P M V


   
Délégué Syndical Central
     Pascal GRAPPIN
36, rue du Docteur Schmitt 
21850 Saint-Apollinaire
 
 


    (Cliquez sur l'image 
      pour agrandir)
.

Tél. 06 46 09 47 19

       03 80 77 67 18
Fax.03 80 66 66 70 
         
Qui sommes nous ?  
 
                                             

                         CE                             

CHSCT                

   DP Paris    

   DP Rhin    

   DP Rhône    

Présentation 

 solidaires

Images aléatoires

  • Greve-du-19-mars-2009_0487.jpg
  • Greve-du-19-mars-2009_0482.jpg
  • Bessey2
  • scan_94795144_1_1.jpg

Réseau SUD

 
Subir, n'est pas une fatalité.
Si vous souhaitez obtenir des
solutions concrètes à vos problèmes,
comme par exemple :
- emploi,
- salaires,
- conditions de travail,
- protection sociale,
- égalité professionnelle,
- respect de la dignité de chacun.
SUD peut faire bouger les choses,
pour faire aboutir vos revendications
et vos attentes.
REJOIGNEZ-NOUS. ENSEMBLE
NOUS SERONS PLUS FORTS ET
PLUS EFFICACES.
Fabienne+SloganFdTransparent +ilsSontVos... 
 

W3C

  • Flux RSS des articles

Présentation

Bienvenue à SUD.

 
 Aprr72ppp

Prochaine négo viab-sécu : le mardi 14 février 2012 et NAO : le marcredi 22 février 2012

Revue de presse

 

Ils nous font confiance :
Ministère de la Défense, CNES/ESA, EADS, CEA, EDF, GIE Cartes Bancaires, Ministère de l'Intérieur, Thales, Safran, Eurocontrol, SNCF, Communauté européenne, OTAN, France Telecom, ASF, IRSN, ...

 


  "Document très parlant d'une Société qui développe le système FREE FLOW, c'est éloquent et très révélateur du péage de demain"..."Document très parlant d'une Société qui développe le système FREE FLOW, c'est éloquent et très révélateur du péage de demain"...

 


Des systèmes de péage en flux libre (free-flow) rapides et fiables

Aujourd’hui, les systèmes de péage automatique doivent permettre de fluidifier la circulation des véhicules.

Parce qu’ils permettent de réaliser les paiements sans stopper ou même ralentir la circulation, les systèmes «en flux libre» (free-flow) sont plus efficaces que leurs concurrents : les paiements réalisés à l’aide d’un badge (dispositif de bord) ou du « Vidéo péage » peuvent être enregistrés jusqu’à une vitesse de 160 km/h, grâce à des portiques ergonomiques équipés de caméras, de lasers, de balises, etc.

Ces portiques sont actuellement utilisés en Europe et aux États-Unis. Un système vidéo et un laser pour la classification des véhicules permettent d’assurer les transactions de péage automatique, que le véhicule possède ou non un badge.

Des systèmes de péage en flux libre (free-flow) ergonomiques, fiables et robustes

 

Le concept de la voie de péage électronique "free-flow" est aussi ancien que la voie de péage. Mais ce n'est que lorsque la technologie l'a réellement permis que CS a développé ses portiques de péage en flux libre (free-flow), mettant ainsi sur le marché la toute dernière génération de technologie mondiale.

Le système de péage en flux libre "free-flow" de CS reste efficace jusqu'à une vitesse de 160 km/h avec le même taux de réussite transactionnelle qu'une voie de péage électronique «stop & go» fonctionnant à une vitesse de 2 km/h.

Le portique de péage en flux libre (free-flow) de CS comprend trois sous-systèmes intégrant la «fonction de péage» :
• les «balises» de portique
• le système vidéoenforcement (VES)
• la classification laser

Ces trois éléments sont intégrés de manière modulaire au logiciel de gestion du portique. Ainsi, quels que soient vos besoins, CS est capable d'y répondre par une solution adaptée.

