses salariés de bloquer durant 5 ans de l’argent en actions Eiffage afin de lui venir en aide, alors que bon nombre de salariés du Groupe ne savent même pas ce qu’ils seront devenus d’ici un an, à l’heure ou les licenciements et les restructurations apparaissent de toutes parts au sein de nos structures (c’est ainsi qu’Eiffage a annoncé il y a quelques jours vouloir faire passer son nombre total de filiales en France de 600 à 100 d’ici à l’été 2007).
 
Pour le syndicat SUD Autoroutes, cet échec confirme aussi les limites de l’actionnariat salarié, alors qu’au nom du pouvoir d’achat et de l’avenir du système des retraites, l’Etat serait plus inspiré d’inciter les grands groupes tel EIFFAGE a promouvoir avant tout des hausses de salaires annuelles significatives. Et ce fiasco propre à Eiffage fera peut être réfléchir M. Roverato sur la situation sociale extrêmement tendue au sein de son Groupe, tout particulièrement chez Autoroutes Paris Rhin Rhône qui subi un véritable démantèlement, consécutif à la privatisation du groupe autoroutier il y a un an.

 
Afficher l'image en taille réelle Réactions :

Valeurs Actuelles Paris réduit ses pertes en clôture (24/11/2006 :: 18:14)

Eiffage s'apprécie de 0.25%. Le groupe vient de démentir les informations du syndicat Sud Autoroutes, qui avait indiqué que Jean-François Roverato, le président d'Eiffage, avait demandé aux salariés du groupe de monter au capital du groupe afin d'empêcher une éventuelle offre sur le groupe de BTP.

La Tribune (Agence REUTERS 24/11/2006 à 10 h 21)

EIFFAGE : le syndicat Sud-Autoroutes a assuré jeudi que le président d'Eiffage, Jean-François Roverato, avait lancé un appel au secours aux salariés pour qu'ils achètent des actions en vue de contrer une éventuelle offre hostile, ce qu'a contesté la direction du groupe de B-TP.

Journal Les Echos :
vendredi 24 novembre 2006-11-24
« EIFFAGE – Le syndicat SUD de la société d’autoroutes APRR, rachetée par le groupe de BTP Eiffage, a dénoncé hier le « pathétique » appel au secours lancé par le PDG, Jean François Roverato, pour que les salariés souscrivent des actions Eiffage dans le cadre d’une augmentation du capital ».
 
Sur le form de Boursorama :
apres avoir remplis la caisse, eiffage va licencier en 2007
C'est marrant, ce matin sur BFM ils parlaient d'Eiffage et notamment de la réaction de SUD Autoroutes (pas évident comme appellation syndicale !) au courrier de JFR incitant à souscrire à l'opération d’actionnariat; Sud qualifiait la direction d'Eiffage de "pathétique". Apparemment notre ami M1863380 serait à la fois vadeur et anticapitaliste tendance SUD; la vade serait elle un nouveau moyen révolutionnaire pour abattre le capitalisme ?
C'est marrant, ce matin sur BFM ils parlaient d'Eiffage et notamment de la réaction de SUD Autoroutes (pas évident comme appellation syndicale !) au courrier de JFR incitant à souscrire à l'opération d’actionnariat; Sud qualifiait la direction d'Eiffage de "pathétique". Apparemment notre ami M1863380 serait à la fois vadeur et anticapitaliste tendance SUD; la vade serait elle un nouveau moyen révolutionnaire pour abattre le capitalisme ?
 
apres avoir remplis la caisse, eiffage va licencier en 2007
chapeau les entreprises francaise, qui c'est qui trainque? les salariés comme d'abitude et qui de plus est auront participés a une augmentation de capital du groupe de qui se moque t'on ?
chapeau les entreprises francaise, qui c'est qui trainque? les salariés comme d'abitude et qui de plus est auront participés a une augmentation de capital du groupe de qui se moque t'on ?
 

CONTACT SUD - Autoroutes

Jean Pierre CAMPANATO : 06.14.63.65.72

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