Bienvenue à SUD.
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Trop tard, vous êtes le
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Des fraudeurs auraient trouvé une "faille" pour échapper aux péages automatiques. Une technique
permettrait de passer sans payer... lire la suite.
Le syndicat FO menace de contester la représentativité de SUD dans toutes les collectivités aux élections professionnelles.
A Paris, Nantes, Angers ou Lyon, les mairies PS barrent la route à SUD. A Lille, SUD Collectivités
Territoriales attaque au Tribunal Administratif la mairie « socialiste » qui refuse leurs listes.
On se souvient des propos de François Hollande pendant les grèves sur les Retraites de l’an passé : « Le
syndicalisme à combattre, c’est le syndicalisme de SUD ! ».
La division
syndicale a encore de beaux jours devant elle. A moins que les militant(e)s de base se rebiffent, et qu’ils se rappellent que l’union fait la
force...ouvrière.
Lettre d'un directeur d'école
"Je ne supporte plus l'hypocrisie des discours officiels qui se gargarisent de grandes
phrases sur l'intérêt des élèves, sur l'égalité des chances, …, alors que les seuls critères sont comptables avec un arrière fond idéologique pour le moins inquiétant.
· Qui peut croire que l’intérêt des enfants a compté dans la suppression du samedi matin ?
· Qui peut croire que les deux heures de travail personnalisé pourront compenser le travail des maîtres spécialisés des
RASED qu'on est en train de supprimer ?
Je ne supporte plus la malhonnêteté des effets d'annonce alors que j'assiste, chaque jour un peu plus à une entreprise systématique et planifiée de démantèlement de l'école
publique.
Je ne supporte plus le harcèlement administratif des courriels qui arrivent par vagues. Lorsqu’ils ne sont pas accompagnés de pièces jointes (jusqu’à 20 dans un seul envoi
!) ou de documents à aller chercher soi-même sur le site de l’académie, il s’agit en général d’injonctions (« merci de me transmettre – toujours dans l’urgence – telle information ») ou de
rappels à l’ordre (« Sauf erreur ou omission je n’ai pas été destinataire de tel document »). Et je suis déchargé totalement ! J’imagine ce que doivent ressentir la grande majorité des
directeurs, ceux qui n’ont qu’une journée ou pas de décharge du tout, lorsqu’ils ouvrent leur boite aux lettres électronique.
Je ne supporte plus le « flicage institutionnel », les multiples tableaux à compléter pour vérifier que nous
faisons correctement notre travail, que nous ne tirons pas au flanc pour l’aide personnalisée, que nous participons bien à toutes les animations pédagogiques. J’ai eu la chance de vivre des
stages de formation continue (pas beaucoup, il est vrai – mais quand même !) passionnants, stimulants, qui interrogeaient la réflexion et les pratiques, dont je suis sorti avec le sentiment
d’avoir progressé. Que nous propose-t-on aujourd’hui ? Des grand-messes où l’on paraphrase du « PowerPoint » durant des heures, du formatage au nouveau discours officiel, de l’endoctrinement ! Pas étonnant dans ces conditions que
les seules animations pédagogiques qui fassent le plein soient les animations sportives. Pas étonnant dans ces conditions que les IEN doivent demander aux directeurs de « susciter des
candidatures ». Pas étonnant qu’il faille « fliquer » pour que les gens viennent !
Je ne supporte plus cette forme d’infantilisation et ce manque de confiance
qui consistent à nous faire rédiger des projets (projet d’école, projet d’organisation de l’accompagnement
éducatif, …) à corriger (pardon « à valider ») par les IEN.
Au mieux, ils nous reviennent « validés » avec une remarque du style « Le projet, dans sa formalisation et dans son contenu, est conforme aux attentes ». Bon élève !
Au pire, on nous demande de revoir notre copie.
Ou l’administration fait confiance à notre professionnalisme et je ne vois pas alors la nécessité de valider a priori notre travail ou alors nos supérieurs estiment que nous ne sommes pas capables de construire nous-mêmes nos projets, mais dans ce cas, qu’ils soient cohérents et qu’ils les rédigent eux-mêmes !