Si l'usager est muni d'un badge, celui-ci transmet aux balises Armonhy les informations nécessaires à la réalisation et à l'authentification des transactions de péage. Dans le cas contraire, le portique de CS procède à une vidéo péage (péage par vidéo). Dans les deux cas, la «classe» du véhicule est déterminée par une lecture laser du profil des véhicules.

De plus, les transactions (télépéage ou vidéo péage) sont centralisées par un back office protégé afin d'assurer l'intégrité des paiements finaux à l'exploitant de l'autoroute, ainsi que de lui fournir l'ensemble des fonctions nécessaires à l'exploitation de la concession.

Grâce à  sa maîtrise totale des protocoles DSRC, GSS A1, PISTA, CESARE, ETC et à son savoir-faire en matière de grands systèmes complexes que le groupe CS est aujourd'hui le seul fournisseur français de portiques de péage en flux libre (free-flow), Le groupe est capable d'intégrer ces portiques dans un système global fiable, ce qui lui permet de figurer parmi les 4 meilleurs fournisseurs au monde de ce type de solutions.

CS ne néglige pas le développement et les diversifications et respecte les réglementations, directives et recommandations nationales et internationales. Afin d'honorer sa réputation d'innovateur, CS investit dans la recherche et le développement (pôles de compétitivité, projets nationaux et internationaux, etc.) dans les domaines du péage par satellite, en associant des technologies telles que GNSS (GPS-EGNOS-GALILEO), le GSM-GPRS, le Wi-Fi, Wimax,

 

CS : met en service à Dublin le 1er système de Free Flow péri-urbain en Europe

 

CS met en service à Dublin, avec succès, le 1ersystème de Free Flow péri-urbain en Europe

Avec la mise en service à Dublin, le 30 août dernier, du 1er télépéage en mode Free Flow (flux libre) en Europe, CS, seul fournisseur français de ce type de système, démontre une nouvelle fois son savoir-faire et son avance technologique en matière de solutions péages.

BetEire Flow, filiale commune de CS et Sanef, a déployé sous la marque eflow une solution de télépéage en mode Free Flow qui vise à fluidifier le trafic et réduire l'impact écologique du péage. Ce projet d'un montant global de 113 Millions d'euros, a été attribué par la National Road Authority (NRA) à BetEire Flow en mars 2007. CS a conçu et fourni clés en main l'infrastructure de péage et le système "back office" complet :

-deux points de paiement Free Flow pleine voie, 2x4 voies intégrant un système de lecture de badge et de reconnaissance de plaque automatique (OCR),

-un système back office complet composé de la gestion en temps réel des points de paiements, le traitement des transactions ETC (Electronic Toll Collection) et le péage sur la base de la reconnaissance des plaques d'immatriculation des véhicules, la gestion des abonnés, le "Customer Care", la facturation et le suivi des impayés.

BetEire Flow assure l'exploitation du système sur une période de 7 ans avec une option d'extension de trois ans.

Le trafic moyen enregistré est de 100.000 véhicules par jour, dont la majorité par abonnement (achat de badges ou enregistrement de la plaque d'immatriculation via le centre d'appel). A ce jour, CS a commercialisé plus de 100.000 badges.

La mise en place de ce péage Free Flow a d'ores et déjà permis de réduire significativement la congestion chronique du contournement ouest de Dublin et accru la fluidité de l'infrastructure.

"Dans un secteur des Transports en pleine évolution, CS affirme son leadership technologique et se positionne comme un acteur de référence pour les futurs projets issus des orientations du Grenelle de l'Environnement (Paris: FR0010278762 - actualité) en France, comme celui de l'éco taxe, notamment la taxe poids lourds", conclut Eric Blanc-Garin, Directeur Général de CS.

Les 10 ans de SUD AREA !
 
Souhaitez "Bonne fête" aujourd'hui à Gilles.

 

 

Bourse  :  59,17    45,44 €
  

Pour répondre aux automobilistes en détresse, Les sociétés d'autoroutes vont prendre la relève des gendarmes. Un service qu'elles voudraient répercutersur le prix des péages.
C'est le résultat de la plus mauvaise opération de privatisation réalisée: on ne maîtrise plus les prix puisqu'il n'y a pas de concurrence. Voir tous les commentaires.

 

Bornes d'urgence : les gendarmes ne seront plus au bout

Pour répondre aux automobilistes en détresse, les sociétés d'autoroutes vont prendre la relève des gendarmes. Un service qu'elles voudraient répercutersur le prix des péages
Ce qu'en pensent les automobilistes.
Il fut une époque où l’on expliquait, avec conviction, que l’une des recettes essentielles du commerce était le contact direct avec la clientèle. On jugeait ce rapport humain comme irremplaçable tant il favorisait la compréhension entre les gens et décuplait ce que l’on a fini par nommer la force de vente. Personne n’aurait songé à laisser un acheteur, un usager, un utilisateur seul face à sa demande. Il était indispensable de le guider, de l’accompagner, de l’informer afin qu’il ait plus que l’impression d’en avoir pour son… argent ! Cette période meurt à petit feu sous l’influence du profit triomphant pour céder la place aux machines réputées intelligentes.
L’automatisation des tâches envahit tous les secteurs de la consommation et des services. Impossible de retirer du liquide dans une banque. Vous arrivez même parfois à ne pas pouvoir en déposer. Tout le quotidien appartient au distributeur automatique et par exemple, à Créon, on en est arrivé à avoir… bientôt 8 agences bancaires qui ne dissimulent en fait que la volonté de déposer ces fameux distributeurs automatiques de billets (DAB dans le langage branché) qui rapportent sans… coûter. Les pompistes ont disparu et même désormais les caisses en bout de station service. La carte bleue chauffe en permanence afin de garantir des rentes à un système ayant permis de supprimer des dizaines de milliers d’emplois directs ! 
Les agences sont donc désormais réduites à un simple local dans lequel toutes les opérations de base de gestion d'un compte sont assurées par une batterie de machines interactives. Une véritable révolution pour le secteur bancaire qui devait faire face depuis des années aux nouveaux modes de consommation de clients habitués, notamment, à gérer à distance leurs comptes. Le système coûteux à l’investissement est très vite amorti par les économies considérables sur le fonctionnement.
On sait que cette tendance s’accentue très vite et gagne d’autres secteurs de la vie sociale avec l’approbation des consommateurs inconscients que leurs habitudes vont finir par " tuer " le relationnel qu’il souhaite par ailleurs dans leur propre boulot. Si l’on prend un exemple concret on peut s’attacher à celui d’une société d’autoroutes parmi d’autres. ESCOTA (Autoroutes région P.A.C.A) s’évertue de vider les " cabines " de péage. La grande marche en avant de l'automatisation est presque parvenue à son apogée. Encore quelques petites années et la boucle sera bouclée.
LE CAS DES PEAGES D’AUTOROUTES
Il y a quelques mois on connaissait du personnel et des gares de péage tournant à plein rendement avec des clients "râleurs" qui exigeaient que ça aille plus vite ! C’est un paysage en voie de disparition. Aujourd'hui l'automate et le télépéage tendent à faire croire à l'usager qu'il gagne du temps et forcément de l'argent alors que le consommateur n’est absolument pas mieux servi puisqu’un automate débite entre 80 et 120 véhicules heure au lieu de 170 à 230 dans les voies humanisées.... Demain, le "free-flow", la liberté de passer sans aucune barrière sur tout le réseau autoroutier va arriver. En passant sur des "barrières" désertiques, avec un interphone relié à un "rescapé" du démantèlement salarial pour tout contact, en cas de problème (sait-on jamais...) on obtiendra un débit automatique de sa carte bleue ou de sa carte spécialisée.
Pourtant alors que les sociétés d'autoroutes appartenant en majorité au Groupe VINCI affichent d'années en années des bénéfices toujours de plus en plus élevés les tarifs continuent d'augmenter. Le personnel continue, dans cette perspective, d'être "dégraissé" et aux frais de la princesse, c’est à dire du contribuable !