Par ailleurs, quelle illusion de contrôle et de toute puissance dans ce formalisme
!!
Je ne supporte plus la répression rampante, les atteintes au droit de grève, la restriction du droit à l’information syndicale,
….
Je me refuse à terminer ma carrière dans la dépression, en plaignant les étudiants que je croise à l’école ou mes jeunes collègues qui ont encore quelques dizaines d’années à passer dans cette galère.
Le découragement conduit à la résignation et à l’inaction, la colère conduit à l’action et à la résistance.
Je choisis donc la colère et l’action !
Comment résister ?
Un principe d’abord : la principale priorité, la seule, ce sont nos élèves !
Tout le reste est secondaire sinon accessoire !
Faisons comme nos IEN, examinons toutes leurs exigences à la lumière d’une grille d’analyse toute simple :
· Est-ce que cette demande va aider mes élèves ?
· Est-ce que cette demande me permettra de mieux faire fonctionner l’école ?
· Est-ce que cette demande va servir à mes collègues dans leur travail quotidien au bénéfice des élèves ?
Si la réponse à ces questions est non, alors la demande n’est pas urgente, quels que puissent être les éventuels délais de réponse. Et si d’aventure, il n’y avait pas de réponse, il est au moins certain que cela ne portera préjudice ni aux élèves, ni aux collègues.
Comment résister ?
· Soyons positifs, affirmons-nous, ne restons pas isolés et ne nous laissons pas culpabiliser !
Après tout, l'école, c'est nous qui la faisons vivre au quotidien, et elle ne fonctionne pas si mal finalement, quoi qu'on essaie de nous faire croire. Même les enquêtes PISA et PIRLS, utilisées comme prétexte pour tout changer ne sont pas aussi catastrophiques que certains le prétendent, - les ont-ils lues ?
En tout cas, malheureusement, il est déjà certain, (ce n'est pas moi qui le dit mais la plupart des
chercheurs en pédagogie) que ce ne sont pas les nouvelles orientations qui feront remonter le niveau de nos élèves.
Comment résister ?
· Ne nous laissons pas intimider
Retournons les agressions de l’administration contre elle :
· Il faut se déclarer gréviste 48 heures à l’avance !
Soit ! Alors déclarons-nous systématiquement grévistes. Cela ne nous engage à rien mais annule l’intérêt de la déclaration préalable et oblige les communes à se positionner sur le service minimum.
· Les réunions d’information syndicale doivent être prises sur le temps de travail hors présence élève (les fameux 48 heures) !
Qu’à cela ne tienne ; inscrivons nous massivement aux réunions d’information syndicale au lieu de participer aux animations pédagogiques. Elles seront certainement plus intéressantes et probablement aussi formatrices !
Comment résister ?
· Engageons-nous dans les mouvements pédagogiques.
Ils sont en train d'être étouffés par une réduction dramatique des subventions publiques et la suppression des postes de mis à disposition ou de détachés. Pourtant ce sont des lieux extraordinaires de rencontres, de réflexion et de formation.
L'ICEM (Pédagogie Freinet), l'OCCE, la Ligue de l'enseignement, les PEP, la JPA, les CEMEA et d'autres que j'oublie, ceux
qu'on appelait il n'y a pas si longtemps, les œuvres complémentaires de l'école sont peut être les derniers remparts de cette Ecole qui prend l'enfant dans sa globalité pour le faire avancer,
pour en faire un citoyen, face au dogmatisme et au formatage de ce qu'on cherche à nous imposer. Les trois quarts de ce qui fait ma compétence professionnelle aujourd'hui, c'est à leur contact
que je les ai acquis et non dans l'Institution.
Comment résister ?
· Syndiquons-nous
J'entends trop souvent des collègues me dire que les syndicats ne servent à rien.
Mais les syndicats, c'est nous !
Si nous voulons qu'ils agissent plus, mieux, qu'ils soient plus près du terrain, à nous de les faire bouger, de les interpeller, de nous engager.
Ils n'existent que pour défendre nos droits et nos valeurs.