Pour exemple les accords CATS signés récemment par l'Etat permettent que le personnel ayant été posté pendant au moins 15 ans, sous certaines conditions, libère son poste à… 57 ans et continue de percevoir 100 % de son salaire jusqu'à la retraite. Cette décision permet à l’entreprise de récupérer 50 % du salaire brut sur les aides accordées par l’Etat pour ce licenciement anticipé ne coûtant en définitive très peu à une entreprise pouvant remplacer le pré retraité par… un automate ! Personne ne dit rien. Les usagers subissent. Le personnel s'accroche à l'idée que si il s'accommode de cette nouvelle donne il aura la chance de conserver un emploi. Effectivement, on lui donne actuellement l'opportunité d'aller entretenir le réseau autoroutier (nettoyage des aires de repos, des W.C) en échange de son poste de péager devenu obsolète..... Pourquoi pas ? Faire ça ou peigner la girafe ! Les machines font le boulot au péage pour un prix de revient dérisoire augmentant ainsi les profits !
ON SE PENALISE NOUS MEMES
Cette vision d’un monde automatisé et anonyme n’a plus rien de futuriste. Elle évite les salaires et diminue donc d’autant les cotisations sociales aux caisses de retraite et aux organismes sociaux. La France est entrée depuis quelques années dans le gotha des pays le plus automatisés du monde... Le chiffre d’affaires de l’entreprise robotisée, est en fait subventionné par le concurrent dont la production est salariée, celui-ci subit un véritable parasitisme économique de la part de l’entreprise robotisée. Jamais personne ne vient lui acheter quelque chose avec un salaire distribué par l’entreprise robotisée, puisque celle-ci ne distribue pas de salaires en proportion de ce qu’elle vend. C’est l’effet ciseaux : de moins en moins d’actifs cotisants pour de plus en plus d’inactifs récipiendaires des prestations. 
Les robots, les automates sont les parasites, pas les chômeurs qui n’en sont que la conséquence de l’automatisation ! Or ce sont eux qui sont le plus souvent accusés de pénaliser l’action économique par les cotisations sociales que nécessitent le traitement de leur situation. Qui songe véritablement qu’en choisissant la caisse du péage automatisé ils se pénalisent lui-même s’il est salarié et qu’il augmente les dividendes d’actionnaires ayant bénéficié… du bouclier fiscal ?
La taxation des " robots " ou de tous les " automates " se substituant à un emploi antérieur doit être un moyen de rétablir l’équilibre entre humains et machines. Tout le monde sera d’accord pour que les machines effectuent les travaux pénibles ou répétitifs à la place des employés ou des ouvriers, à condition qu’elles cotisent, qu’elles contribuent au même titre que les humains, notamment à leur reconversion ! Certains proposent donc de soumettre progressivement (sur 4 ans) à la cotisation rose : robots, distributeurs automatiques, points argent, ordinateurs et systèmes experts, lecteurs de cartes, automates, standards téléphoniques, billetteries, trieuses postales et machines agricoles... par une Taxe sur la Valeur Ajoutée d’origine non humaine, basée sur un ratio, une équivalence évaluant les capacités de production respectives de l’homme et de la machine qui se substitue à lui. Ce serait une véritable révolution de l’emploi et surtout un moyen de rétablir des comptes sociaux qui ne cesseront d’être déficitaires puisque tout est fait pour supprimer partout et tout le temps les emplois !
Ah ! J’oubliais que ,pour les autoroutes du goupe Vinci, il aurait été utile de rappeler les titanesques plus-values de l’ex-PDG de Vinci, Antoine Zacharias. Les additions à neuf chiffres qui accompagnent chaque évocation de son nom permettent de retrouver des stock-options dont la plus-value s’élevait à 173 millions d’euros, une rémunération annuelle en 2005 qui atteint 4,2 millions, une prime de départ négociée à 13 millions et, enfin, une " retraite chapeau " (complément de retraite versé par l’entreprise) d’environ 2 millions par an. Si l’on déduit les impôts, il y avait de quoi faire vivre un ménage français au revenu médian (25 000 euros annuels) pendant… cent cinquante générations.
Pour la caste des hauts managers, tout cela reste très normal : " Une action Vinci souscrite en 2001 aurait rapporté 171 % du capital investi. Pour M. Zacharias, cela fait une hausse de 50 % de son salaire et 170 % pour les actionnaires. Bien évidemment ces sommes folles étaient pour lui… automatiques comme le bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy !
 
Souhaitez "Bonne fête" aujourd'hui à Augustin.

 

 

Bourse  :  58,43    47,15 €
  

Un agent de la Sanef  tué en intervention.      Hommage et prudence  sur l 'A1.   Sanef : Zoom sur le rôle du patrouilleur, un métier risqué où la polyvalence est de rigueur.

 

Retraite : durcissement "brutal" (CFDT).
En pleine mutation, le Medef accentue la pression sur le gouvernement. Le médef vu par ma banlieue, en live-blogging.
UIMM: l'Elysée contredit Chérèque.


COMMUNIQUE

Les négociations engagées depuis fin janvier, entre le MEDF et les cinq confédérations dites représentatives, se sont conclues par un projet de « position commune sur la représentativité, le dialogue social et le financement du syndicalisme ». Son contenu est soumis à l’accord des négociateurs et ensuite il appartiendra au gouvernement de le transposer dans la loi avant l’été.

Ces négociations auraient dû permettre d’avancer enfin sur des principes et des règles permettant une réelle démocratie sociale tant en matière de représentativité syndicale que de validité des accords. On est loin du compte !

La représentativité syndicale sera jugée sur 7 critères, (au lieu des 5 actuels), qui deviennent cumulatifs. L’audience, dans les élections professionnelles au sein des entreprises, devient un critère important. Mais pour se présenter aux élections, il faudra une ancienneté de 2 ans. On peut craindre qu’avec le délai de 4 ans entre deux élections, on pourra arriver à des situations extrêmes où il faudra quasiment 6 ans d’existence pour être enfin reconnu dans une entreprise !

Cette disposition représente un frein à l’activité syndicale : pendant deux ans minimum, on ne pourrait avoir les moyens d’une activité syndicale puisque sans possibilité d’être reconnu représentatifs.

Un seuil de 10 % est fixé pour atteindre cette représentativité dans les entreprises mais de seulement 8 % au plan national. Le seuil retenu et sa modulation ont été établis pour permettre à certaines confédérations de préserver leur position actuelle.

Une période transitoire de quatre à cinq ans est mise en place pour permettre à ceux qui sont déjà en place de garder leur représentativité nationale interprofessionnelle et dans les branches.

La validité des accords sera conditionnée à la signature des syndicats représentant au moins 30% des salariés ; un bilan sera fait, mais on est encore très loin du principe de l’accord majoritaire !

Ces négociations se sont faites entre organisations bénéficiant a priori de la présomption de représentativité et qui ont tout fait pour préserver leurs intérêts. Le MEDEF a refusé que soit abordé la question de sa représentativité sur laquelle on peut pourtant s’interroger au vu de ses dernières turpitudes internes et du scandale des caisses noires de l’UIMM !

Pour l’Union syndicale Solidaires, cette position commune élaborée entre le patronat et confédérations ne répond pas à notre exigence de démocratie ! Les salariés doivent pouvoir choisir librement qui les représente. Chaque organisation doit être traitée avec les mêmes critères au plan national, comme au plan local et il n’y a aucune raison de maintenir, même de façon transitoire, une forme de présomption irréfragable.

Pour l’Union syndicale Solidaires, la représentativité nationale interprofessionnelle doit se mesurer en prenant en compte les élections prud’hommes et les élections dans les fonctions publiques : c’est le cumul des deux qui est le mieux à même de mesurer, au plan national, le poids réel de chaque organisation syndicale !

C’est sur ces bases que l’Union syndicale Solidaires va intervenir auprès du gouvernement qui s’est engagé à légiférer avant l’été.

le jeudi 10 avril 2008


L’UNSA et SUD remontés contre l’accord sur la réforme de la représentativité syndicale.
Les accords d'entreprise devront être signés par des syndicats totalisant au moins 30 % des voix.
Représentativité des syndicats : à boire et à vomire.


 

Sacyr-Eiffage : et après ?

Le verdict est tombé ! La Cour d’appel de Paris vient d’annuler la décision de l'Autorité des marchés français (AMF) qui exigeait que Sacyr lance une OPA sur le groupe de BTP français Eiffage. Elle a également déclaré non conforme l'OPE proposée par Sacyr. Une décision qui remet les deux groupes dos à dos. Explications et réactions des deux intéressés.