Mais en même temps, ils n'existent que par nos adhésions et notre soutien.
Je ne me suis jamais considéré comme un militant syndical, mais j'ai toujours été payé ma cotisation syndicale, pour une raison très simple : je n'oublie pas que des personnes sont mortes pour que nous ayons le droit, ce droit tout simple, d'être représentés et défendus face au pouvoir en place. Je n'oublie pas qu'aujourd'hui encore, dans certains pays pas éloignés, les syndicalistes sont menacés et assassinés.
La démocratie ne s'use que si l'on ne s'en sert pas !!
Un mot encore pour terminer. Une lecture rapide de mon texte pourrait faire croire que j'en veux à nos supérieurs hiérarchiques directs, les IEN !
Il n'en est rien !
Je connais la plupart des inspecteurs du département. Il y en a que je compte parmi mes amis. J'ai suffisamment discuté ou milité avec certains d'entre eux pour savoir qu'ils ne sont pas plus emballés que moi par l'évolution actuelle de l'Ecole. Comme nous, plus que nous certainement, ils sont pris entre le marteau et l'enclume, entre l'inertie du monde enseignant et les pressions de leur hiérarchie.
Je ne voudrais pas être à leur place, mais ils ont choisi et comme nous, ils ont la liberté !
· La liberté d'être de simples courroies de transmission, d'essayer de nous convaincre que tout va bien, que les nouveaux programmes ne changent pas grand-chose par rapport aux anciens, que l'on peut faire dans les 24 heures qui nous restent tout ce qui est demandé par ces fameux programmes, même la religion et les trois heures d'allemand.
· Ou la liberté de parler vrai, de défendre leurs convictions, d'être des citoyens avant d'être des fonctionnaires
!
Et peut être de résister !!!
Bon courage à vous tous.
Roland B.
Directeur d'école
le 16 octobre 2008
Agents de péage.
Agressivité des automobilistes, gaz des pots d’échappement, mouvements répétés : tel est le quotidien difficile des agents
de péage.
Manque de politesse au volant
« Nombre d'automobilistes ne nous regardent même pas ! » s'indigne Daniel. Bouchons ou travaux, c'est
l'agent de péage qui “trinque”. Pour limiter les effets de cet incivisme, des stages de prévention aux risques d'agression existent. En parallèle, des campagnes de sensibilisation sont menées
auprès des conducteurs.
Notre conseil :
- Privilégier les poissons gras et l'huile de colza ou d'olive. Riches en oméga 3, ils régulent les troubles de l'humeur.
Travail à la
chaîne
Jusqu'à mille véhicules passent devant la cabine de Daniel, qui tape à la machine et tend un ticket des centaines de fois par jour. Les articulations des bras sont mises
à rude épreuve, ce qui peut conduire à des troubles musculo-squelettiques, première maladie professionnelle indemnisée en France. Pour les prévenir, des formations sur les bonnes postures
sont proposées. Certaines sociétés ont même conçu des claviers d'ordinateur adaptés au métier.
« Lorsque je retrouve ma cabine, je trouve l'odeur désagréable. J'ai de légers vertiges et le nez très sec. Puis les symptômes disparaissent, je m'habitue », constate Daniel. Bien que les gaz des pots d'échappement soient évacués par un système d'aération, certains employés sont indisposés par cette soufflerie. Mais s'ils l'arrêtent, ils se retrouvent dans un milieu très toxique.
Pas évident d'aller aux toilettes lorsque l'on a une unique pause de trente minutes ! Or, se retenir est une mauvaise habitude : « Les bactéries contenues dans la vessie se
multiplient rapidement », avertit le Pr Lobel. Résultat : c'est la cystite assurée.
Nos conseils :
- Aménagez votre consommation d'eau en fonction des horaires de travail. Pour faciliter son action drainante, buvez deux verres d'eau dix minutes avant les repas.
- Préférez les vêtements amples et les dessous en coton.
- A la moindre sensation de brûlure, consultez.
Vu sur http://www.santemagazine.fr/
Des élections très importantes pour les salarié-e-s
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