La Cour d'appel de Paris vient de rejetter l’OPA (offre publique d’achat) et OPE (offre publique d’échange) de Sacyr sur Eiffage.


Dans un arrêt publié mercredi matin, la Cour d'appel «annule la décision» de l'Autorité des marchés financiers (AMF), mais seulement en ce qui concerne la demande de «la société Sacyr, agissant de concert, de déposer un projet d'offre publique visant les actions de la société Eiffage». Elle a aussi déclaré non conforme «le projet d'OPE visant les actions d'Eiffage déposées par cette société».
Autre point important : la première chambre civile, présidée par le premier président de la Cour d'appel de Paris lui-même, a dénoncé «l’action de concert» des actionnaires espagnoles dans Eiffage et ce «nonobstant les déclarations en sens contraire des intéressés». Elle a même souligné qu’il s’agissait «d'une démarche collective organisée».
D’autre part, la Cour a déclaré recevable le recours formé par six des sociétés espagnoles actionnaires minoritaires d'Eiffage, accusées d'avoir agi de concert soulignant que la décision de l'AMF est «susceptible d'affecter leur situation juridique», elles ont donc «un intérêt légitime à la contester».

Réaction d’Eiffage

Le groupe de BTP français Eiffage a réagi immédiatement dans un communiqué. L’entreprise se montre plutôt satisfaite de la décision de la Cour d’appel notamment sur la reconnaissance de «l’existence d’une action de concert entre Sacyr et certains autres actionnaires d’Eiffage, telle que mise en évidence par le bureau de l’assemblée générale d’Eiffage du 18 avril 2007». Pour Eiffage, cette décision «marque une étape importante dans la défense des actionnaires d’Eiffage face à la tentative de prise de contrôle initiée par Sacyr».

Réaction de Sacyr

De son côté, le Pdg du groupe de BTP espagnol Sacyr, Luis del Rivero, a déclaré devant la presse être «ouvert à toutes les solutions». Il a également annoncé que Sacyr réunira mercredi 9 avril son conseil d'administration pour décider «avec sérénité et calme» de rester ou non dans le capital du groupe français Eiffage. Affaire à suivre…

Sacyr-Eiffage : l’affaire


Pour rappel, Sacyr et Eiffage s’affrontent depuis quelques mois car le groupe de BTP français a empêché Sacyr, qui détient 33,2% de son capital, d’entrer dans son conseil d'administration, lors de la dernière assemblée générale du mois d’avril. En effet, Eiffage a réussi à priver de droits de vote une partie des actionnaires espagnols du groupe, les accusant d'agir de concert. Sacyr avait alors lancé offre d'échange (OPE) sur Eiffage que l'autorité boursière française (AMF) a rejeté au mois de juin, estimant qu’elle n’était pas valide à cause d’une action de concert. L’AMF avait alors demandé au groupe espagnol «de déposer un projet d’offre publique visant les actions de la société Eiffage». Aujourd’hui l’affaire suit son cours judiciaire.
.
3 articles Rhdemain Site d’échange de 20 000 DRH
sur l’affaire Valère dont lettre ouverte SUD Autoroutes aux DRH
et analyse de la lettre ouverte par un juriste-éditorialise-consultant
Licenciement d'un délégué syndical pour « harcèlement » contre la hiérarchie.
 
La procédure de licenciement pour harcèlement de la hiérarchie, engagée à l’encontre de Valére Lelièvre, délégué syndical SUD à la SANEF a fait fortement réagir le syndicat concerné.
Au-delà de ce cas particulier, c’est la question du sur activisme syndical qui est posée.
La direction de SANEF avait pourtant mis en doute il y a moins d’un an la représentativité de ce syndicat en raison de sa faible activité dans l’entreprise.

Depuis, ce délégué semble avoir plus que bien reçu le message puisqu’il lui est reproché notamment d’avoir posé plus de 700 réclamations en réunion des Délégués du Personnel, d’avoir déposé 9 préavis de grève, d’avoir rédigé plus de 200 courriers à la direction… justifiant aux yeux de la direction un licenciement pour harcèlement.

SUD Autoroutes a déjà annoncé qu’il « usera de tous les recours possibles pour la défense du délégué syndical de SANEF »,  en craignant que l’aboutissement de cette procédure crée « un dangereux précédent, qui engendrerait d’autres victimes, à courte échéance. »

Dans un communiqué officiel, SUD Autoroutes appelle tous les salariés à s’opposer à cette procédure afin de défendre leurs « libertés fondamentales ». Il ne semble pas que le syndicat ait été entendu sur ce point dans la mesure où le CE local a déjà voté en faveur du licenciement.

Du côté de la direction de SANEF, on se refuse pour le moment à tout commentaire, rappelant juste que l’inspection du travail a été sollicitée afin de donner son accord, conformément à la loi.

La décision de justice qui ne manquera pas de suivre ce licenciement (soumis pour le moment à autorisation administrative) sera particulièrement intéressante si elle parvient à établir des éléments concrets pour trancher entre sur-activisme syndical et harcèlement.
Affaire à suivre…
Lire l'article : Lettre ouverte du Secrétaire Général SUD Autoroutes aux DRH
Alexis Pinot de Villechenon



Lettre ouverte du Secrétaire Général SUD Autoroutes aux DRH
Par Jean-Pierre CAMPANATO.
"SUD est souvent présenté comme la « bête noire » des DRH ; pourtant, il convient de remarquer que dès la création d’un syndicat SUD au sein d’une entreprise, cette dernière déclenche d’interminables procédures judiciaires dans le but – jamais atteint – d’empêcher la création d’un tel syndicat.
Cette attitude s’explique sans doute par le fait qu’un paysage syndical souvent sclérosé existe au sein de ladite entreprise depuis des années, les « usages » et autres « rapports courtois » ont souvent laminé toute forme de lutte ; ainsi, l’émergence d’un « nouveau syndicat », à savoir SUD, change la donne et résonne déjà comme un avertissement :
il va falloir reconsidérer ses rapports avec les partenaires sociaux.
Une telle entrée en matière, à la fois juridique et conflictuelle, au moment de la création d’un syndicat SUD crée souvent un environnement tendu.
Ensuite, il convient de savoir pourquoi les DRH voient si souvent d’un mauvais œil un syndicat comme SUD  :
Il faut remarquer que chaque section SUD se crée régulièrement par la volonté d’individus, souvent aguerris, qui ont décidé de tourner le dos à leur ancienne organisation syndicale jugée au minimum trop conciliante vis-à-vis de la Direction d’une entreprise, afin de rétablir les fondamentaux du syndicalisme, à savoir la défense de la « valeur travail », au travers d’actions concrètes visant à défendre prioritairement le salarié, ses droits sociaux et ses acquis.
L’orthodoxie des syndicats SUD est à l’opposé de celle de nombreux autres syndicats : au cours de décennies dominées économiquement par des vagues de privatisations ou de fusions – acquisitions, SUD s’informe et s’implique au maximum dans des domaines qui naguère étaient la chasse gardée des Directions, ceci dérange régulièrement les DRH qui constatent que les salariés sont alors informés sur des sujets qui jusqu’alors ne leur étaient pas réservés.
Apprendre, comprendre puis diffuser l’information au sens large est sans doute ce qui génère le plus de conflits entre SUD et DRH.

SUD agissant ainsi dans le seul but de développer le bien–être et l’épanouissement du salarié au sein de son entreprise, il serait alors logique que chaque DRH corrige ses jugements et apaise ses rapports vis-à-vis des représentants et des élus SUD, afin de construire ensemble un dialogue permettant d’atteindre cet objectif commun."
Lire l'article  : Licenciement d'un délégué syndical pour « harcèlement » contre la hiérarchie.
Lire l'article : Analyse de Christian Durand, expert en dialogue social.


  
Licencier un délégué syndical à la SANEF
Par Christian Durand
L'instrumentalisation du Droit

Licencier un délégué syndical pour "harcèlement" contre la hiérarchie est une première. Comme écrit Alexis Pinot :" La décision de justice qui ne manquera pas de suivre ce licenciement (…) sera particulièrement intéressante si elle parvient à établir des éléments concrets pour trancher entre sur-activisme syndical et harcèlement." (lire l'article) 
En attaquant en justice pour "harcèlement", la SANEF expose publiquement sa vision du monde. Il semble que la franchise et la transparence soient à la mode depuis quelques mois dans notre pays. Néanmoins, en matière de communication, l'absence de dire peut parfois être plus efficace que le dire. Mais SANEF crie sa souffrance, et demande au pouvoir judiciaire de la prendre en compte ("harcèlement"). Ce faisant, elle donne aussi à SUD l'occasion d'exprimer la sienne.
 
Ce cas emblématique illustre des comportements sociaux qui commencent à se faire jour à la fin des années 60. Une aspiration féroce à la liberté d'expression, à la libération des émotions, à la publication forcenée des convictions, au positionnement de victime qui permet de demander au tribunal un droit à réparation, etc.
 La psychologie envahit le monde

C'est sans doute très bien de parler librement et d'exprimer ses fondements et sa souffrance. Il est salutaire de libérer ses pulsions et ses douleurs, tous les psychologues semblent nous y encourager. Cependant, d'un point de vue social, cela engendre immanquablement des tensions, voire des conflits. Pour ceux que les conflits ne gênent pas, la libre expression est donc un bon moyen de régler ses comptes. Ce comportement n'est certes pas très policé, mais il faut reconnaître que le monde de l'entreprise est parfois brutal.
 
Ce cas particulier n’est donc qu'un exemple des relations sociales telles qu'elles se vivent au quotidien dans les entreprises françaises. L'activisme syndical de SUD est très clairement assumé par la lettre ouverte de Monsieur CAMPANATO. (lire la lettre) Selon lui : "Cette attitude s’explique sans doute par le fait qu’un paysage syndical souvent sclérosé existe au sein de ladite entreprise depuis des années, les « usages » et autres « rapports courtois » ont souvent laminé toute forme de lutte ; ainsi, l’émergence d’un « nouveau syndicat », à savoir SUD, change la donne et résonne déjà comme un avertissement : il va falloir reconsidérer ses rapports avec les partenaires sociaux."
Le monde à l'envers

Que Sud défende ce genre de conception dans un esprit de lutte ouvrière matinée d'idéologie en vogue depuis 1968, cela n'a rien de choquant, c'est dans l'ordre des choses. SUD est en lutte, SUD conçoit la relation sociale comme une forme de guerre et emploie donc les stratégies qui s'y rattachent. Ceci est parfaitement conforme à sa philosophie et à sa vision du monde, c'est très cohérent et, en l'occurrence, redoutablement efficace.

La direction de SANEF qui avait mis en doute la représentativité de ce syndicat en raison de sa faible activité dans l’entreprise doit être maintenant rassurée sur le potentiel tactique des Délégués du Personnel. L'humour de la situation aurait dû éveiller l'esprit de la direction et l'encourager à une évolution stratégique. Pourtant, bien au contraire, ignorant superbement tous les conseils des stratèges, elle s'engouffre passionnément dans le piège qu'elle a elle-même contribué à tisser. Cela risque donc d'être sanglant et comme toute guerre, dommageable à tous les participants.
 
Demain, ne faudra-t-il pas revivre ensemble ?

En règle générale, l'histoire nous apprend que la discrétion et la constance font toujours plus que force et que rage. La fable vaut autant pour SUD que pour la direction de l'entreprise. Espérons que le droit restera à sa place et fera entendre une fois encore sa position équilibrée et neutre.
  La froide justice étant passée, il faudra bien parlementer et dépassionner les relations. Et si tout le monde s'y préparait ? L'attitude triomphante et faussement pédagogique de SUD est de bonne guerre mais elle met de l'huile sur le feu. Le refus de communiquer de la direction est perçu comme un aveu de faiblesse et attise la fougue de l'adversaire. C'est au plus fort de tendre la main et de faire une proposition d'armistice.
Christian Durand
  
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés